"Au bord de l'eau"

Publié le par M. G. .

"Au bord de l'eau""Au bord de l'eau"

Aujourd’hui, je projette d’aller manger, à midi, au bord de l’eau, mais vraiment !… pas, au restaurant « AU BORD DE L’EAU » de BILLERE. Rien à voir !
 Je ne sais pas pourquoi, mais les ailes me poussent à respirer  « le grand Air », comme on dit banalement.
Je voudrais me rapprocher de la nature, si belle et si régénératrice,
 quand on prend le temps de l’observer.
On a, hélas, tendance à l’oublier, dans notre vie quotidienne.
 D’ailleurs, est-ce qu’on s’en éloigne vraiment ?...
Non… mais dans l’esprit, oui !
On passe son temps devant le rigide ordinateur, Dieu des bits et des pixels,
penché sur le téléphone portable aux mauvaises ondes, mauvaises fréquences,
 assis au bureau, prisonnier, ligoté,
 et on passe à côté de la « vraie vie » …
 Quand on  traverse la nature, c’est pour joindre, le plus rapidement possible, un point A  à un point B :
 un bureau à un atelier,
 un magasin à un autre,
 une maison à la voiture…
Donc, c’est décidé ! il fait beau temps,
 je suis seul et libre,
 et je saisis l’opportunité qui s’offre à moi d’aller voir… les libellules, au bord du gave.
Je prépare mon casse-croute, dans la cuisine, en faisant des allers-retours courts et rapides, au frigo ;
j’en sors du fromage au lait, du jambon d’York, du beurre, de la salade verte, de la compote en tube, bref, de quoi ripailler, si je puis me permettre l’expression moyenâgeuse.
Je n’oublie pas le papier en aluminium, si pratique pour épouser la forme du pain bombé et la petite bouteille d’eau minérale.
Je fourre tout ça dans un sac à dos, avec une serviette en tissu  et,
me voilà parti, vers le « wild », la vie sauvage comme dirait Cheryl STRAYED.
 Pour ceux qui ne la connaisse pas, Cheryl Strayed, 47 ans, a écrit un roman poignant et humain, où la marche se fait rédemption. Un film a suivi avec pour héroïne, Reese WITHERSPOON.
Je me rends sur les berges du gave d’Argelès-Gazost :
J’atterris non loin de la truite de Lau -Balagnas ;
je m’assois au pied d’un gros arbre généreux,
surplombant l’onde marine et ses remous brillants.
 Et je croque à pleines dents et… en plein dedans, cette bonne baguette croustillante à
souhait : …BONHEUR !
 

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