Roman : La mystérieuse robe blanche (13)

Publié le par M. P.

Roman :
               La mystérieuse robe blanche
                                         

                                            Martine POUTOU

13

En ce début d’après-midi, Tédéric était retourné au champ, manière de voir si la robe s’y trouvait toujours.
Il ne s’y était attardé que quelques minutes.
Sa mère l’entendit alors franchir le perron.
La porte s’ouvrit, il était déjà là.
- C’est très étrange tout de même ! Lui dit-il instamment.
Vautrée au même endroit que la veille, la robe avait dormi là !
- Tu verras bien demain si elle y est encore !
Lui avait-elle répondu d’un air évasif.
Puis elle avait servi la tarte aux pommes qui avait eu le temps de refroidir.
C’était sa spécialité et le gâteau préféré de son fils.
Ils avaient fêté ce jour en tête-à-tête et bien que cela puisse paraître bien ordinaire, ça leur convenait parfaitement.
Tédéric côtoyait suffisamment de monde durant la semaine, la quiétude de ces jours relevait, à son sens, d’un luxe inouï.
Quant à sa mère, elle se fatiguait très vite, supportant difficilement le bruit. Parler longtemps lui demandait beaucoup trop d’efforts, malgré les progrès dus à sa rééducation. De plus, une énorme concentration lui donnait le tournis et la nausée. Alors, tous deux se complaisaient à vivre ainsi, bien que Lison eut aimé que son fils fonde une famille. Mais ce n’était pas d’actualité !
Le lendemain, au retour de son travail, Tédéric avait retiré le courrier de la boite aux lettres, comme à l’accoutumée.
Mis à part quelques publicités, il y avait une lettre. Outre le papier jauni et le fait qu’elle ne soit ni timbrée, ni oblitérée, c’est surtout l’inscription apposée sur l’enveloppe qui avait immédiatement attiré son regard.
Ses initiales, découpées vraisemblablement dans un journal, lui signifiaient que ce pli lui était adressé. Après avoir posé ses affaires, il embrassa sa mère sur la joue et entreprit, très intrigué, d’ouvrir ce courrier. Il s’installa sur le vieux banc. Sur une feuille de papier jauni, dans le même esprit de collage que sur l’enveloppe, il put lire :

AVIS …
FALLAIT PAS LAISSER D’EMPREINTES !
LA MYSTERIEUSE ROBE BLANCHE ...


Son sang n’avait fait qu’un tour. Ce message anonyme pouvait-il supposer l’imminence d’un danger ? Il avait lu ceci à haute voix et sa mère avait levé les yeux de son ouvrage, le posant instamment sur ses genoux.
- Une énigme cette robe blanche ! Susurra t-il d’un air inquiet. Il lui tendit la lettre.
- Je vais avertir la police. Je n’y avais pas pensé, mais peut-être recherchent-ils quelqu’un ? Je ne voudrais pas que cette histoire me nuise. Ajouta t-il.

(A suivre)

 

Publié dans culturels

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