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Dimanche 29 mai 2011 7 29 /05 /Mai /2011 08:24

 

Article précédent : Rigolus (1)

 

Amédée toise Rigolus, en le croisant sur la rue principale d’Adé :

- « Tiens, comment ça va bien ?

- Je te remercie, Amédée ; en effet, je suis de très bonne humeur et ça va très bien.

- Je n’en doute pas une seconde, mais encore…

- Et bien,  les panneaux annonçant les radars vont être supprimés. Quelle heureuse idée ! Finie, l’hypocrisie ! Reconnais, Amédée, que les automobilistes, lancés à toute vitesse, levaient le pied juste avant le radar annoncé, puis écrasaient la pédale à l’accélération, une fois passé le contrôle. On va enfin goûter à la tranquillité… Il n’y aura plus d’accidents de la route.

- Ça coûte quand même très cher de se faire pincer. L’amende devrait être encore plus élevée, d’après les infos ! C’est un outil plutôt répressif. Ceux qui sont riches n’auront pas de difficultés à payer les amendes. Le monde sera scindé en deux.

- C’est la seule condition pour que les chauffards rentrent dans le rang. D’autant plus que les avertisseurs du type « Coyote » vont disparaitre de la circulation. Ha ! Ha ! Ha ! Il n’y aura plus d’excès de vitesse.

- Il y aura donc davantage de retraits de permis. Ceux qui vivent de la route comme les chauffeurs routiers, les représentants de commerce ou les taxis vont avoir du mal, il me semble !

- Non, il faut simplement être RAI SO NNA BLE. J’aime quand la vie est paisible, coule comme une rivière… Nous allons nous retrouver sur une planète modèle.

- Oui, Rigolus ; tout de même, chaque être est, je crois, unique et différent ; tu ne peux donc pas gérer toute la population comme si elle était semblable à un troupeau de moutons du Val d’Azun ! C’est une hérésie.

 - Et pourquoi pas ? Panurge est dépassé depuis longtemps aujourd’hui ! Les gens vont croire à cette idée bénéfique pour eux.

- Rigolus, sois sérieux une minute, est-ce que tu tiens compte de la puissance des moteurs d’aujourd’hui ?

- Ça, c’est le progrès, la modernité ; il ne faut pas tout mélanger, mon ami. L’économie mondiale créée des objets de consommation de plus en plus pointus. C’est normal ! Nous n’avons aucune limite en matière de création économique.

- Je reste persuadé qu’il y a là, contradiction. En outre, reconnais, Rigolus, que certaines portions de route ne représentent pas le moindre danger, tout en étant bridées à 50 km/h, alors que d’autres mériteraient effectivement une surveillance soutenue, comme les sorties d’écoles ou autres passages fréquentés. Il faut donc revoir la signalisation dans beaucoup d’endroits si l’on supprime les radars ; ça va de pair, me semble t-il !

- Soyons positifs ! Acceptons l’idée, nous verrons après ce qu’il y aura lieu de faire. En France, il est de bon ton de toujours critiquer les idées neuves. Le gouvernement gouverne, il a été élu pour ça.

- Facile ! Dommage qu’à cause d’un ou deux olibrius sans limites, toute la population soit obligée de cracher au bassinet .

- Non, les statistiques des accidents sont parlantes, Amédée. Les contestataires n’y pourront rien. Le gouvernement est intransigeant, quoi que… L’idée des radars pédagogiques soit nouvelle. La preuve qu’une certaine souplesse est toujours possible !

- Attention Rigolus ! Le gouvernement pourrait se retrouver confronté à la colère du peuple, comme ailleurs dans le monde.

- Restons si tu veux bien sur le sujet de la vitesse. Les gens vont peut être se mettre à faire plus de vélo, rêvons un peu ! Un monde meilleur ? Enfin ! Une planète propre et disciplinée… ça me fait penser au film « Jour de fête » où Jacques Tati incarnait le rôle du facteur à vélo.

- Mon pauvre Rigolus, ton optimisme est démesuré, déconnecté  de la réalité ; on dirait que tu es sous l’effet de champignons hallucinogènes. Les radars sont plus qu’un moyen de contrôle puisqu’ils nous punissent. Une forme d’impôt déguisé. Méritons-nous un tel châtiment ? Dans ce cas, flagellons-nous et enlevons les avertisseurs et les panneaux indicateurs. »

 

 

Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Vendredi 27 mai 2011 5 27 /05 /Mai /2011 08:11

 

A vous, nos lecteurs !

 

Voilà exactement trois ans qu’a été créé ce blog !

Trois ans que, collectivement, nous l’animons,

au quotidien, en fonction de nos différents « regards »,

de nos propres sensibilités, de nos perceptions individuelles,

de l’actualité du moment, parfois locale, souvent nationale…

Cet « anniversaire » représente, pour nous, déjà, une réponse

au défi que nous nous étions, sans en prendre toute la mesure,

alors lancé à nous même, membres initiateurs de l’équipe.

Au-delà de ces rappels, voudrions, en toute simplicité,

remercier celles et ceux qui nous font l’immense honneur,

en toute virtualité naturellement, de lire nos poèmes, dialogues,

nouvelles, productions, débats, commentaires, informations…

Bien sûr, ces « inédits » sont inégaux tant sur la forme que sur le fond

et leur intérêt, fatalement, touche plus ou moins chacun d’entre vous

en fonction de vos goûts, de vos passions, de vos préoccupations,

de votre humeur du moment, de votre sérénité, de vos difficultés,

de vos émotions, de vos pensées c’est-à-dire de vos états d’âme.

Mais, aujourd’hui, comment ne pas vous exprimer notre reconnaissance

en constatant que vous êtes des lecteurs (que l’on peut supposer)

assidus, fidèles et toujours un peu plus nombreux de nos articles publiés.

Cela, naturellement, vaut encouragements !

Pourtant, habituellement tout défi est limité dans le temps.

Nous le savons. Tous !

Pour nous, donc, encore combien de temps ?

Toujours, attendre et voir…

Pour l'instant, à demain... si vous le voulez bien !

  

 

Par J. C. - Publié dans : quotidiens
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Mercredi 25 mai 2011 3 25 /05 /Mai /2011 08:11

 

Scène N°1

Le sweat sur les épaules,

 Le sourire aux lèvres,

 L’allure nonchalante et néanmoins sportive,

Les cheveux légèrement décoiffés,

 Les mains sur les hanches,

 Il s’avance vers elle, la toise lentement, la fixe d’un regard profond et lui dit :

-      « Salut ! »

 

Scène N°2

Les jambes galbées croisées,

 La jupe assez courte,

 Le débardeur marin en guise de chemise,

 La chevelure retombant toute entière sur les épaules nues,

 Les seins hauts et forts,

 Les sandales à talons, aérées aux pieds,

 Un léger pli de retour sur la lèvre supérieure gauche,

 Les yeux plissés derrière des lunettes fumées noires,

 Elle lève la tête vers lui et demande :

-      « Tu viens d’arriver ? »

 

Scène N°3

Le teint halé,

Les épaules larges,

 Un tatouage d’ancre marine sur l’avant-bras droit,

 Portant un short long à carreaux,

Les cheveux blonds et longs,

Scrutant l’horizon, loin au large,

 Mâchant un chewing-gum,

 Une cicatrice sur la paumette droite,

À demi-assis sur son vélo,

Il la regarde, en souriant à pleines dents, et lui dit :

-      « Je cherche l’hôtel de ville… »

 

LANGAGE  téléphonique D’AUJOURD’HUI

Suis à Kbreton, dans lé land, à la mer. Evasion.

J’ai D ci D   2 prendre 3 jours à l’hôtel de la plage. Yes.

Solitude, bien-être, coupé 2 l’actu : DSK, faits divers… Ras le bol !

 Marche,  vélo, pétanque, lecture et  musique.

Respirant R io D

Suis amarré o marées, sent odeurs D pins, eu K liptus. Kif.

Bizzz

A +

Robinson.

 


Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 08:07

 

Il était une fois… un Père et un Fils, qui ne se comprenaient pas toujours bien.

Le Père voulait être admiré, adulé, idolâtré pour ses capacités, ses titres de champion sportif,  ses qualités, ses valeurs, mais le Fils avait ses propres besoins, des qualités et des valeurs également. Le premier était plus « terre à terre », matériel, extraverti, conservateur,  le deuxième plus intellectuel, théâtreux, réservé, révolté.

Le Père ne tolérait aucune ombre à son image, aucune contradiction, aucune tâche mais, il était, malgré tout, un homme, comme les autres, avec ses lumières et ses ombres.

Son Fils le savait bien et n’hésitait pas à le lui montrer, en lui servant de miroir déformant, en le mettant face à ses responsabilités.

Le Père refusait de l’entendre, de se voir, mais il était bien obligé de reconnaître que son Fils avait parfois raison.

C’est ainsi que leur vie se déroula sur des routes parallèles, chacun de son côté, sur ses rails, sur  ses certitudes…

-       « Papa, c’est ta vie, mais c’est un peu la mienne aussi, non ? Forcément, on est liés.

-       Quand je te fais des reproches, je me les fais un peu aussi, je crois.

-        Nous sommes différents, c’est une évidence ; mais, nous sommes aussi très proches, forcément.

-       Je ne te juge pas, je n’ai pas le droit, mais je sais. Tu es ce que Tu es, je suis ce que Je suis. Tu es mon père et, à ce titre, je te respecte, malgré nos disputes fréquentes sur l’ordre des choses.

-       Je suis aussi moi-même un père, et donc, moi aussi, j’ai droit à des frottements, de temps en temps... Et c’est bien normal !

-       Tu es grand-père plaisir. Je souhaite le devenir aussi, si Dieu le veut. Nous nous croisons ainsi, par instants, grâce à mes fils qui t’admirent.

-       Nos trajectoires sont différentes, nos destins aussi, nos pensées également. Chaque être est Unique et Différent. Que dire de plus ?... »

Un fils, à son père.

Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 08:12

 

Introduction : Rigolus est un personnage de bande-dessinée Pif Gadget des années 70. Les Rigolus et les Tristus étaient 2 tribus opposées sur une planète du cosmos ; l’affrontement, à renfort de calembours, consistait à convertir les ennemis. C’était un monde bicolore orange et vert.

Je reprends ce concept manichéen pour en tirer un personnage qui se veut toujours positif, béat, heureux excessif, comme il nous arrive d’en rencontrer parfois et qui, il faut bien le dire, nous agacent un peu.

 


RIGOLUS.jpg      

Rigolus et Paulette se rencontrent dans la rue du Couvent à Adé.

-       Tiens, Rigolus, qu’est ce que tu fais dans les parages ? C’est rare qu’on te voie par ici, tu t’es perdu ?

-       Bonjour Paulette, non, pas du tout, je faisais un peu de marche pour être en forme olympique, sans se fatiguer C’est de l’or en barre, par un temps pareil. On vit quand même dans une superbe région.

-       Oui, venons en au fait ; qu’as-tu pensé de l’inauguration par la Mairie d’Adé des salles culturelles à l’ancien presbytère et de l’agence postale ?

-       Fantastique ! Magistral !  Il y avait réunis tous les élus régionaux : une pléiade ! Un arc-en-ciel politique ! C’était un peu comme… un mini G8 de la planète. La Marseillaise a été jouée par une fanfare, tu imagines ça ?

-       Tout le monde était présent, à part des figures comme Monsieur François F. et le Maire de Lourdes, Président de la CCPL, tout de même !

-       Oui, certes, mais ils étaient représentés, c’est l’essentiel. J’en ai profité pour leur dire un mot à chacun. J’ai fait signer des autographes en pagaille ! C’est trop génial, non ? Après l’apéritif et les discours de la salle des fêtes, les « Grands de ce Monde »  étaient disponibles pour chacun d’entre nous : Robert, Claude, Chantal, Josette, Gérard, José.. . . Tiens, regarde, j’ai encore une signature, là, dans mon portefeuille.

-       Non, merci, laisse tomber ! Une gribouille, c’est pas important à mes yeux.

-       Ah bon ! comme tu voudras ! J’ai fait des photos dignes de Paris-Match. C’était une belle fête, les gens étaient endimanchés, on se serait cru, le jour du vin d’honneur de la fête communale. Il ne manquait finalement que Stéphane Bern ou Frédéric Mitterrand pour les commentaires. Non, je plaisante…

-       Ça fait un peu « people », ta version, Rigolus ! C’est quand même pas le mariage de William et Kate, ou encore la béatification de Jean-Paul II.

-       Pas loin !… Le premier magistrat avait revêtu son habit de lumière pour l’occasion ; c’est bien normal ; les flashes crépitaient de tous cotés, comme au Festival de Cannes. C’est pas souvent qu’un évènement comme celui-là se produit au village. C’est une véritable avancée architecturale ! Ces nouveaux lieux de réunion vont pouvoir être investis par les associations culturelles locales. Le rêve, en somme, ma Paulette !

-       Parle–moi un peu des salles ! Combien ? Comment sont-elles ? A qui vont-elles servir précisément ?

-       Alors, la première, c’est une salle de réception : ma-gni-fi-que ! Elle me fait penser… au Palais des Doges, à Venise. J’ai embrassé le sol, tellement j’étais ému. Une personne, secouriste certainement, m’a relevé en pensant que je faisais un malaise. Le mélange décoratif des styles est osé, mais réussi : des poutres en bois au plafond, associées aux jeux de lumière ultramodernes… et sur les murs : une déco toute en colonnes bicolores. Ça pourrait très bien passer à l’émission D&Co sur la 6 !

-       Heu, Rigolus, n’en demande pas trop quand même. On m’a dit que ce n’était pas immense.

-       C’est vrai mais tout ce qui est petit est joli ! Je kiffe… Ensuite, j’ai vu un local, style caverne, avec les murs en pierres, qui pourra servir de rangement, par exemple.

-       Pour y mettre quoi comme matériel ?

-       Je ne sais pas ; du moment qu’il n’est pas investi entièrement par une association…

-       Bien, c’est un peu vague,  on verra…

-       Après, il y avait une autre salle de réunion à l’étage. Superbe ! Grande et lumineuse. Il faut que tu saches, Paulette, que la CCPL a porté ce bâtiment comme relais de la médiathèque de Lourdes, c’est vraiment une consécration.

-       Il me semble que cette salle existait déjà. C’est pas vraiment une surprise.

-       Oui, mais elle a été rénovée de façon extraordinaire. De plus, elle est aux normes de sécurité. Obligatoire ! Et puis, il y a la Poste, qui a été retouchée, différenciant le Bureau du reste. C’est très intelligent comme modification.

-       Si tu le dis, Rigolus, bon, merci pour les actualités du village ; me voilà maintenant renseignée. Je te donne rendez-vous lors de la prochaine activité réalisée dans l’une de ces salles…

 


Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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