Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 08:06


Sous l’avalanche quotidienne des informations économiques, financières

et donc des conséquences humaines qui fatalement en découlent :

licenciements, fermeture d’entreprises, délocalisations de productions

avec augmentation du chômage et difficultés matérielles de vie,

nous avons, bien souvent, la triste et paralysante conviction

que nous sommes impuissants devant cette dure évolution.

Sans doute que la réalité formatée par les puissances financières

est effectivement celle-là et que, même en éveil, elle nous échappe.

Pourtant, ces derniers jours, tout un chacun a pu constater

que, parfois, il est possible d’entraver, au moins momentanément,

le cours des choses et d’obliger des responsables à renoncer

à leurs projets destructeurs pour leurs salariés puisque, chaque fois,

c’est le coût de la main d’œuvre qui devient la variable d’ajustement.

Oui, tous les Français, même les vacanciers des sports d’hiver,

ont bien enregistré le recul, le renoncement (pour cinq ans) du groupe Total.

Devant la puissante et déterminée  mobilisation ouvrière des raffineries,

la certitude de voir assez rapidement, malgré des paroles rassurantes,

les cuves de la plupart des stations d’essence vides de carburants,

la pression de ministres puis de Monsieur le Président de la République

a eu pour effet d’obliger le « patron » de ce groupe à revoir ses décisions.

Le politique peut donc, encore parfois, peser de toute son influence !

Il serait donc temps que nous gouvernent des hommes et des femmes

qui, sans se laisser entraîner par un système financier méprisable,

ambitionneraient de faire jouer à l’Etat son rôle de régulateur,

de redistributeur de richesses, d’administrateur du bien commun

qu’il devrait tenir face aux établissements bancaires, aux multinationales.

En guise de leçon, retenons comme tout citoyen qui se respecte,

que l’impuissance collective et/ou politique est, elle aussi, toute relative

ce qui, avouons-le, permet, au-delà des envolées lyriques occasionnelles,

d’espérer malgré tout, un jour et surtout pour les nouvelles générations,

un monde un peu plus juste, plus humain… un peu meilleur.  

 

 

Par J. C. - Publié dans : citoyens
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 08:14

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CARNAVAL

Samedi 27 février, à Adé, avec les parents d’élèves d’Adécole

et les élèves du groupe Donatien Arberet.

 

Tous les enfants sont invités à défiler dans la rue principale du village, avec la mascotte choisie à l’école.

Déroulement de l’après-midi :

  • Rendez-vous à 15 heures, au lavoir, près du stop de la RN21. La rue devrait être sécurisée.

Le défilé démarre dès que tout le monde est là. Rio de Janeiro  et Venise n’ont qu’à bien se tenir !

  • Après avoir paradé, un goûter bien mérité sera servi par les parents à la salle des fêtes. Il y aura aussi un concours du plus beau déguisement (plusieurs prix seront remis).
  • Vers 16h30, Monsieur CARNAVAL sera jugé.
  • Ensuite, les enfants pourront participer à des jeux de type kermesse, moyennant une petite obole symbolique.

Il y aura un bar avec crêpes.

 

Pour donner un coup de main, pour se renseigner, joindre :  ANTONIO  au 06 72 38 05 73  ou CHRISTELLE au 06 70 13 80 77

Mail : adecole@orange.fr

Par M. G. - Publié dans : locaux
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 00:00



Article précédent :  « Ni haine, ni oubli » (22)

CARNET DE L’EVASION DE Jean J.

(Du 26 mai au 11 juin 1942) (suite - 4)



2-3 juin

 

L’après-midi ai fait un bon repas avec du plan de betterave et du  sel, un demi biscuit, dans l’heure je pars, il fait soleil et ai dormi ; en route direction ouest. A droite du village, mais un petit cours d’eau m’oblige à passer au patelin. Je fonce avec une superbe canne, fabriquée du jour, deux jeunes filles m’épient, moi aussi, toujours de l’avant, mais 500 mètres plus loin, j’ai eu plus que chaud, à 2vingt mètres devant moi une sentinelle et son fusil à l’épaule, alors hésite, demi-tour, suis perdu, je continue ferme et maniant avec distoire ma canne, on se croise sans mot et toujours de l’avant je contourne un bois fermé de barbelés, une poudrière sans doute, m’arrête cinq minutes, l’émotion était grande, enfin du courage, fais une prière pour que Dieu continue à me guider et en route

 

J’arrive enfin à la  voie ferrée qui va vers Aix la Chapelle. Apres six km de traversée, suis fatigué et  le jour va être là ; mais il y a une petite gare que je veux passer. En y arrivant j’entends causer ; j’arrête et en même temps on m’interpelle ; vite demi tour et aussitôt me fourre dans une haie et laisse passer l’alerte, enfin j’aperçois un bois à droite ; je fonce, ramasse en passant quelques plans de choux pour casser la croûte, arrive, m’installe, avale deux choux au sel et me couche à la lisière ; le hasard veut que deux camarades viennent herser tout près ; j’en appelle un ,lui explique mon cas et rien à croûter ; il me dit que l’après midi il revient et me portera un peu de pain ; en effet à une heure il me porte six casse-croûte, un litre de café ; j’en mange deux et fais mon carnet. Je reprends confiance, Dieu m’aide, je vais réciter mon chapelet et à ce soir ; deux autres camarades avec cinq casse-croûtes. Une heure avant de partir : soixante quinze biscuits et un casse croûte, me voilà bien muni, je n’ai plus besoin que de l’aide de Dieu, j’ai confiance.

 

3-4 juin

 

La nuit est bien là, en route, reprendre la voie, j’arrive, la voie est en contre-bas et en descendant la ravin je glisse, tombe et me foule la cheville gauche ; suis obligé de me déchausser, me frotte un moment et je repars ; une fois chaud ça va mieux ; je fais douze km, traverse la gare de Buren je ne sais comment. Un peu plus loin, suis de nouveau rappelé à l’ordre par un garde barrière, je continue, un km plus loin c’est un aiguilleur qui me cause : suis obligé de quitter la voie ferrée pour passer ; je souffre de la cheville et me dirige à la recherche d’un bois ; le jour vient, le bois est éloigné de la voie et arrive péniblement ; je me masse ; j’ai les pieds et le bas des pantalons trempes de rosée ; le soleil se lève et va me sécher ; me fais une bande pour la cheville avec ma ceinture de flanelle ; ne sais si ce soir je pourrais marcher beaucoup et tout de même ne suis qu’à trente km de la Belgique ; pendant le jour me suis doublé la semelle des chaussons avec le col du manteau.

 

Les journées sont longues, interminables, aurai le temps de dormir mais le sommeil ne vient pas ; l’après midi je récite mon chapelet et demande à Dieu qu’il continue de me guider 


 

(A suivre)


Par A-M. R. / H. R. - Publié dans : historiques
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 08:15

 

Regarde à l’horizon ta vie qui se dessine

N’y vois-tu pas un signe ?

Où vas-tu ? Quelle route

Quelle issue ou quelle déroute ?

Subir, agir, choisir son destin

Oser un regard sinon rien

Une seule seconde pour changer son histoire

Encore faut-il pouvoir y croire !

Aller de l’avant, s’abstenir

Attendre patiemment, réagir

Hésiter, oser, affronter

Envie de sables parfumés

De mousse, d’herbes ou de lichens

On peut tous choisir son destin.

Mais comment faire le bon choix

Sans regrets, sans remords qui gênent

Gérer les conflits et les peines

Croquer la vie tant qu’elle est là ?

Regarde l’horizon au loin qui se dessine

C’est ta vie qui t’appelle, regarde elle te fait signe…

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 08:14

Ladevèze-Rivière

(journal Sud Ouest du mercredi 17 février)

 

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Comédie sur les planches en période électorale.

« Ciel mon maire ! » ce n’est pas l’exclamation qu’a prononcé un habitant de la commune en voyant arriver Cyril C. à la salle des fêtes samedi soir, mais le titre de la pièce qu’a présenté la troupe d’Adé, Les Exquis Mots.

Ils ont joué cette comédie pétillante avec le charme d’une troupe d’amateurs ; quelques hésitations vite reprises et un naturel qui sied à des gens pris dans le tourbillon de la vie de tous les jours. On a souvent dit que le théâtre d’amateurs ne s’exportait pas et ne pouvait avoir de succès que devant les gens de son village qui connaissent bien les acteurs. La soirée de samedi a prouvé que de bons comédiens, même s’ils sont amateurs pouvaient plaire en terres inconnues.

Une salle comble.

La salle des fêtes de Ladevèze-Rivière affichait complet samedi soir et rires et applaudissements  ont fusé aux scènes de cette pièce où le personnage principal  est un député-maire, soucieux de sa réélection, avec une femme distraite, une belle sœur acariâtre, une fille délurée, un fils fantasque, un attaché de presse trop discret, uns fille au pair russe très nature, un masseur efféminé et une journaliste à la présentation très vieille France venue  pour faire un reportage sur le député et sa famille.

Le tout se termine dans la joie et la bonne humeur avec pour le maire, de bonnes conditions pour être réélu. Une initiative hardie à l’actif d’une petite commune, mais couronnée de succès.

                                                                                                      J. P.

Avec, à nouveau, tous nos remerciements au correspondant local 


Par J. P. / J. C. - Publié dans : locaux
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