Roman : "Au cœur de la tempête" (19)

Publié le par M. P.

Roman :
             

Au cœur de la tempête
                                         

                                            Martine POUTOU

19


Rémi était venu l’y rechercher. Elle n’avait pas été blessée, juste envahie par une grande peur.
Mais sa voiture, ayant eu le châssis plié, fut mise en épave.
Elle se retrouvait donc sans travail et sans voiture.
Le 18 janvier, naissait la petite Faustine. Cet amour de petit enfant était venue remplir les cœurs d’allégresse. Candice chinait Rémi, appelant sa nièce « Félicité » !
La maison respirait les parfums de l’extase. Faustine se laissait bercer tour à tour par leurs bras, portée par leur affection, enveloppée de tendresse, de mots et de sourires témoins de leur amour pour cette petite reine.
Les fées s’étaient posées sur son berceau, lui transmettant leurs vœux de bonheur pour cette année nouvelle et pour toutes les années à venir.
Une semaine après sa naissance, elle et sa maman avaient rejoint la maison d’où circulaient de bonnes ondes.
Joël était enfin venu. Apportant un bouquet de fleurs blanches ainsi qu’un cadeau au bébé, Claire l’avait trouvé touchant. Il était resté le temps de faire connaissance et de boire une coupe de champagne à l’occasion de cet événement.
Il avait trinqué au bonheur et à la santé de tous.
Rémi n’avait pas fait montre du même empressement, n’étant pas très avenant envers Joël. Candice se demandait s’il n’en était pas un peu jaloux, du moins méfiant.
Lui qui semblait jusque là enthousiaste, s’était alors montré plutôt réservé.
Le vouvoiement s’étaient imposé spontanément entre eux, comme pour mettre une certaine distance dans leurs relations. Un peu déçue sur le moment, Candice avait pensé que le temps ferait son affaire.
Mais la suite ne vit pas la moindre amélioration.
Il semblait pourtant que Joël faisait des efforts pour se contenir, mais Rémi avait développé une forme d’aversion envers lui qui le sentait bien.
Au printemps, la décision fut prise pour Candice.
Elle quitterait les lieux pour aller vivre le parfait amour.
Du moins, à cet instant, c’est ce qu’elle croyait.
Au début, tout était merveilleux. Joël, toujours très attentionné, la couvait du regard.
Mais, très vite, elle l’avait senti irascible et susceptible à la moindre réflexion de sa part, même la plus banale.
Il contredisait la moindre idée personnelle qu’elle énonçait. Des choses aussi anodines que le mauvais temps, une émission télévisée, une recette de cuisine…
Tout était sujet à critiques.
Il semblait toujours insatisfait. Elle attribuait son humeur atrabilaire  au besoin de repos, espérant que les vacances prochaines les rapprocheraient davantage.
Les jours passaient et malgré cela, elle l’aimait toujours autant. Son visage, souvent crispé, laissait paraître une certaine tension. Cela le rendait encore plus précieux à ses yeux.
Elle voulait tant l’aider à aller mieux.
Le voir sourire lui réchauffait le cœur.




 

(A SUIVRE)

 

Publié dans culturels

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