Roman : "Au cœur de la tempête" (17)

Publié le par M. P.

Roman :
             

Au cœur de la tempête
                                         

                                            Martine POUTOU

17


Candice pensa à la chanson de Piaf :
«…emportés par la foule… » Se disant qu’elle aurait pu s’écrire ici et maintenant.
Elle se sentait légèrement étourdie par les vapeurs d’alcool, la fatigue, le bruit, les bousculades.
Mais alors qu’une bande de jeunes chahutait gentiment près d’eux, un des garçons est venu malencontreusement les bousculer.
Joël se retourna nerveusement, le repoussant violemment, le regard plein de haine et de mépris.
Interloquée par ce comportement, Candice avait été vivement contrariée et lui avait fait savoir sur le champ.                        
Fort heureusement, ces jeunes avaient intelligemment évité de rétorquer à cette altercation.
Honteuse, elle avait quitté ces lieux au plus vite.
Joël s’était empressé de la rejoindre, remarquant sa grande déception face à son attitude impardonnable, ne cessant de se confondre en excuses.
Il était minuit passé et ils n’avaient même pas pris la peine de s’embrasser.
Désolé, il était désolé :
- J’ai gâché la fête !  Se lamentait-il.
Ils venaient d’arriver à l’hôtel de style Belle Epoque.
La chambre, comme tout le reste, baignait dans un luxe inouï. Elle savoura des yeux cette élégance.
La douceur de ces tons gris perle et blanc cassé la ravissait.
La lune pénétrait à l’intérieur de la pièce, laissant sa clarté flâner sur leurs oreillers bientôt témoins de leur réconciliation.
De cette nuit voluptueuse, reste en elle le souvenir inoubliable d’un oasis de bien-être incontestable.
Elle garde le souvenir d’un matin unique s’éveillant dans la plénitude des premières lueurs tendres et magiques.
Ils étaient rentrés de cette escapade à contrecœur.
Dans quelques jours, elle aurait fini son remplacement et serait de nouveau entourée des siens, tous très impatients de voir arriver ce grand jour où le bébé montrerait son petit minois.
Leurs appels téléphoniques n’avaient de  cesse d’en parler.
A son retour, tous seraient informés de sa liaison avec Joël et des liens déjà très forts qui les unissaient.
Leur séparation fut mutuellement très éprouvante, ainsi que les suivantes qui leur serraient chaque fois un peu plus le cœur.
Leurs retrouvailles les comblaient du même bonheur, envahis par la même joie, débordant d’énergie.
 S’il avait fallu, elle l’aurait suivi au bout du monde.
En son absence, elle se sentait si faible et si fragile.
Son amour lui redonnait vie.
Cet amour passionnel lui faisait battre le cœur de façon ardente et frénétique.
Ses bras, forts et sécurisants, savaient l’envelopper de cette douceur qu’elle n’avait jamais retrouvée depuis l’enfance.
 Ses petits flirts passés n’avaient rien de comparable avec cet amour grandissant qui la satisfaisait à l’envi.



 

(A SUIVRE)

 

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