« Urgences »

Publié le par M. G.

A l’hôpital, aux urgences… : je sais que je suis pris de front par une méchante crise de coliques néphrétiques  ( « frénétiques », comme disait Coluche) depuis plus d’une heure ;  je suis un demi homme ; j’arrive un peu comme un jouet cassé, un pantin désarticulé, qui a besoin d’une réparation, il faut changer les piles, raccorder les fils ; je suis reçu ( ou plutôt réceptionné)  par un « pompier » à 3h du mat’ ( Aide soignant hospitalier, en vérité ) ; pompier ange gardien,  qui m’ouvre la porte et m’oriente vers l’accueil, accompagné de mon épouse, qui m’a transporté jusque là  en voiture.

 A l’accueil, c’est un infirmier « sauveur » qui me reçoit, enregistre mon nom, ma date de naissance, mon lieu d’habitation, me questionne sur mon problème ; ensuite, il me fait installer sur un lit d’urgence, c'est-à-dire une planche modulable dans une chambre dénommée « box » ; puis, c’est le médecin interne qui arrive, jeune femme à peine sortie de l’adolescence ; check up, bilan, diagnostic : perfusions, antalgiques, attente…

On ne pense pas au quotidien à ces actes dits : «  mineurs », mais qui sont si majeurs pour beaucoup d’entre  nous, dans les moments de difficultés. On est en souffrance extrême : 7-8 sur une échelle de la douleur de 1 à 10. Il faut, par tous les moyens,  être soulagé de ce dysfonctionnement, dérèglement engendrant de l’inquiétude, de la crainte, des angoisses. Tout est possible  en complications.

Les anges de la nuit veillent sur nous ; rendons leur hommage à travers ce petit récit, écrit sous le coup des émotions fortes !

 Ce n’est pas qu’un métier, c’est plus…

 

« Urgences »

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