Roman : "Demain, fera-t-il beau ?" (26)

Publié le par M. P.

Roman :
"Demain, fera-t-il beau ?"
                                                        
                                                       Martine POUTOU
 
26
A l’heure du thé, ils avaient fait du ski bar en terrasse, échangeant de nouveau quelques propos, Gaëtan se rapprochant d’Ambre alors que Jeanne et Tristan programmaient la suite de la soirée. Ils avaient suggéré d’aller dîner ensemble dans une pizzeria, se quittant promptement pour mieux se retrouver ensuite.
Les deux amies étaient en train de se faire belle.
- Je n’en reviens toujours pas ! S’exclama Ambre encore tout émoustillée. Tes cartes ont vu juste, tu crois ?
- Je n’en sais trop rien. Peut-être s’agit-il d’un hasard ?
Je suis moi-même aussi impressionnée que toi. Rétorqua Jeanne dubitative.
- Quelle aventure ! C’est tout de même extraordinaire, tu ne crois pas ? Déclara Ambre en sautillant, debout sur son lit.
- Oui, c’est vrai, c’est super ! Tout cela donne envie de danser. Invita Jeanne.
- De danser, de chanter, de s’éclater… Je sens que cette soirée s’annonce à merveille. Que du bonheur ! Le bonheur, le bonheur je te dis. Cours-y vite, il va filer !
Ambre s’était mise à sauter sur le lit comme sur un trampoline. On entendit alors un léger bruit sous le matelas. Elle stoppa net, l’air ébahi. Elles vérifièrent aussitôt l’état du sommier. Une latte s’était déboitée. Tout en riant de leur bêtise, elles la remirent en place. Elles en riaient encore en descendant les escaliers.
Leurs voix résonnaient si fort qu’un voisin sortit sur le palier pour constater ce qu’il en était. En se retournant, Jeanne rata une marche et dégringola jusqu’en bas sur son fessier. Heureusement rien de grave, juste un beau bleu constaté le lendemain.
- Tu te crois sur la luge ou quoi ? Mentionna Ambre qui riait de plus belle.
Jeanne riait tant qu’elle n’arrivait même plus à se lever sous les yeux hagards de ce voisin vraisemblablement interloqué.
Elles étaient encore enjouées lorsqu’elles pénétrèrent dans la pizzeria où les attendaient leurs galants.
La salle était chaleureuse, l’ambiance calme et tamisée, ce qui rendait le lieu intime et romantique.
Chaque couple occupait une banquette et la proximité de leurs corps attisait le désir, faisant monter la fièvre inévitablement. Les pizzas étaient excellentes. Les garçons leur avaient offert du champagne et, par la suite, les quatre jeunes avaient rejoint la bande de copains dans un pub où l’ambiance était festive.
Tard dans la soirée, ils étaient rentrés épuisés.
Ils les avaient raccompagnées jusqu’à la porte de leur appartement qu’elles avaient loué pour la semaine avec l’argent de leurs étrennes de Noël.
Mais, malgré leur insistance, elles n’avaient pas cédé à la tentation de les garder plus longtemps.

 

(A SUIVRE)

Publié dans culturels

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