Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 08:11

 

 

Article précédent :  Regards philosophiques (68)

 


Thème :

« Peut-on dire,

quand on veut on peut ?» 

  

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  Introduction:

Pour débuter cette introduction, je demanderai à tous les participants : quels sont ceux de vous qui ont une Rolex ?
Apparemment personne. Alors, pour ceux qui ont passé la cinquantaine, vous avez raté votre vie, vous n’avez pas eu de volonté, car le publiciste Ségala nous l’a dit: « Si a 50 ans t’as pas une Rolex, t’as raté ta vie ! ».
Philosophiquement, le vouloir nous intéresse au premier chef ; ce vouloir qui est l’aiguillon qui nous pousse vers la réalisation de nos désirs. Mais nous savons que le « vouloir » ne suffit pas toujours. « Je voudrais bien, mais j’peux point », disait la chanson. De plus, pris au pied de la lettre, l’expression « quand on veut, on peut » signifierait que la pauvreté est un manque de volonté, cela se traduit par : pas de Rolex, pas de yacht, pas de propriété sur la côte… Si on pouvait tout ce qu’on veut, on cesserait bientôt de vouloir et « les oies voleraient toutes rôties ». Malgré tout notre vouloir, nous savons que la réalisation de nos désirs, nos projets, sont soumis à des contingences, et c’est se raconter des histoires que de dire comme nous l’assénait il y a quelque année un ex- Président de la République: « Quand on veut, on peut » ; même si l’on ne doute pas  que « le pouvoir » aide beaucoup le vouloir.
Quand je joue au loto, soyez assurés que je veux gagner, et pourtant ! Lorsqu’il s’est élancé de la falaise vers la mer, Icare voulait réellement voler comme les oiseaux. Le malade peut vouloir guérir ; c’est un atout primordial pour guérir, mais ce n’est pas tout ; vouloir et pouvoir dans ce cas montrent  les limites. Nous ne voulons pas vieillir et au final cette volonté se brise sur le rocher des réalités.

Par ailleurs, avec le « je veux », l’enfant découvre sa puissance, puis très vite, les limites. Ces limites sont aussi un élément nécessaire à notre construction. Ainsi, nous apprenons la modestie, nous apprenons à mesurer, nous découvrons qu’il peut exister, qu’il doit exister une mise en garde des débordements de nos vouloirs. Être heureux, disait le philosophe anglais Hobbes, « c’est obtenir ce que je veux, toujours », « et quant au bon ou mauvais, il n’appartient qu’à moi d’en décider », « est bon ce que je veux » ; autrement dit : «Qui veut la  fin, veut les moyens ».
Celui-là voudrait tuer sa belle-mère, « il peut », et en même temps, « il ne peut pas » ! Je peux griller un feu rouge, et en même temps, je ne peux pas ; je ne peux ne pas ne pas vouloir être sanctionné ; autrement dit, le vouloir est conventionnel.

Ma volonté n’est pas libre,  elle est entravée. Cette contrainte de l’exercice de mon pouvoir que m’impose l’autre peut amener certains à utiliser des moyens qui répugnent à d’autres, à utiliser l’homme « en temps que moyen », voire, l’amener à souhaiter prendre le pouvoir sur les autres, voire arriver à être numéro un de quelque chose pour pouvoir, avec arrogance, dire à son tour : « Quand on veut, on peut ». Un autre Président de la République nous disait il y a cinq  ans, quand il était candidat : « Si je suis élu aucun SDF ne mourra dans la rue ». Comme dit le Proverbe espagnol : « Del dicho al hecho, hay un trecho ! » (Entre dire et faire, il y a une lieue !).


 

  

(A suivre)

 

Avec l'aimable autorisation des animateurs, 

extraits de restitution d'un débat du café-philo

http://cafes-philo.org/

avec lequel je garde un lien privilégié

en tant qu'un des artisans de sa création.


 

 

Par G-L. P. / J. C. - Publié dans : culturels
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 08:06

 

 

Article précédent :      Janis Joplin

 

Bruce-Springsteen.jpg

 

 

Bruce SPRINGSTEEN est né à LONG BRANCH dans le NEW JERSEY en 1949 ; c’est un chanteur et compositeur américain. Ses albums associent toutes les traditions musicales comme le folk, la country, le rock ou le rythm’blues. « The boss », c’est son surnom, s’inspire fortement de Bob Dylan. Son groupe se nomme E street band. « Born to run » ou « The river » sont deux de ses plus gros tubes.
Traduction de « The river » :

Je viens du fond de la vallée où, monsieur, quand tu es jeune, Ils t'élèvent pour que tu fasses comme a fait ton père ; Marie et moi on s'est rencontrés au lycée quand elle avait à peine dix-sept ans. Nous descendions cette vallée pour aller où les champs étaient verts. Nous descendions à la rivière Et dans la rivière nous plongions. Oh à la rivière, nous descendions Puis Marie tomba enceinte et tout fut bouleversé Et pour mon dix-neuvième anniversaire on m'a donné une carte syndicale et une veste de cérémonie Nous sommes allés au tribunal et le juge a tout mis en attente Pas de sourires du jour du mariage, pas de marche nuptiale, Pas de fleurs pas de robe de mariée

I come from down in the valley where mister when you're young They bring you up to do it like your daddy done Me and Mary we met in high school when she was just seventeen We'd ride out of this valley down to where the fields were green We'd go down to the river And into the river we'd dive Oh down to the river we'd ride Then I got Mary pregnant and man that was all she wrote And for my nineteenth birthday I got a union card and a wedding coat We went down to the courthouse
 
http://youtu.be/nAB4vOkL6cE

 

Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:00

 

Article précédent : Janis Joplin

 

ENTRETIEN AVEC HUGUETTE, SECTION « LOISIRS CRÉATIFS »,

BOULANGÈRE À LA RETRAITE

 





« Bonjour Huguette, merci de m’accueillir chez toi, nos lecteurs du blog voudraient connaitre ton passé de boulangère à Lourdes car nous savons que tu es une passionnée.

- Quel âge avais-tu à tes débuts dans la profession et peux-tu te présenter brièvement ?

- J’avais 45 ans quand j’ai débuté et j’ai travaillé dans ce métier de 1985 à 1997. J’étais la sixième enfant sur neuf au sein de ma famille et mon papa nous a quittés en 1981prématurément.
- Où ça?

- J’étais physiquement à Lourdes, aux halles ; j’ai repris une affaire, après avoir quitté l’hôtellerie.
- Quelle était ton organisation ?

- Mon fournisseur était la maison Grangé, qui avait succédé aux établissements Brossier. Je recevais, tous les matins, très tôt, la confiserie, les viennoiseries et bien-sûr, le pain sous toutes ses formes : baguette au levain, aux céréales, la tordue, l’épi, la fougasse, la boule, la couronne et le pain passion… Ils me reprenaient les invendus à la fin de la journée.

Le premier jour de ma carrière, j’avais à vendre 20 pains, 30 baguettes et 4 chocolatines. Le soir, il m’en restait une certaine quantité sur les bras, à mon sens trop important, je ressentais ceci comme un véritable fiasco ; heureusement, le fournisseur m’a consolée en me disant  qu’il fallait relativiser, que c’était un bon début et qu’il fallait dorénavant persévérer.

Je travaillais tous les jours du lundi au dimanche compris. J’étais là le samedi à 6 h du mat’ pour mettre en place la marchandise et souvent, les premiers clients arrivaient alors que tout n’était pas installé. Je terminais vers 13h30. Je prenais le temps de faire une pause rapide le matin pour casser la croute et prendre des forces.

 Très tôt, je me suis tenue à beaucoup de rigueur concernant les horaires, rigueur que j’ai faite partager à mes enfants et mes proches. Paradoxalement je ne portais pas de montre au poignet !
 Je privilégiais sans forcer le naturel, le relationnel avec les clients .

 J’attachais beaucoup d’importance à ma tenue vestimentaire (tablier à bretelles avec broderies anglaises, harmonie des couleurs, coiffure…), je souriais très facilement  et surtout, je prenais soin de la qualité de mes produits, ce qui est une évidence pour certains, mais hélas pas toujours respectée au quotidien. Il faut savoir éliminer dans le doute ce qui n’est pas parfait.

 Ma devise était : « Qualité des produits, propreté, plaisir de la clientèle ».

Il m’est arrivé de livrer souvent directement à la gare de Lourdes des sandwiches pour des pèlerins sur le départ.

 A l’époque, j’habitais aux Granges et j’avais donc à peu près 5 kilomètres à faire pour me rendre aux halles. J’aurais bien aimé transmettre l’affaire à mes enfants mais ils n’ont pas voulu reprendre le flambeau à cause des horaires matinaux et rigoureux ; en revanche, ils ont comme moi aujourd’hui cette envie de bien faire qui  assure à chacun d’entre eux un bon métier. »
                                      Huguette, ou « les maitres du pain » janvier 2012.

Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 08:10

 

 

 

 

Par J. C. - Publié dans : sportifs
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:06

 

 

Poème précédent :          Les affres de l’hiver

 

         Ode à la vie

Aux senteurs chatoyantes de l’aurore naissante
A la brise sensuelle, fraîche et dynamisante
Aux couleurs éclatées réveillées de rosée
Je viens chanter la vie encore ébouriffée.

Sous le voile des nues, l’aube pointe son nez
Et l’on retient son souffle devant le nouveau-né
Magie de la nature, synergie de deux corps
Je viens chanter la vie, je viens chanter encore.

Au soleil sublimant la cime des montagnes
S’étalant sur les champs sillonnant la campagne
Auréolant les arbres vernis de ses rayons
Je viens chanter la vie qui file à l’horizon.

A la lande arborant son manteau de sapins
Brillant de perles bleues, pépites de satin
A l’énigme sauvage des sentiers ombragés
Je viens chanter la vie comme chante le geai.

Aux ciels d’orages lourds qui s’ouvrent sur la terre
A la pluie cliquetante sur un drapé de verts
Aux voltiges d’oiseaux saisies à contre-jour
Je viens chanter la vie ruisselante d’amour.

Aux enroulées de vagues sur la mer déferlante
Aux courants qui m’emportent vers le couchant qui hante  
Aux cascades, aux ruisseaux, à l’eau pure des puits
Je viens chanter la vie par ses jours et ses nuits.

        

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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