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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 08:10

 

 

Article précédent : « Barton Fink »

 

Joan BAEZ est née à Staten Island, à New York en 1941. C’est une chanteuse de folk. Elle est aussi parolière et compositrice, tout en interprétant des chansons engagées et contestataires, en accord avec ses convictions pacifistes et antiracistes. Voici l’une de ses chansons phares : « Here’s to you ». Cette chanson est un hommage aux deux anarchistes d'origine italienne Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti qui furent victimes d'un scandale judiciaire survenu dans les années 1920 aux États-Unis et connu sous le nom d' Affaire Sacco et Vanzetti. Aux États-unis, cette chanson est devenu un hymne du mouvement pour les droits civils des années 70.

Here's to you, Nicolas and Bart
Rest forever here in our hearts
The last and final moment is yours
That agony is your triumph

A vous! Nicolas et Bart
Reposez à jamais dans nos cœurs
Le dernier et ultime instant est le vôtre
Cette agonie est votre triomphe

 

 


Joan-Baez.jpg

 

 


 

Par M. G. - Publié dans : culturels
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 08:13

 

 

Article précédent : Regards philosophiques (60)

 

 Thème :

« Faut-il continuer d’enseigner les classiques à l’école? »

 

Débat à la suite de la projection du film : « Nous, princesses de Clèves »

 

 

6

 

  (Suite du débat)

 

  

En guise de conclusion :

Pour tenter d’apporter une réponse de plus à la question en débat, parmi les enseignants nous rencontrons deux orientations, deux positions:

La première, nous dit : Que nous prendrions en otage des jeunes issus de l’immigration, lesquels sont assez nombreux dans certaines écoles.

Que nous leur inculquerions de force nos valeurs, notre héritage culturel, tout un passé qui ne les concerne pas, que ce n’est pas leur histoire, que cela ne les aidera en rien à communiquer dans leur famille.

Que c’est une forme d’assimilation forcée,  et que c’est là leur faire perdre un temps précieux qui pourrait être consacré à un enseignement plus pratique, plus utile pour trouver un emploi à l’issue des études.

La seconde, nous rappelle que tous les enfants ont droit au même enseignement, que le beau ne peut être réservé à une élite.

Que faire connaître des œuvres classiques (qui ne sont pas forcément d’auteurs français), c’est leur donner tous les outils non pas pour l’assimilation, mais pour l’intégration.

Que c’est justement aux jeunes des banlieues, ceux qui ne sont pas d’un milieu où la culture est en héritage, à ceux là qui sont prêts à être éblouis, surpris, charmés, à se sentir considérés, d’avoir accès au meilleur de l’enseignement.

Que ce travail d’éveil ne saurait faire l’objet de sélection des élèves.

Alors, mon sentiment est que l’on n’éduque pas des enfants pour qu’ils communiquent au mieux dans une communauté. Tous les immigrés que je connais me disent que s’ils ont choisi un pays pour émigrer, c’est un pays où ils veulent faire communauté ensemble et pas faire « des » communautés. Ce capital de culture contenu dans les classiques est un héritage, ce que Bourdieu appelait « le capital culturel », qui nous a été donné en partage.  Allons-nous le jeter par-dessus bord, comme un poids de l’histoire inutile ?

Il n’est pas sûr que la lecture du roman « La princesse de Clèves » soulève systématiquement un grand enthousiasme. Cela semble aujourd’hui « précieux » ; cela s’apparenterait à ce que nous appelons aujourd’hui une littérature « people ». Il n’en reste pas moins que nous avons là un des premiers romans qui fait une étude assez poussée des personnages, ce que nous retrouverons dans les œuvres de Balzac avec la « Comédie humaine ».

Au-delà de la polémique autour du roman « La princesse de Clèves », qu’apporte aujourd’hui de connaître : Hélène, Iphigénie, Iseult, Phèdre, Chimène ou Emma Bovary, … ?

Nous avons toujours plaisir à entendre des expressions qui nous viennent de grandes œuvres :

« Rodrigue, as-tu du cœur ? », et c’est tout le drame cornélien du Cid.

Nous nous souvenons tous de Roland voulant briser son épée « Durandal » sur le rocher.

Nous aimons entendre parler de la « rossinante » et la « dulcinée », ou des moulins de don Quichotte.

Nous vibrons avec Racine dans ce texte d’une pathétique Phèdre qui tombe amoureuse de son beau-fils:

«  Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue.
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
je sentis tout mon corps et transir et brûler/
je reconnus Vénus, et ses feux redoutables…
 

 

Ou encore Cyrano :

« Moi, Monsieur, si j’avais un tel nez
Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse »

 

 

Ou le célèbre Tartuffe de Molière :

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir

Par de pareils objets les âmes sont blessées
Et cela fait venir de coupables pensées »

 

 

Si l’on nous demandait quels sont les textes que nous rangeons parmi les classiques, quelques titres viennent l’esprit, mais vous en avez sûrement d’autres en tête, au-delà de cette courte liste :

L’Iliade et l’Odyssée – Homère

Gargantua – Rabelais

Œuvres - François Villon.

Don Quichotte – Cervantès

Le Cid – Corneille

Phèdre – Racine

La Fontaine

Shakespeare

Molière

Voltaire

Balzac

Victor Hugo

Jules Verne

Madame Bovary – Flaubert

Le rouge et le noir – Stendhal

Zola

Dostoïevski

Tolstoï

Hemingway

 


  

(Fin)

 

Avec l'aimable autorisation des animateurs, 

extraits de restitution d'un débat du café-philo

http://cafes-philo.org/

avec lequel je garde un lien privilégié

en tant qu'un des artisans de sa création.


 

 

Par G-L. P. / J. C. - Publié dans : culturels
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Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 08:09

 

 

Article précédent : Concert d’Amparo Sanchez

 

 

 

« Barton Fink »

 

« BARTON FINK » de Joël COEN, est un film que je souhaitais voir. D’abord, parce qu’il a obtenu la palme d’or du festival de Cannes en 1991, mais également parce que John TURTURRO, avec sa drôle de gueule de cinéma, a eu la palme du meilleur acteur. Enfin, parce que la mise en scène a été encensée par la critique, avec une palme supplémentaire.

Après avoir commandé « l’objet du désir » sur Internet, par la biais de « Price Minister », site marchand, j’ai reçu le DVD par courrier à la maison.

Voici le résumé du film : nous sommes en 1941, aux USA. Un jeune auteur écrit une pièce à succès sur l’univers de la classe prolétarienne. Notre homme est aussitôt engagé par les studios d’Hollywood afin d’élaborer avec talent un scénario sur… le monde du catch ! Pas facile comme grand écart, mais, pourquoi pas ? Quand on s’appelle Barton Fink….

Notre héros se trouve vite confronté à l’angoisse de la page blanche, au douloureux processus de création, face à sa vieille machine à écrire. Jusqu’à ce qu’il fasse connaissance de son mystérieux voisin de chambre, assureur de métier, interprété royalement par John GOODMANN.

L’ambiance du film est un mix d’humour noir et de… thriller ! C’est donc un film atypique auquel on assiste, avec des acteurs plutôt géniaux.

La recherche erratique d’idées de scénarios semble se calquer sur la vie que mène Barton Fink à Hollywood, avec des rencontres improbables, comme celle d’un auteur célèbre gangréné par l’alcool. La compagne délaissée de ce-dernier va vite gagner le cœur de Barton, partagé entre un amour interdit et un respect le plus total pour l’écrivain. La suite est à découvrir et en surprendra plus d’un.

 Autre remarque : la réflexion devant la machine à écrire, que l’on voit d’ailleurs souvent en gros plan, est à l’image des longs couloirs de l’hôtel glauque où est installé le héros. L’hôtel est une sorte de grand clapier vide d’habitants, avec de très nombreuses portes de chambres fermées. Quelle porte ouvrir ?...

A retenir, la scène du tableau de la baigneuse, accroché au mur de la chambre… baigneuse qui finit par se matérialiser comme par enchantement au final. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises avec ce film-canevas, filé, tressé, tricoté de main de maitre  par Joël Coen.

 

 

Barton-Fink.jpg

 


 


Par M. G. - Publié dans : culturels
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 08:06

 

 

Article précédent : Regards philosophiques (59)

 

 Thème :

« Faut-il continuer d’enseigner les classiques à l’école? »

 

Débat à la suite de la projection du film : « Nous, princesses de Clèves »

 

 

5

 

  (Suite du débat)

 

  

Le poème de Florence :

Doit-on encore enseigner les classiques à l’école ? 

 

Or tes mots se sont posés sur ma lèvre

Je les ai chuchotés, m’enhardissant

Un peu et laissant monter la fièvre

J’ai déclamé, la voix s’affermissant

Quelques mots décalés et saisissants

Qui parlent d’honneur, qui parlent de flamme

Les mots de ton cœur, les maux de mon âme

Au-delà des sens, au-delà de toi

Des mots vifs et tranchants comme une lame

Car de ton lointain, tu parles de moi

Dans ton précieux il n’y a rien de mièvre

Et dans ta verve et dans ton verbe éblouissant

J’ai débusqué les secrets d’un orfèvre

Phrase ciselée ou mot jaillissant

Comme un coup de poing, comme un coup de sang

Le vers est d’or, le vers est d’oriflamme

A porter comme le drapeau de mon âme

Tes alarmes sont le reflet de mon émoi

C’est un miroir flatteur, c’est un dictame

Car de ton lointain, tu parles de moi

Dans le rythme Pan a des pieds de chèvre

Pas de boiteux dans ton vers bondissant

Un lièvre saoulé aux baies de genièvre

Danse dans la fontaine réfléchissant

Les lumières du siècle renaissant

Là, tombée dans la bruyère se pâme

Une corneille sans racine, une âme

Perdue dans le jardin de mon surmoi

Tout brûle, le château brillant est en flamme

Car de ton lointain, tu parles de moi

Toi qui parle la langue du mélodrame

Le maître du mot et de l’épigramme

Toi, pardonne-moi si je te tutoie

Et je m’invite dans ton hologramme

Car de ton lointain, tu parles de moi

 

 

 

(A suivre)

 

Avec l'aimable autorisation des animateurs, 

extraits de restitution d'un débat du café-philo

http://cafes-philo.org/

avec lequel je garde un lien privilégié

en tant qu'un des artisans de sa création.


 

 

Par G-L. P. / J. C. - Publié dans : culturels
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Jeudi 13 octobre 2011 4 13 /10 /Oct /2011 08:08

 

 

Article précédent : Regards philosophiques (59)

 

 

Concert folk latino d’Amparo Sanchez,

au Théâtre des Nouveautés à Tarbes, le 7 octobre 2011.

 

J’arrive au TDN, 10 mn avant le concert ; il y a déjà « fououououle » à l’entrée. Je me faufile, tel une anguille, jusqu’au guichet, pour obtenir mon ticket d’entrée au concert d’Amparo Sanchez et son groupe. L’accès est somme toute aisé. Un couple, à proximité,  se plaint de l’horaire de 20h30, sachant qu’ils descendent d’Arrens-Marsous et qu’il faut caser dans ce laps de temps, le repas. Une jeune dame leur conseille d’aller à la crêperie près du Pari, en 2e partie de soirée. Cet échange est partagé et permet un lien social instantané, chose qu’on n’a pas, bien entendu, si l’on reste chez soi, devant son poste de télé. Ça y est, les portes des salles s’ouvrent : c’est le lent exode de la foule vers le paradis que représente la place assise et numérotée. Moi, avec mon repère « U12 », je me retrouve…au 2 e étage, derrière un pilier ! Pas grave, ma voisine me suggère d’attendre un peu et de profiter des 2 places libres en dessous, vu que personne ne vient. Sympa, le conseil !  « Lien social », je vous disais… Elle arrive, la brune Amparo, accompagnée de ses musiciens : pianiste, trompettiste, violoncelliste, batteur, bassiste. Elle a des roses rouges dans les cheveux et une robe noire, la guitare en bandoulière. Le concert démarre avec sa jolie voix chaude et  savamment dosée. C’est du bon boulot ! L’ambiance cool et « groovy » se met en place sans à-coups. Elle enchaine suavement les morceaux musicaux : « Corazon », « Si quiera », « Suerte ». En rythme, je me régale en frappant des mains, en bougeant mes épaules et ma tête. Mes voisins sont aussi sur le même tempo. Entre les chansons, elle s’adresse au public, comptant sa mésaventure lors de son voyage : Elle a été bloquée au tunnel de Bielsa, et donc, perdu beaucoup de temps ; la moitié du groupe venant de Barcelone est arrivée ¼ d’heure avant le début. « Short » ! Diraient nos voisins britanniques. L’autre moitié venant de Madrid , elle, a eu le temps de tout mettre en place, tout en s’inquiétant, bien-sûr, pour leurs compagnons. Elle raconte ses voyages au Mexique, ses origines andalouses ; elle gagne les faveurs du public avec ses monologues humoristiques. Son album se nomme « Tucson Habana ». Voilà, c’est fini, les lumières s’allument ; il faut se lever et rejoindre la sortie. Merci au Parvis d’avoir programmé une soirée comme celle-ci, mélange de blues américain et de frivolité cubaine.

 

 

amparo-sanchez.jpg

 


Par M. G. - Publié dans : culturels
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