Article précédent : "Racines Adéennes" (1)
Quelques extraits de "En ço de leytassès…"
La population
Article précédent : "Racines Adéennes" (1)
Quelques extraits de "En ço de leytassès…"
La population
Quelques extraits de "En ço de leytassès…"
Le village
« Le voyageur qui suit la route de Tarbes à Lourdes rencontre sur son passage le village d’Adé. Il se dérobait en partie sous une allée d’arbres.
Bâti sur les dépôts de l’ancien glacier du gave de Pau, Adé vit les hommes s’établir assez tôt sur son sol comme le prouvent les vestiges du premier âge de fer qui y auraient été découverts (oppidum, tumulus). En creusant les fouilles de la nouvelle église, on découvrit des excavations contiguës en forme de poires ayant environ trois mètres de hauteur et plus de deux mètres quatre vingt de largeur à la base. On découvrit aussi à près de trois mètres de profondeur, des tombes faites avec des moellons taillés du pays et qui enchâssaient le corps très exactement. On y a également trouvé des coquilles provenant sans doute de quelques pèlerins de Saint Jacques de Compostelle ainsi que des lances et outils de l’époque.
Au Moyen Age, une importante motte féodale portait une tour de garde en mâchicoulis des comtes de Bigorre et des remparts. Définitivement en ruines au seizième siècle lui succéda l’église actuelle construite entre 1866 et 1880.
Le cimetière attenant à l’église fut déplacé dans le milieu des années 1950 grâce à la générosité de monsieur Wahart, ancien militaire de carrière qui légua un bout de terrain à la commune sur la route de Bartrès. »
Article précédent : « Ni haine, ni oubli » (33
La semaine dernière, à travers le pays a été commémoré l’appel du 18 juin 1940. Dans quel contexte avait-il été lancé par le Général de Gaulle ?
Le 18 juin et le régime de Vichy
1940
La devise républicaine «Liberté, Egalité, Fraternité » est remplacée le 15 septembre 1940 par le slogan « Travail, Famille, Patrie » qui s'avérera réactionnaire dans ses modalités d'application. La personnalisation du régime, étroitement associé à Philippe Pétain, se retrouve dans l'emploi de la francisque : symbole du chef de l'État à titre personnel, elle est utilisée comme emblème du régime lui-même sur les documents officiels.
Les fondements idéologiques de cet « ordre nouveau » sont précisés dans le discours du 11 octobre 1940 :
« Le désastre n’est, en réalité, que le reflet, sur le plan militaire, des faiblesses et des tares de l’ancien régime politique […] Jamais, dans l’histoire de la France, l’État n’a été plus asservi qu’au cours des vingt dernières années […] par des coalitions d’intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales, prétendant fallacieusement représenter la classe ouvrière. Il faut aujourd’hui reconstruire la France […] On ne saurait davantage y découvrir les traits […] d’une revanche des événements de 1936 […] L’ordre nouveau est une nécessité française. Nous devrons tragiquement réaliser, dans la défaite, la révolution que dans la victoire, dans la paix, dans l’entente volontaire de peuples égaux, nous n’avons même pas su concevoir. »
« Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale. Il ne reposera plus sur l’idée fausse de l’égalité naturelle des hommes, mais sur l’idée nécessaire de l’égalité des « chances » données à tous les Français de prouver leur aptitude à « servir ». Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française. Aucun préjugé défavorable n’atteindra un Français du fait de ses origines sociales, à la seule condition qu’il s’intègre dans la France nouvelle et qu’il lui apporte un concours sans réserve. On ne peut faire disparaître la lutte des classes, fatale à la nation, qu’en faisant disparaître les causes qui ont formé ces classes et les ont dressées les unes contre les autres. Ainsi renaîtront les élites véritables que le régime passé a mis des années à détruire et qui constitueront les cadres nécessaires au développement du bien-être et de la dignité de tous. »
En 1940, l'immense majorité des Français reconnaissent l'homme providentiel dans ce « beau vieillard » de 84 ans, auréolé dans son prestige de vainqueur de Verdun, qui sera l'objet d'une grande vénération entretenue par des institutions comme la Légion française des combattants, créée le 29 août 1940. Cependant, en dépit des déclarations conciliantes du maréchal repoussant toute idée de revanche, ses plus ardents soutiens de la droite cléricale, conservatrice, antidreyfusarde et parfois réactionnaire ne s'y trompent pas en savourant le départ de ceux qu'ils honnissaient.
Article précédent : « Ni haine, ni oubli » (32)
Le 18 juin
Demain, 18 juin : date anniversaire de l’appel, lancé de Londres sur la BBC, par le Général de Gaulle. Soixante-dix ans donc cette année !
« L’appel du 18 juin » c’est d’abord un affrontement symbolique entre le maréchal Pétain qui vient de proclamer qu’ « il faut cesser le combat » et demander l’armistice (signée le 22 juin à 18H30) en se résignant à la défaite et un général de brigade à peu près inconnu qui relève un défi avec en tête « une certaine idée de la France ». « La guerre, dit-il, n’est pas du tout terminée parce que c’est une guerre mondiale dont la bataille de France n’est qu’un épisode».
En mai dernier, à Ossen, village du Pays de Lourdes, une exposition, réalisée par les animatrices de la bibliothèque de l’Etoile Sportive et Culturelle de Batsurguère, rassembla de nombreux documents, écrits, témoignages sur ce que fut la vie quotidienne, la résistance, les maquis (Omex…) tout au long de la période 1939/1945 dans cette vallée.
Exposition très réussie et qui eut le succès mérité !
Félicitations pour ce beau travail qui, l’évidence, nécessita de longues recherches. Très intéressants sont aussi tous les témoignages recueillis ! Espérons qu’ils ont sensibilisé tout particulièrement les plus jeunes à ce passé… pas si éloigné.
Article précédent : « Ni haine, ni oubli » (32)
A la demande du secrétaire d'Etat à la défense et aux anciens combattants, Monsieur le Maire du village d'Adé a remis, le 8 mai dernier, à Monsieur Jean C. un diplôme d'Honneur pour avoir combattu pendant la guerrre 1939/1945.
Notre doyen a participé à la résistance du côté de Toulouse (voir articles précédents :
« Ni haine, ni oubli » (30) et « Ni haine, ni oubli » (31) .)
Remise du diplôme devant le monument aux morts
Derniers Commentaires