Atelier d'écriture du 9/01/2016

Publié le par M. P. / M. G.

Atelier d’écriture sur le thème de la Rome Antique.

 

Lourdes médiathèque le 09/01/2016 à 15 h.

La première consigne donnée était la suivante ;
Après avoir tiré au hasard une phrase latine (ci-dessous en italique,) traduite en français inscrite sur des petits papiers mis à votre disposition, écrire un texte en utilisant cette formule comme idée de départ.
Puis, piochez à votre guise un ou plusieurs mots latins, noms propres ou noms communs (ci-dessous en italique) éparpillés devant vous.
Texte écrit par M.P :
Un destin contraire te fait errer sur la terre et sur les mers. A contre courant, te voilà propulsé dans le vide abyssal de ton être. Il faut alors t’accommoder au mieux de cette situation, essayant surtout de ne pas toucher le fond. Il est essentiel de remonter peu à peu le chemin de la félicité, bannissant la folie de nos errances passagères qui vient parfois heurter notre champ émotionnel. Ovide, lui, n’en était pas revenu. Il avait franchi l’autre côté du monde qui mène vers Quoniam. Saturnales avait acquis suffisamment de forces en lui pour combattre les démons qui pouvaient obstruer sa route. Il savait que d’autres chemins existaient sur la terre comme sur les mers et l’espoir ne le quittait jamais. Les forces telluriques l’aidaient à survivre en toutes circonstances. Il disait ; « Il y a toujours une lumière au bout du chemin, rien ne s’éteint jamais, même après la mort !» Fama le lui avait confirmé ; « Vivre à qui le veut vraiment ! »
 
Texte de Marc :
Tu as, malgré tout, décidé de partir. Nous étions tous à ton chevet et nous t’implorions de rester. Nous ne pouvions pas nous résoudre à te perdre, toi, la Mama. Tous les frères étaient là, les sœurs aussi. Certains avaient parcouru un long chemin pour toi. Tu étais, en quelque sorte, le ciment de la famille. Ton aura était immense et nous étions là, dans cette chambre d’hôpital, à l’image des Romains qui se réunissaient, autrefois, dans l’atrium, dans une échelle, bien-sur, plus réduite.
 Sabine, tu t’appelais et les enfants, les petits enfants, et les arrière petits enfants connaissaient ton prénom et le respectaient à sa mesure. Ta dernière respiration a laissé tomber un voile sur la pièce, le crépuscule est apparu, la nuit nous a enveloppés, d’un funèbre habit. Un oiseau noir a voleté devant la fenêtre, en stationnaire, avant de s’en aller, en poussant un chant perçant. L’empereur suprême avait tendu la main droite avec, signe fatal, le pouce tourné vers le bas. L’heure était venue, la minute, la seconde… Les  esclaves  hospitaliers n’avaient plus qu’à venir récupérer le corps et l’évacuer hors de l’arène. « Alea jacta est » !
 

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