poétiques


Mardi 22 novembre 2011 2 22 /11 /Nov /2011 08:08

 

 

Poème précédent :        « L'impromptu de Berlin… »

 

 

                

Nous nous sommes tant aimés !

 

Tu ne sauras jamais

Mon amant bien-aimé

Ces jours longs et givrants

Que j’arpente à pas lents

Guettant ta voix chaude et troublante

Qui noyait le poids des tourmentes.

J’avais l’espoir

De te revoir

D’un rendez-vous

Avec nous.

Mon cœur est lourd

Sous ce ciel dense

Et mon amour

Plus intense

Ma douleur piquée d’amertume

Se consume

Sur la route du désarroi

Où je dois aller sans toi.

Que d’errances rances

Fragrances de l’absence

Regrets d’un adieu

Qui n’a pas eu lieu !

J’aurais tenu ta main une dernière fois

Dans un « je t’aime » de vive voix

Glissant vers l’éternité

D’un amour inachevé.

Suffit-il d’aimer pour qu’il brille à jamais ?

Nous nous sommes tant aimés !

    

 

 

Par L. S. - Publié dans : poétiques
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 08:01

 

 

Poème précédent :          Toussaint  

    

 

                  Aux prochaines embellies

 

Automne aux tons melliflus

Les ombrelles ne dansent plus

Le jour s’éveille fraichement

La nuit s’étire, prend son temps

Nonchalante

Marche lente

Lento, crescendo

L’écho de l’adagio

Sur les murs

Mûres sauvages

L’âge mur

Au grand dommage

Au grand dam

Du ramdam

Je peine à monter le sentier

De ma peine, houspillée

Du regard torve de l’hiver

Narguant tes moindres courants d’air

Automne zébré

De rouille marbrée

Adieu le bleu du myosotis

Et l’orge ondulant sous la brise

Je ressens un parfum de menthe

Mes pieds-nus dans l’eau frémissante

Au chant radieux de la fauvette

Les écureuils à la sauvette

Ont pris les noisettes des bois

Et moi, et moi, dans mes émois

J’ai perdu ma blanche ombrelle

Et les fleurs leurs belles ombelles

Si les œillets prolifèrent

Dans mon jardin florifère

La sittelle fera son nid

De boue garnie d’un paillis

Aux prochaines embellies

Reverrons-nous les ancolies ? 

                                  

 

 

    

 

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 08:09

 

 

Poème précédent :          Alors, je sais pourquoi…  

 

 

                       Toussaint

 

L’eau bruit au vent léger important sa musique

Sur la prose des arbres aux reflets métissés

Quand la forêt s’enflamme sur un air de tons brique

De vieux roses, de pourpres à faire frissonner

Soudain, je pense à toi…

 

Une lumière vive magnifie le faciès

De ces hautes montagnes aux épis de faitage

Laqués d’un blanc laiteux sous un ciel bleu de Fès

Ma mélancolie flâne, se perd dans son sillage

Soudain, je pense à toi…

 

Au souvenir juteux d’une pêche de vigne

La douceur climatique aussitôt ressurgit

Dans une efflorescence facétieuse et divine

D’espèces végétales ex abrupto fleuries

Soudain, je pense à toi…

 

Sur la plage déserte, pane de velours lisse

Les vagues matinales déferlent à mes genoux

Scènes inoubliables, résurgence améthyste

Me stipulant l’effet que tu veilles sur nous

 Soudain, je pense à toi…

 

La profondeur du calme renforce mes visions

D’un margotin s’allume les feux du temps passé

La pierre ressuscite ta force et ton prénom

A l’écho de ta voix, je m’entends ressasser

Combien je pense à toi…

 

Etres chers disparus, aux souvenirs vivants

Je me confesse à vous pour dire que je vous aime

Que vos âmes transcendent nos cœurs récalcitrants

Et que ces mots subliment les fleurs de chrysanthèmes

Soudain, je pense à vous…

 

 


  

  

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 08:21

 

 

Poème précédent :          Au pays de cocagne     

    
  

        Alors, je sais pourquoi…

 

Par le chant de l’automne, troublante mélopée

Des feuillus qui frissonnent, leurs spires écorchées

Après la pluie scintillent des breloques de verre

Du feuillage ondulé des chênes centenaires

Alors, je sais pourquoi…

Par ce puits de lumière aux pépites diaphanes

Qui perce le feuillage avant qu’il ne se fane

D’un bruissement léger bercé d’un bleu pastel

Jaillit un jet de rais éclaboussés du ciel

Alors, je sais pourquoi…

Par la cacophonie d’un concert d’oisillons

Exerçant leurs sissones, en liesse, dans les buissons

Par ces flammées d’automne empreint de poésie

Dans la forêt frileuse aux colchiques transis

Alors, je sais pourquoi…

Par l’étreinte impétueuse, senteurs évaporées

De ce dandrarium d’espèces inopinées

De résineux tremblants aux larmes qui transpercent

Telles des perles d’ambre luisant après l’averse

Alors, je sais pourquoi…

La prégnance d’un lieu au luxe aléatoire

Concept de liberté, de paix ostentatoires

D’où les biches graciles traversent le sentier

Rencontre fortuite d’un trésor forestier

Alors, je sais pourquoi…

De ces instants uniques en plein cintre épurés

Je ramène avec moi le Superbe, comblée

Et pour tout partager de ces petits bonheurs

Avec tous ceux que j’aime, j’entends dire à mon cœur

Combien j’aime la vie

Alors, je sais pourquoi je vis.

 

 


  

  

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 18 octobre 2011 2 18 /10 /Oct /2011 08:09

 

 

Poème précédent :         L'attentat     

    
   

Au pays de cocagne

 

Il était une fois

Prestiges d’autrefois

Par un mât

Vers un mas

Lové

Dans un duvet

Entre mer et montagne

Un pays de cocagne

Mosaïque de verts

A ciel ouvert

Triptyque d’une somptuosité

Enchanteresse de volupté

Aux parfums foisonnants

Evanescents

Ambrés

Musqués

D’air odoriférant

Emanant

Du suc des résineux

Des sols hybrides, spongieux

Détoxination lente

Exfoliante

Une terre cambrée

Nichée dans les falaises

De porphyre marbré

Aux reflets de fournaise

Une terre authentique

Autarcique

Sosie de l’Arcadie

Native du midi

Où l’eau, pépites d’argent, pétille

Scintille

Là-bas sur les récifs

Qu’on perçoit des massifs

Tour de vigie des cormorans

Qui survolent

En trille, les torrents,

Les chênes faux-lièges et les pins-parasols

Des villages perchés

Attachés

A l’histoire,

Au terroir,

Au souffle des légendes,

Aux parfums de lavande,

De vignes, de lauriers,

Cyprès, oliveraies,

Et de genévriers

Au cœur des palmeraies.

Du haut des campaniles

Le temps est suspendu

La vie est en exil

Apostasie du superflu.

Sous un éclat azuréen

J’ai cueilli ces quelques brins

Par un mât

Vers un mas

Par un matin d’été

Duveté

Entre mer et montagne

Au pays de cocagne.

 

 

  

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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