Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /2010 08:13



Article précédent :     « Ni haine, ni oubli » (25)

CARNET DE L’EVASION DE Jean J.

(Du 26 mai au 11 juin 1942) (suite - 7)


 

 

7-8 juin

 

Les voilà de retour ; j’aide à traire ; la patronne me prépare deux œufs fris avec une bonne purée de patates et me donne un ?????. Ensuite en voiture chez un ami ???? Qui me conduira chez un passeur. J’y passe la nuit et attend la soirée pour partir. Ici aussi très bien soigné  J’attends le départ avec impatience ; dans l’après midi ai été faucher des chardons avec le patron ; et le soir après un bon dîner, il me conduit à la gare où une machine me passera ; en effet à minuit je monte avec le chauffeur ; mais à l’heure du départ, alerte : encore les anglais ; il faut éteindre les lumières et attendre deux heures du matin. Enfin on part et arrive à Liège à cinq heures

 

8-9 juin

 

Là je trouve un collègue de Lourdes ; prenons le train pour  Hur-glimont ( ?) frontière franco-belge ; de là passons la douane sans nous en douter et arrivons à pic à 4km ( ?) à Givet ( ?).

 

Le restaurant où nous devions aller était fermé ( ?), le patron mis sous les verrous ; au hasard nous entrons dans un café ; nous sommes reçus à bras ouverts. La patronne nous fait déjeuner (il est midi) et avec du vin et du bon rôti de veau, café cognac, et donne une veste à mon camarade, repasse la mienne et se dépense en courses pour trouver des tuyaux sur l’itinéraire le plus sur à suivre ; et au lieu de nous faire payer le repas, nous change des billets Allemands et Belges qui nous restaient et nous donne 50 f, une autre donne 20f. Deux cheminots Belges nous donnent 20 f chacun, ensuite toujours la patronne nous prépare deux gros casse croûte pour emporter et nous conduit chez un coiffeur ; me fais couper les cheveux et raser ; elle averti le coiffeur que nous sommes évadés et ne payons rien ; il est 6 h ; l’heure du train est là et partons pour Charleville.

 

 

(A suivre)


Par A-M. R. / H. R. - Publié dans : historiques
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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /2010 08:15


              A mon «  Maître » du cœur

 

En ce soir hivernal où sa voix s’est éteinte

Il reste ses chansons gravées telle une empreinte

Tatouée dans mon cœur qui pleure et qui a froid

A la disparition du poète Ferrat.

 

Son regard, son sourire ont perdu leur éclat

Et sa plume asséchée ne ressent plus d’émoi

Elle est tarie la source et la Volane pleure

Le grand Maître des lieux, ardéchois par le cœur.

 

Au pied de sa montagne, qu’il repose en paix …

Je dois vous avouer que ce Maître à penser

A apaisé mon cœur au son de sa musique

Ce père spirituel était pour moi Unique.

 

A Dieu toi, mon idole et  mon inspirateur

Ton enfance blessée par une flèche au cœur

T’a meurtri à jamais assoiffé de justice

Que ce soir hivernal t’accorde l’armistice.

 

   Samedi 13 mars 2010. 
Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 08:13

 

Je viens d’apprendre par les médias la disparition de Jean Ferrat.

J'en suis très touchée car j'avais pour lui une grande admiration; d'abord pour l'homme qu'il était, simple et discret, puis bien évidemment pour le poète, le compositeur, le chanteur, le militant et pour le provincial amoureux de la nature. De son vrai nom Tenenbaum, de père juif déporté et mort à Auschwitz, Jean Ferrat restera marqué à jamais par cette soif de justice et de liberté. C'était un personnage humble et humain, c'était mon "Idole". En 1988, je lui avais adressé le poème intitulé "Hommage à Jean Ferrat" que j'avais écrit pour lui (voir à ci-dessous et déjà publié ici :  Hommage à Jean Ferrat ). Il m'avait répondu en m'adressant ses remerciements sur une photo dédicacée.

 

 

Carte-Jean-Ferrat-.jpg



 

 

                        Hommage à Jean Ferrat

 

C'est grâce à « la montagne » que je l'ai rencontré
Et à chaque occasion, chaque fête ou sortie
J'aime le faire connaître, à ceux qui de leur vie
N'ont jamais eu l'honneur d'entendre ses versets.

Ce poète dont le cœur fragile le fait souffrir
Dégage avec pudeur un amour noble et pur
Pour la terre et les hommes. Quant à notre avenir
Il lui paraît douteux si chaque être s'emmure.

Ses mots et ses pensées ont imprégné mon âme
Révélant à mes yeux son charme et son aura
Ce guide spirituel a élargi la trame
Que la ligne de vie avait tracé pour moi.

C'est pour lui rendre hommage et pour le remercier
Que je m'applique ici à donner la réplique
Car j'aime aussi la vie, « d'envie ou de pitié »
Je cherche la justice et le vraie République.

Et ses « nuits et brouillards » resteront dans l'histoire
« Deux enfants au soleil » sont immortalisés
Ses mélodies superbes gravées dans nos mémoires
Diront toujours « qu'on ne voit pas le temps passer ».

De Jean Ferrat à moi il y a deux montagnes
La sienne... en Ardèche, moi dans les Pyrénées
Mais sur la même route les chemins se rejoignent
Je veux suivre ses pas sur les sentiers tracés.

Dommage que sa plume n'ait pas plus de courage
Pour lui donner l'envol vers un souffle nouveau
Sa visite me manque, parfumée de son âge
J'aurai gravi encor la montagne par vaux.

 

Par M. P. - Publié dans : quotidiens
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 08:12


Article précédent : Regards philosophiques (7)

 

« A-t-on encore la capacité de s’étonner ? » (3)

 

 

 

             Les sciences vont si vite que nous n’avons plus le temps de nous étonner ; une technologie chasse l’autre. Par contre, ce qui continue à m’étonner, c’est le cerveau humain. Il y a des génies, comme peuvent l’être un « Molière », un « Shakespeare », qui vous émerveillent; puis, à côté, il y a des cerveaux bien construits qui vous empoisonnent la vie ; ce sont les étonnements négatifs, qui vous amènent la guerre ou ce sont les intégristes. Nous passons du merveilleux au maléfique.

 

             « Celui qui ne peut plus trouver ni étonnement, ni surprise, est pour ainsi dire mort, ses yeux sont fermés » (Albert Einstein dans Comment je vois ce monde, publié en 1934). Je suis très bon public, et je m’étonne facilement. Et souvent  je me pose la question, pourquoi est-ce que je m’étonne aussi facilement ? C’est certainement parce que j’ai beaucoup de choses à apprendre ; derrière l’étonnement, il y a la recherche d’autre chose. Les étonnements peuvent susciter en moi des émotions et des questionnements. Ce sera des émotions de différents types ; elles peuvent être étonnements positifs, jouissifs (ce qui me plaît), naïfs (devant une surprise, un magicien), constructifs (chercher le pourquoi et le comment) ou alors étonnements destructifs ou négatifs, c’est-à-dire ceux qui découlent du mensonge, de la trahison, quand on découvre qu’on a été berné et que cela détruit plein de choses auxquelles on croyait. Mais il se peut que ce ne soit pas totalement négatif, cela nous oblige à revoir certaines choses, à « remettre les pendules à l’heure » ! En fait, il nous faut protéger les aptitudes à s’étonner et ne pas banaliser l’étonnement. S’il y a des gens qui s’étonnent  de tout, il faut se méfier malgré tout des étonnements qui pourraient masquer des situations mauvaises.

 

            Quels peuvent être les obstacles à l’étonnement ? Couramment on évoque la vitesse de communication, la modernité. Quant au mot « capacité », nous évoquons là une aptitude ; ce n’est plus une réaction. «Sommes-nous capables de construire nos étonnements tout au cours de notre vie ? Savons-nous préserver cette ouverture ? » Beaucoup de choses pourraient tendre à détruire la capacité d’étonnement, alors il reste la solution de prendre l’expression  « s’étonner » dans le sens de s’étonner soi-même, se surprendre. L’étonnement doit être une quête philosophique, au quotidien,  quelque chose à cultiver, un fil conducteur productif, quelque chose qui va faire que nous gardons confiance dans la capacité à s’étonner.

 

            Les sources d’étonnement ne sont pas prêtes de s’éteindre, même si le sujet laissait entendre que le progrès nous accoutumerait. Mais ce qui m’étonne encore, c’est la grande incapacité aujourd’hui à prévoir le court terme ; exemple : la crise financière que personne n’a vu venir. Autre étonnement, il y a une uniformisation de plus en plus grande sur l’ensemble de la planète (globalisation) ; cela crée des comportements identiques qui peuvent créer des conséquences inattendues.

 

(A suivre)

 


Avec l'aimable autorisation des animateurs,

 

extraits de restitution d'un débat du café-philo

http://cafephilo.over-blog.net/

avec lequel je garde un lien privilégié

en tant qu'un des artisans de sa création.


 

Par G-L. P. / J. C. - Publié dans : culturels
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /2010 08:15

E-M-Photo-058-Jean-Michel.jpg

Jean, ici avec Michel, à l'occasion de la randonnée pédestre festive de la papillotte adéenne, est un élément indispensable à "l'entreprise" des Exquis Mots. Il est en quelque sorte, un rouage essentiel.

Non seulement, il rédige les programmes de chaque soirée (distribution, résumé de la pièce...), mais  il participe activement à tout ce qui concerne le décor: chargement, montage  il fait également des discours de remerciements aux organisateurs qui nous reçoivent.

Une nouvelle casquette vient de lui être récemment attribuée, depuis 3 sorties de la troupe : celle de figurer dans la saynète, qui sert de préambule, à la pièce "Ciel mon maire".

En effet, cette improvisation autour d'un thème,

écrite par Brigitte,

lui permet d'entrer dans la famille des comédiens.

Sa voix de stentor, en surprend plus d'un, parmi le public non averti.

Merci Jean, de la part de toute la troupe, pour ta disponibilité,

 ta générosité et ton calme olympien.

 A samedi, 20 mars, à Igon, pour une nouvelle représentation théâtrale.

 

Par M. G. - Publié dans : théâtraux
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