Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 08:14

 

S’il ne faut surtout quand même pas généraliser la situation,

constatons que  lycées, collèges et parfois aussi écoles primaires,

pour des faits plus ou moins graves, personnels ou collectifs,

font régulièrement la « une » de l’actualité, en concert médiatisé !

C’est que, progressivement depuis des années, sournoisement,

 l’air du temps de nos sociétés occidentales, dites développées :

 perte des valeurs humanistes, manque du respect d’autrui,

augmentation de la violence,  inquiétude quant à l’avenir professionnel

et, à contrario, individualisme exacerbé,  frénésie de consommations,

non conscience des devoirs, attrait de l’argent facile ou même « sale »,

(« L’argent n’a pas d’odeur » c’est bien connu de tout le monde)

a gagné les rangs et les têtes de plus en plus d’enfants, d’adolescents

comme il s’est immiscé dans beaucoup d’esprits et d’abord des « grands ».

De plus, conséquence d’une politique délibérée bien qu’inquiétante,

se poursuit, avec célérité, le démantèlement de l’école « républicaine »

tant au niveau des programmes que des moyens, avant tout humains.

Dans ce contexte, comment les conditions de ces lieux, sensés privilégiés,

des apprentissages, des échanges, des formations, de l’épanouissement

ne seraient-elles pas devenues aujourd’hui plus difficiles… pour tous ?

Comment la suppression, massive, de postes d’enseignants, d’encadrement

n’aurait-elle pas de répercussions lourdement handicapantes, négatives ?

Comment accepter de penser, de croire, à fortiori d’approuver

qu’une telle régression aussi flagrante puisse néanmoins engendrer

dans les établissements des comportements positivement meilleurs ?

L’éducation ne serait-elle plus, pour les responsables gouvernementaux,

l’investissement primordial, capital indispensable pour les jeunes, le pays ?

Et qui peut limiter simplement ses ambitions citoyennes à l’écoute

de l’annonce, répétitive à satiété comme tous ces derniers jours,

des résultats des banques du CAC 40 aussi mirifiques qu’avant la crise,

des montants incongrus des « bonus » des joyeux « traders »,

des excès du système financier sauvé de banqueroute par les Etats

alors que tant d’humains, même chez nous, souffrent de froid, de misère ?

Ne serait-il pas temps de s’interroger vraiment sur les objectifs primordiaux

que nous devrions assigner à tout système économique et financier ?

La priorité à l’enrichissement fabuleux d’une minorité est un peu courte !

Non ?

   

Par J. C. - Publié dans : citoyens
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 08:12

Mon amour de toujours,

Ecoute mon cœur : il bat la chamade !

Il se réveille, enfin, après ce long hiver...

Mets le tien contre le mien pour qu'ils battent,

même sans métronome, à l'unisson,

et se réchauffent mutuellement.

 

Comme l'artiste,

qui vient d'obtenir son diplôme des Beaux Arts

et qui joue joliment, délicieusement avec toutes les couleurs :

le rouge, le blanc, le bleu et le noir…

 

Comme le parfum qui délivre ses fragrances,

son parfum suave et agréable, mais, parfois, envoutant…

 

Je t'offre ma palette d'aquarelles, pour réchauffer ton cœur :

- le rouge sang, miroir de l'amour qui coule dans mes veines,

- le rouge vermillon, chaud comme la flamme du feu

  ou comme le rayon de soleil ;

- le jaune comme le bouton d'or -

  l'or, signe de "richesse" que les amants offrent, parfois, à leur maîtresse ;

- le vert, mélange du jaune et du bleu,

  symbole de l'espérance,  du malade en rémission ;

- le bleu, comme l'immensité des cieux

  qui incite les cœurs atteints de félicité.

 

Et le blanc mon amour ?

Faisons quelques pas, en continuant à nous dire des mots doux.

Je te promets, qu'au bout du chemin,

du blanc, tu en prendras « plein les yeux » !

 

A l’horizon, majestueuses se dressent

les Pyrénées avec leurs neiges éternelles !

« Que la montagne est belle ! » .... près de toi.

 

Par A. B. - Publié dans : quotidiens
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 08:06


Article précédent :  « Ni haine, ni oubli » (21)

CARNET DE L’EVASION DE Jean J.

(Du 26 mai au 11 juin 1942) (suite - 3)



 

 30-31 mai

 

Au fait on commençait à regarder les étiquettes, quand la sirène d’alarme déclenche son son lugubre. C’est les avions Anglais qui arrivent et en cinq minutes, alors que j’étais sous un wagon, la première bombe incendiaire me tomba à cinq mètres. Vite on va se mettre sous quelques acacias à 200 mètres à côté de la voie, et ça commence à tomber. Nous avons eu chaud chaud, un regard des incendies je priais notre dame de Lourdes, ça a duré plus de 2 heures et quels dégâts.

 

31 mai - 1er juin 


Le dimanche se passe sous la pluie dans un buisson et cassons la croûte avec un biscuit chacun, il nous en reste une dizaine. Ce soir on essayera de reprendre la voie vers l’ouest, mais ma boussole est détraquée. Nous nous sommes rasés et  lavés dans la matinée tous les quatre avec un litre d’eau. Toujours la pluie et le vent, mon manteau pèse dix kilos. Enfin voilà la nuit assez sombre, on redémarre sur la voie, pas de lumière dans la ville, à cause du bombardement.

 

En passant à la station de Cologne Sud, le chef de station nous appelle, mais nous passons à bonne allure et un peu plus loin nous quittons la voie et descendons en ville. On croise agents, civils et une sentinelle qui gardait une rue encombrée, inous passons à deux mètres, ensuite on se heurte à un convoi militaire, bravement on fait là demi-tour, et passons dans un jardin public, et finalement on sort de la ville, mais désorientés. Il faut allumer une allumette et regarder si la boussole veut nous orienter. Ca va on a l’ouest et on démarre. Juste une nouvelle alerte, les avions reviennent, un type passe devant nous en courant vers son poste de D.G.A. on attend 5 minutes, les avions ne reviennent pas ici et continuent la route et nous aussi on marche, on a faim, nous trouvons un champ de patates, on en arrache quelques pieds et mangeons ces boules avec du sel et du poivre, excellent ! En avant encore, le jour va venir, on trouve un bois et y rentrons. Sitôt couchés on ne peut dormir, le vent est froid, on est trempé. Heureusement le soleil se lève, on se fait sécher et reposons. Je reprise mes chaussettes pour la nouvelle étape de ce soir. Il me reste en tout cinq biscuits, une barre de chocolat pour quatre. L’heure du départ approche, nous avons passé la journée sans manger, on avale un biscuit chacun et gardons la barre de chocolat pour demain soir, le repas fini, en route.

 

Beaucoup d’usines autour du bois, on réussit à se faufiler, et juste au moment ou nous croyons sortir de ce guêpier, vers 11h ou minuit, alerte, on nous crie « verda », « qui vive » et en même temps on court sur nous, ils sont deux ou trois ; mes trois copains piquent un sprint à droite et à gauche, ils sont poursuivis et ne sais s’ils sont pris ; moi je me suis accroupi derrière une haie sur place, ils ne m’ont pas vu. J’attends un bon moment, je n’entends rien, je repars doucement, il y a du brouillard, je ne sais trop où aller, j’arrive dans un bois et me coudre( ?) mes pantalons trempés par la rosée ; il fait frais et ne peux dormir ; à la pointe du jour, je repars un peu, trouve un ruisseau, me débarbouille ; il y a huit jours aujourd’hui que je ne l’ai fait, déjeune avec ¼ de flotte et avance un peu plus, le bois se finit, suis près d’un village et m’arrête ; on verra ce soir.

 

(A suivre)


 

Par A-M R / H. R. - Publié dans : historiques
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /2010 08:06

 

La balançoire est en mouvement,

                    Elle se balance sur son axe,

Décrit une trajectoire parfaite,

                   Symbolise la vie qui passe ;

Le temps qui, un jour, s’arrête.

 

La balançoire reçoit une  fille en jupe

Aux cheveux longs et fleuris,

Aux yeux rieurs, aux jambes galbées

Qui se laisse aller à la rêverie…

 

La balançoire est en mouvement,

                   Elle se balance sur son axe,

Décrit une trajectoire parfaite,

                   Symbolise la vie qui passe ;

Le temps qui, un jour, s’arrête.

 

 

Un jeune homme brun l’obsède

Lui, qui l’a conquise, avec un baiser fougueux.

Elle donne un peu plus d’allant à la balançoire

Afin de garder brûlant le souvenir de l’être aimé.

 

La balançoire est en mouvement,

                     Elle se balance sur son axe,

Décrit une trajectoire parfaite,

                     Symbolise la vie qui passe ;

Le temps qui, un jour, s’arrête.

 

Par M. G. - Publié dans : poétiques
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 08:12

Tournage du thriller « A l’aube »

avec Jean-Pierre BACRI, Sylvie TESTUD et Ludmila MIKAEL

 

Après avoir porté mon dossier de candidature à l’office de tourisme de Lourdes, je suis convoqué comme figurant, ce lundi,  pour 19h, à GAVARNIE…

Je m’y rends en me posant plein de questions : vais-je souper ? Combien de temps va durer le tournage ? Que vais-je faire comme emploi ?...

A 2 kilomètres du sommet, Bernard, le régisseur me téléphone : Il  me demande où je me trouve. Il me dit qu’il m’attend pour aller manger. Ça commence plutôt bien !

Je me gare sur le parking de la salle des fêtes. Une fine pellicule de neige commence à tapisser le sol ;  je rentre dans la salle et mon « chef » est là. Nous nous rendons ensemble à l’hôtel de l’Astazou pour dîner. Il y a déjà des figurants au restaurant, ils en sont ... au café. Bernard me présente rapidement.  On ne tarde pas à m’apporter une assiette de hors d’œuvre, suivie d’une souris d’agneau avec purée de légumes. Plutôt succulent, ce plat ! Après ce repas inattendu, nous nous rendons tous ensemble à la salle des fêtes de nouveau. La majorité des figurants part sur le plateau de tournage. Moi, je reste avec un autre acteur de complément et Bernard, qui nous fait la causette. On parle de …cinéma.  

En effet, notre hôte a des années de travail derrière lui, des dizaines de comédiens rencontrés, des anecdotes, des avis sur tout. Après avoir fait des études de sociologie et travaillé à la ville de Lourdes, il s’en est allé sur d’autres chemins professionnels grâce à une rencontre avec Coline Serreau ( la réalisatrice de « Trois hommes et un couffin » ). Bref, la conversation est un peu mondaine, mais, tant pis, ou tant mieux, c’est si rare habituellement. J’y apprends que Monica Belluci est adorable, très humble, Gérard Lanvin sympathique ou encore que Sylvie Testud a son petit caractère de diva.

21h30 : on part direction l’ancien hôtel VIGNEMALE, rebaptisé hôtel des aiglons pour l’occasion..

Le plateau, c’est quoi ? Le lieu de tournage dans un hôtel luxueux, éclairé comme un château, réaménagé.

Et Jean-Pierre Bacri…. Il est fidèle à son image : habillé de noir, mal rasé, les sourcil revêche et l’élocution hasardeuse. Génial, je retrouve l’acteur d’ « Un air de famille » ! Ce qui permet alors de réfléchir aux clichés, à l'image qu'on se fait forcément des acteurs. Dans leur bulle. Polis mais distants. Forcément. Parce qu'en les observant, on en vient à se rappeler quelques évidences soudaines. Telle la fausse proximité que crée par définition leur métier : ce n'est pas parce qu'on connaît leur visage, qu'on les a vus à l'écran qu'ils vous connaissent. D'où toute l'ambiguïté du mot « reconnaissance » : si vous les reconnaissez, eux ne peuvent vous reconnaître, ne vous connaissant pas . De plus, ce n'est pas parce qu'ils jouent des personnages qu'ils sont ces personnages. Et puis, dernier point, qu'on oublie toujours : s'ils sont là pour jouer, ils sont là pour travailler et vous êtes dans leur bureau.

Devant l’hôtel, une scène est jouée : l’arrivée d’une voiture avec 2 personnages qui en descendent, en pleine tempête de neige. Pour cela, une machine envoie des fécules de pommes de terre dans l’air : on croirait à une vraie tempête de neige !

Autre scène : au comptoir de l’hôtel, Sylvie Testud, la détective, questionne le gérant incarné par Jean-Pierre Bacri. Ces passages sont tournés plusieurs fois sous des angles différents, des éclairages ou des ambiances distinctes. Le cinéma est une affaire de patience et de concentration. Parfois, la nervosité gagne certains : c’est donc l’assistante qui prend le relais du metteur en scène pour soulager ce dernier.

Dernière scène dans laquelle je joue : les clients sont attablés au restaurant, servis par 2 serveuses plutôt jolies encadrées par un maître d’hôtel très remuant,  tandis qu’à l’extérieur, les caméras tournent. Toute une équipe de cadreurs, d’électriciens, d’éclairagistes, à l’image d’un essaim d’abeilles,  furète autour des acteurs.

Fin : 2 heures du mat’ ! ça commence à faire tard…

Le retour à la maison sera très prudent car la chaussée est glissante et blanche.

Voilà pour mon rôle d’acteur, pas compliqué mais excistant tout de même,  dans « A l’aube » avec les stars du cinoche !

 

Par M. G. - Publié dans : locaux
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