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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 08:09

 

Article précédent : « Ni haine, ni oubli » (31)

 

La Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims.

 

Défaite totale de l'Allemagne nazie

Le tournant de la guerre se produit lors de la bataille d’El-Alamein en octobre 1942. A partir de cette date, les armées allemandes subissent défaite sur défaite et reculent sur tous les fronts. En février 1945, Dresde est écrasée sous les bombes. La jonction des troupes soviétiques et anglo-américaines a lieu le 25 avril 1945 au milieu de l'Allemagne, sur l'Elbe.

Le 30 avril, le suicide de Hitler, terré dans son bunker de Berlin avec son dernier carré de fidèles, sonne le glas des espoirs allemands.
Il revient à son successeur, l'amiral Dönitz, de demander la cessation des combats aux puissances alliées. Celui-ci envoie le général Alfred Jodl, chef d'état-major de la Wehrmacht, à Reims, au quartier général des forces alliées du général Dwight Eisenhower.

 

Signature de la capitulation à Reims (7 mai)

 

Le général Alfred Jodl signe dans la nuit du 7 au 8 mai la capitulation sans condition de l'Allemagne. Quelques mois plus tard, il sera condamné à mort par le Tribunal de Nuremberg pour avoir contresigné des ordres d'exécution d'otages ou de prisonniers.

Le chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs. Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.
La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h 01.

 

Ratification de la capitulation à Berlin (8 mai)

Pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation soviétique.

Cette formalité est accomplie le lendemain, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov. Le gouvernement de De Gaulle y est représenté par le général Jean de Lattre de Tassigny. Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940.

Les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe.

 

La capitulation n'est pas la paix

Malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, son allié le Japon poursuit un combat désespéré contre les Américains dans l'océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour le contraindre à capituler, près de quatre mois après l'Allemagne.

                                                                                 Source : Herodote.net

 

Par J. C. - Publié dans : historiques
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 08:12

 

 

Article précédent :   « Ni haine, ni oubli » (30)

 

 

 

 

Notre doyen ou « Tonton » a fait  la résistance (2).


Te voilà donc, jeune adéen, plongé dans la vie toulousaine ?

 

C’est vrai. Assez vite après mon arrivée à Toulouse, et comme je le souhaitais, je me suis retrouvé en liaison avec un réseau de la résistance.

En tant qu’agent, je renseignais, j’avertissais des responsables du maquis, des juifs. Par exemple, des rafles ! La nuit nous diffusions dans les boîtes aux lettres des tracts, des journaux…

Dans le cadre du réseau Vira, j’ai été amené à participer à quelques « coups durs » avec un grand résistant : Achille Vadieu.

 

N’y a-t-il pas une rue de Toulouse qui porte son nom ?

 

Oui car il trouva la mort en 1944 (le 2 juin). Alors qu’il assurait en tant que responsable la surveillance avec sa traction d’une opération, place du Capitole, des membres de la Gestapo cachés sous les arcades près de miliciens, le reconnurent. La voiture des deux résistants (il était accompagné par un policier du réseau Morhange) fut aussitôt mitraillée et pourchassée dans les rues de Toulouse. Leur traction dérapa à un carrefour. A peine sorti, Achille Vadieu  fut tué par une rafale de mitraillette et son compagnon grièvement blessé. Nous le savions : toutes nos actions étaient dangereuses, comportaient ce risque.

 

As-tu eu toi aussi la peur de ta vie ?

 

La chance m’a souri. Souvent, j’avais agi aux côtés d’Achille. J’aurais pu être avec lui ce soir là mais quelque temps auparavant, j’avais reçu l’ordre de rejoindre le maquis.

 

Effectivement ! Du maquis tu dois avoir quelques souvenirs bien particuliers ?

 

Naturellement car nous avons été souvent poursuivis par des membres de la Gestapo (mêmes voitures : tractions avant noires). Il fallait ne pas se laisser prendre : s’en sortir pour ne pas y laisser « la peau » car sinon après des tortures la mort était certaine. Nous avons  organisé des sabotages, fait sauté des rails de chemin de fer pour entraver la marche de convois exceptionnels…

Après un parachutage, nous avons été attaqué par les allemands. Le combat fut sévère au lieu dit : Le hameau de Naples : trois morts dans nos rangs, plus de vingt du côté des allemands.

 

Et la vie au quotidien devait y être difficile ? Et le ravitaillement ?

 

Nous étions dans des abris de fortune et nous changions assez fréquemment d’endroit.

En ce qui concerne le ravitaillement, les fermiers jouaient le jeu. Ils nous vendaient facilement de la viande. C’est vrai qu’on leur payait un peu plus cher.

 

Nous te remercions et sincèrement sommes admiratifs. Si jeune, il fallait savoir s’engager. Dans ce contexte, en aurions-nous fait autant ? Qui peut le dire, oser l’affirmer ?

 

Propos recuillis

(Fin)


Par J. C. - Publié dans : historiques
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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 08:14

 

 

Article précédent :  « Ni haine, ni oubli » (29)

 

 

 

 

Notre doyen ou « Tonton » a fait  la résistance (1).


En tant que doyen de notre village, tu portes allégrement tes quatre vingt neuf printemps. Et bien que tu n’en parles pas souvent, nous savons que tu as été actif dans la résistance du côté de Toulouse. Pourrais-tu, pour nous et aujourd’hui, plus d’un demi-siècle après, évoquer ces souvenirs ?


Pour toi, je veux bien mais j’ai un peu de mal avec les dates et les noms.

 

Cela n’est pas l’essentiel. C’est l’action, comme toujours, qui prime ! Comment t’y es-tu retrouvé engagé ?

 

Après avoir commencé à travailler aux Ponts et Chaussées puis à l’usine Gache à Tarbes (le patron était un oncle) qui fournissait les Chemins de fer, j’ai accompli les Chantiers de Jeunesse. Ils étaient obligatoire et d’une durée de six mois. Peu de temps après mon retour, j’ai été désigné pour partir en Allemagne dans le cadre du STO : Service du Travail Obligatoire n’ayant pas l’âge d’être mobilisé. Je n’ai pas accepté cette décision. Aussi, lors de ma première convocation, je me suis caché… et quand les gendarmes sont venus me chercher à la maison familiale, ils ont constaté que je ne les y avais nullement attendu.

 

Heureusement pour toi !

 

C’est sûr. Du coup, je m’étais mis en tête de passer en Espagne –la frontière n’est pas loin- pour rejoindre ensuite les troupes françaises en Algérie ou Maroc. Mais sur les conseils de mon ancien instituteur, que je n’ai jamais oublié, finalement, j’ai présenté un concours pour entrer dans la police car toutes les polices municipales deviennent à ce moment là police nationale. Je m’étais laissé convaincre d’autant plus facilement que mon « maître » me laissait entrevoir la possibilité de me rendre utile en tant qu’agent de liaison. Après avoir réussi ce concours passé à Tarbes, je fus affecté à Toulouse. Pour moi, là, tout allait commencer.

 

Propos recuillis

(A suivre)


Par J. C. - Publié dans : historiques
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Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 08:08

 

 

Article précédent : « Ni haine, ni oubli » (28)


« Fait divers » lu, hier, sur la presse quotidienne…

 

« Ce week-end, quatre panneaux avec textes et photos de l’exposition sur la déportation ont été brûlés au prétoire de Lannemezan (Hautes-Pyrénées). »


Cette exposition, organisée par les amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD), tourne à travers le département depuis plusieurs années.

En rendant hommage aux déportés qui ont souffert dans les camps, cette exposition entend aussi faire mémoire de cette douloureuse période.

 

Comment, aujourd’hui, les organisateurs ne seraient-ils pas indignés, écœurés ?

Et que penser de cet acte ? Comment le qualifier sans plus de précisions ?

Par contre, encore et toujours, s’impose la lutte contre l’oubli de ce que fut le nazisme !

 

 

Par J. C. - Publié dans : historiques
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 08:05

 

 

                                               Article précédent : « Ni haine, ni oubli » (27)

 

                                     Je me suis tu...

 

 

Comment cela a-t-il pu être possible ?

Lorsqu'ils sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

 

Poème attribué à Martin Niemuller 1892/1984)

La forme initiale exacte et l'origine de ce poème

ne sont pas connues avec certitude.

La forme ci-dessus est une traduction

de celle reconnue définitive par la Fondation Martin Niemuller.

 

 

Par J. C. - Publié dans : historiques
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