Roman : La mystérieuse robe blanche (27)

Publié le par M. P.

Roman :
               La mystérieuse robe blanche
                                         

                                            Martine POUTOU

27

- Ah ! Ma mère ? Elle est très affaiblie, mais son état reste toutefois stationnaire. Vous habitez Adé ?
- Non, j’habite à Lourdes. Nous redescendions de l’auberge de Bartrès où nous avons dîné, en vue de fêter les quarante ans d’une collègue. Puis, en passant par chez vous, ayant vu de la lumière, nous sommes venues boire un dernier verre ! Pour la route, comme on dit ! Quarante ans ! Cela se fête, non ?
- A qui le dîtes-vous ! Je viens d’en faire 39 en avril dernier.
- Vous ne les paraissez pas ! Moi, j’en ai fait 34 en mai !
- Merci du compliment ! Autant pour vous ! De plus, je vous trouve radieuse et cette robe vous va à merveille !
Elle ne portait pas de broche, mais son décolleté était suffisamment plongeant pour qu’il en fût troublé.
- Venez, je vous invite à boire un verre avec mes amies !
Clama t-elle en l’entraînant loin des bandas.
La musique battait de plus belle.
Elle avait dû s’approcher tout près de son visage pour qu’il l’entende.
Son parfum sublime était enivrant.
Il sentit son coeur se soulever, le laissant abasourdi, livré à ces effluves hespéridés qui le ravissaient.
Elle le prit par le bras, le conduisant vers le groupe des joyeuses fêtardes :
- C’est un de nos clients ! Leur dit-elle d’un air amusé. Alors, soyez gentilles s’il-vous-plaît !
Toutes le saluèrent, le sourire aux lèvres.
Françoise lui tendit un blanc limé :
- A mes quarante ans ! Lui lança t-elle.
- A la vôtre ! Joyeux Anniversaire ! Répondit-il poliment.
Puis, la conversation reprit aussitôt entre Tédéric et sa belle. Il fallait qu’il sache ! Qu’il vérifie s’il s’agissait ou non de sa mystérieuse prétendante :
- Vous arrive t-il de venir vous balader par ici ?
- Par ici, non ! Mais il m’arrive parfois d’aller sur la lande.
Répliqua t-elle sans ciller.
- Est-ce vous qui m’avez envoyé un message, me donnant rendez-vous ici, ce soir ? Questionna t-il sans hésiter.
- Un rendez-vous ? Moi ? Je n’aurais pas osé cela ! S’enquit-elle aussitôt. Vous aviez rendez-vous ? Et elle n’est pas venue ?
- En effet, mais ce n’est pas grave, puisque vous êtes là ! S’entendit-il répondre d’une voix charmeuse.
Elle rit, ajoutant malicieusement :
- Si elle n’est pas venue, je veux bien la remplacer, mais à la condition que vous m’invitiez à danser.
Ses yeux brillaient en disant cela. Des yeux d’un bleu intense, d’une beauté démentielle. Des yeux envoûtants qui le troublaient, l’émerveillaient, le séduisaient au plus haut point.
- Je voudrais bien, mais la danse, ce n’est pas mon fort ! Dit-il avec désolation.
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- Pas besoin d’être un pro pour danser les slows !
- Ok ! C’est promis, mais avant, j’aimerais connaître votre prénom. Demanda t-il.
- Ah, pardon, je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Elsa.

(A suivre)

 

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