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Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 08:08

 

 

Vous regardez mes lunettes ? Elles sont comme la 2 pattes fluo de Michou après l’accident avec Claudine. Sa  voiture ne tournait plus  que sur une patte et chez qui l’a-t-il amené faire réparer ?…chez  Delco. Comme quoi nos écrivains ont de la suite dans leurs idées !

Comme vous, je lis regardsadéens et parfois il y a des articles qui me mettent un tantinet en ébullition ; ce sont les couples qui écrivent sous des pseudos.

Amédée Ronchon : « Il y en a ? ». Un seul exemple : Les Pipelettes, Claudine et Arlette car il faut pas me le faire à moi.

Arlette : pseudo de Graziela Du Parc ! Elle a la plume facile, elle est journaliste à « Femme de demain » mais chez les Dupont Verdier, elle tombe pas des nues mais sur des nus ; son rêve… qu’elle voudrait mettre en boîte Nikon mais pas en ligne car elle est comme Anne, elle n’aime pas les papa rassis ni trop mûrs.

Claudine : c’est un pseudo, je l’ai reconnue. C’est Anne, la belle sœur du député Maire Dupont Verdier, celle qui se donne du courage bien qu’elle ne soit pas très catholique avec la vigne du seigneur. Après elle rentre chez elle au volant de son R8 avec un coup dans l’aile et elle croit que c’est la tondeuse qui a cabossé sa voiture. Alors elle m’appelle à son secours par mon surnom : Cricri. Quand  j’arrive elle est devant la porte du garage avec la roue du vélo en huit et moi, j’ai beau me mettre en six pour dévoiler sa roue je n’y arrive pas. Ce n’est pas mon rayon, les roues ! Qu’elle aille voir Delco ! Pour ce qui est de son pet dans l’aile, lui faire comprendre que c’est une image et non la carrosserie de sa voiture, c’est impossible alors je crie-crie-crie d’où mon surnom mais rien n’y fait.

Vous avez pu lire également  l’année dernière la Remise des nains de jardin… Alors  là, quelle vaste blague ! Avec ma femme nous étions contents,  chacun avait le sien mais on a réalisé que c’était comme chez Jacques Martin, tout le monde en avait eu un. En  les regardant de plus près, l’un était Christian, l’autre Mado ; j’ai cogité toute la nuit et le matin au réveil  je suis allé sur internet sur le site des nains de jardin et j’ai lu que dans la jungle des nains de jardin, Christian était plus connu sous le nom de Tarzan la banane et Mado, c’était Eve. Aussi, je les ai pris sur la table de la cuisine et mis dans une grande cage dehors pour qu’ils soient dans leur milieu en espérant que Tarzan et Eve nous donnent des petits que nous irions vendre au marché avec notre 4L (2 devant, 2 derrière ; OK Mado 2 à droite et 2 à gauche ; de toute façon cela fait 4). C’est cela la vie de couple, la confiance ; vous connaissez ?

Quelques jours plus tard, la pomme d’Eve avait été  entamée. Nous avions gagné… mais depuis nous attendons toujours.

Donc, à dans un an, même jour, même heure, pour souhaiter :

Joyeux anniversaire Michel.


 

Par C. A. - Publié dans : quotidiens
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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 08:02

 

Article précédent :     Monsieur Ronchon et l'atelier Loisirs créatifs

 

Monsieur Ronchon et Amédée se rejoignent au stop (toujours dangereux…) de la RN21 à Adé. Monsieur Ronchon arbore la tête des mauvais jours, un peu comme les pirates arborent leur pavillon noir.

Amédée :

- « Alors, l’ami maussade, comment ça va ?

- Bonjour, jeune pousse, ça pourrait aller mieux, c’est sûr… Ne serait-ce que si ce maudit stop était transformé, une bonne fois pour toutes,  en rond-point. Quelle plaie de voir ça ! Un jour, ça finira mal, avec ces multiples croisements d’automobiles.

- Pour une fois, je ne peux pas vous donner tort, très cher ! Des riverains ont tenté par le passé, de résoudre ce vif problème en faisant signer une pétition. Mais, hélas, pas de signe positif de la part des pouvoirs publics. Un jour, avec le nouveau Président du Conseil Général, peut-être… Mais, dites-moi, quelle nouvelle avez-vous à me raconter, cette semaine ?

- La troupe de théâtre des Exquis Mots a perdu son leader ; tout est donc fini à l’heure où je vous parle. Quelle catastrophe ! Le metteur en scène a déposé son tablier, dans une annonce faite récemment.

- Ca m’étonnerait que la troupe s’arrête en si bon chemin ; elle est dans une spirale évolutive. L’attelage est sur de bons rails. C’est vrai que le meneur stoppe son chemin, mais il a bien pris soin de léguer son héritage en de bonnes mains.

- Mais pourquoi s’arrête t-il donc, en si bon chemin ? C’est inexplicable rationnellement :

·         la compagnie a débuté au printemps 2007,

·          elle a joué une quarantaine de fois sur les planches de 3 départements,

·          elle a « usé » 2 pièces de théâtre : « Imper et passe », et « Ciel mon maire ! »

·         elle possède un décor, du super matériel de son, fourni par la commune, une douzaine de comédiens, des techniciens bénévoles.

·          une 3ème pièce en cours, écrite par 2 membres de la troupe.

-       Mado m’a dit qu’il a besoin de faire un break. Il doit se régénérer, retrouver une  stabilité familiale. La programmation des répétitions hebdomadaires, la mise en scène (bande-son, costumes, placement, gestuelle, jeu, voix…), le réglage des petites tensions, qu’on retrouve dans toute communauté, finissent par peser…Vous ne pouvez pas comprendre, Monsieur Ronchon. Il va en profiter pour écrire et lire.

-       Amédée, tu ne m’empêcheras pas de penser qu’il a chopé la grosse tête, ce Marc,  en se prenant pour une Nouvelle Star. D’ailleurs, dans ce milieu, ils ont tous les chevilles qui enflent et se prennent vite pour Fabrice Lucchini ou Arielle Dombasle. Ils rêvent, avec des idées toujours plus originales les unes que les autres et réinventent le monde à chaque seconde. En plus, ce sont des révolutionnaires en puissance, c’est évident ! Y a qu’à voir les intermittents du spectacle et leur grève en Avignon, en plein festival. Qu’ils s’en aillent tous !

-       Alors, vous voulez qu’on le mettre au pilori ? Comme Ceausescu ou Saddam Hussein ?

-       Ecoute, Amédée, comment veux-tu que la troupe s’en remette, puisque c’est lui qui l’a montée ? Il reste seulement 2 hommes pour 10 femmes. Brigitte, un des auteurs,  m’a dit que dans la nouvelle pièce, il y a 3 rôles masculins. C’est fichu.

-       Et bien, justement, Bernard de la région paloise est venu rejoindre le groupe. C’est un jeune retraité, plein d’entrain, motivé, qui a décidé de s’investir dans le théâtre.

-       Ok, mais qui dirige la troupe, alors ?

-       C’est Jeanne, épaulée par quelques anciens. Elle avait déjà fait office d’adjoint à quelques reprises.

-       Et tu crois que ça marchera ?

-       Y a pas de raisons…

-       Quel scandale ! Alors que cette aventure prenait du corps, qu’elle permettait de rayonner, théâtralement parlant, dans les salles avoisinantes, en n’hésitant pas à franchir les frontières du département.

-       Encore une fois, Monsieur Ronchon, je vous dis que les Exquis Mots sont toujours là, et bien là. Regardez aujourd’hui tous les groupes musicaux des années 70 qui se reconstruisent pour reprendre la route du succès. Pour ce qui concerne Marc et ses chevilles, il est toujours le coprésident de l’association avec Jeannot. Il envisage même de reprendre du service en septembre 2012, mais ça, c’est une autre histoire…

-       Moi, ça me déprime, je suis désolé. Ils n’ont même pas de local communal de stockage pour le décor, pas de vraie salle de théâtre avec des fauteuils ou des rideaux, pas de camion pour transporter le décor. Comment veux-tu que ça aille ? Pour une fois qu’on avait, au village, une belle aventure sur les planches, avec un public local demandeur …

-       Ils ont joué leur Dernière, le 7 mai, à Ossun, si vous les avez vus.

-       Mais, s’ils ne jouent plus, il n’y aura plus de recette, donc rien pour assurer les cours des petits Exquis Mots, l’atelier théâtre qui a vu le jour, il y a déjà 3 ans.

-       Non, je crois que la trésorerie est saine, les demandes de subventions sont correctement exprimées et obtenues. Les adhérents sont de plus en plus nombreux avec une carte de membre à 20 euros.

-       A propos des Petits Exquis Mots… Le théâtre, c’est pas simple pour un enfant. Déjà que pour un adulte… Et puis, avec l’école, ça ne doit pas faire bon ménage. Il faut pouvoir concilier les devoirs à la maison, et le texte de la pièce à apprendre.

-       Détrompez-vous, l’enfant possède une spontanéité et un naturel liés à son jeune âge. Il se fond parfaitement dans son personnage. La mémoire, il en use parfaitement. L’animateur prend ses précautions en choisissant le texte en début d’année. Pour ce qui est de l’école, le fait de pratiquer le théâtre lui donne des outils pour bien s’exprimer à l’oral, vaincre sa timidité et se valoriser autrement que par les matières habituelles. On a vu des enfants, ayant des difficultés à l’école, s’épanouir totalement sur les planches et révéler des facettes de leur personnalité que nous ne soupçonnions pas.

-       Ah ! C’est pour ça que je n’ai pas réussi à l’école moi-même. Je comprends mieux maintenant. Tu crois que je pourrais m’inscrire en débutant ?...


 
Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 08:02

 

Article précédent :    Monsieur Ronchon de sortie culturelle

 

M. Ronchon et Amédée se parlent un matin au croisement des rues de Bartrès et du Rieutord, en observant les voitures qui ralentissent avant le stop de l’église…

Amédée :

- « Alors, Monsieur Ronchon, comment ça va ? Il parait que vous êtes allé à la rencontre des membres de l’atelier loisirs créatifs d’A.D.E. ?

- Bonjour Amédée, oui, c’est vrai. J’y suis allé sans me faire trop d’illusions, encouragé par l’ami Jeannot, le coprésident.

- Ah ! Racontez un peu, Monsieur Ronchon !

- Et bien, une dizaine de femmes se réunit, se met autour d’une table ; ça papote, ça tricote. Qu’elles s’en aillent toutes !

- Comment ? Ho, du calme, mon brave !

- C’est de la tromperie, un scandale !

- Bon, je vois qu’il faut que je corrige, une fois de plus, vos propos un tantinet délétères, je dirais. C’est vrai qu’elles papotent en tricotant, mais elles font aussi de la peinture sur objet, elles échangent des bons tuyaux, elles s’abonnent à une revue spécialisée pour avoir une trame de travail.

- Pour le magazine, je peux me débrouiller tout seul chez moi. Y en a marre de ces cercles fermés, de ces mini clubs qui tournent en rond ! Il  y a déjà les manifestations des vide-greniers, les magasins à bas prix ou encore les dépôts Emmaüs, pour trouver des objets. Et, en plus, des bibelots, on en a trop à la maison, il faut DE-BA-RRA -SSER.

- Voyez-vous, Monsieur Ronchon, j’appellerais plutôt ceci un groupe relationnel qui permet des échanges. Ça c’est primordial ! Qui dit échanges dit amitiés ; qui dit amitiés dit projets et ainsi de suite…

- Je vois, mais dans le cas présent, c’est plutôt fermé comme échange ; comment y rentre t-on dans votre cercle d’opinion ?

- Oui et non, c’est vrai qu’elles se connaissent bien maintenant, mais la porte des candidatures n’est pas fermée, pour peu que la personne intéressée se fasse parrainer, ou plus exactement « marrainer »,  par l’une des membres. Cela permettra de conserver une certaine homogénéité de compagnie.

- Ah, c’est donc du piston ! Nous y voilà !  C’est une honte !

- Arrêtez votre daube, Monsieur le schtroumpf grognon, vous mélangez tout. Nous sommes dans le milieu associatif bénévole, humaniste et constructif. Elles ont peint la boîte aux lettres de Noël, fabriquée par Gilbert, l’époux de l’une d’entre elles, en décembre dernier. Elles ont également fabriqué, de toutes pièces, un tapis d’éveil pour les lectures de contes.

- Ah, les lectures de contes, parlons-en, si tu veux bien, Amédée ! J’y suis allé le samedi matin, à 11h, près de l’école. J’aurais mieux fait de me casser une jambe !

- Pardon ?

- Et bien j’ai vu et entendu deux lectrices paresseuses et quelques enfants assis parterre, avec leurs parents derrière. Pour faire ça, autant le faire chez soi ; du balai ! C’est 100 fois mieux le théâtre ou encore les contes récités. Ici je ne vois pas l’intérêt ; c’est totalement IN SU FFI SANT.

- Mais non, vieux grincheux, c’est de la lecture animée en groupe. On n’est plus dans le giron familial. L’enfant est concentré, avec la possibilité de ramener un livre prêté par l’association à la fin de séance. 3 éléments importants sont à noter dans la démarche :

  1. L’enfant écoute la lecture, le texte, le livre.
  2. L’enfant fait face à la lectrice, la comédienne, la spécialiste de la petite enfance.
  3. La maman, ou le papa, est à ses côtés.

- D’accord c’est peut être une préparation à la culture de l’enfant mais, l’espoir fait vivre. Elles sont au pied du mur, les faignasses ! Je leur souhaite bon courage, avec les I phone, les PC portables, les jeux vidéo… Autant déposer les armes tout de suite !

- Non, non, non, vous oubliez aussi qu’elles lisent dans le cadre scolaire devant les classes entières du groupe scolaire adéen. Les enseignantes sont à leurs côtés. Je ne vous permets pas de les traiter ainsi , elles ont la foi et sont soutenues à fond par le Bureau d’A.D.E. Vous êtes un grossier personnage !

- Bon, mais alors le best, le top, c’est quand même, l’Atelier d’Ecriture, et ça Amédée, tu ne vas pas me contredire : c’est de la supercherie !

- Pourquoi donc ?

- Un animateur amateur et quelques « écrivants », en tout et pour tout ! Des feuilles de papier, des stylos, point !  On est dans la sobriété monastique, c’est de l’ascèse transcendantale ! C’est l’école qui recommence, avec des devoirs et des exercices. Ras le bol ! C’est une obsession, avec des grands enfants qui n’en ont jamais assez !

- Monsieur Ronchon, je crois hélas que vous n’avez encore rien compris. L’animateur suit un fil conducteur, qui s’appelle  l’atelier d’écriture partagée. Tout ce qu’il y a de plus sérieux, puisque c’est une méthode approuvée. Animer un atelier d’écriture, c’est aller à la rencontre les uns des autres, apprendre à se découvrir soi-même en apprivoisant les mots. On fait naitre une véritable dynamique de groupe fondée sur la confiance et le respect des autres comme de soi-même. Il parait qu’ils ont abordé des auteurs comme Pérec, Handke, Vian ou Borges.

- Et alors ? Avoue, mon jeune ami, que ça ressemble à l’Ecole. De toute façon, l’écriture, ça reste une œuvre solitaire obligatoirement. Y a pas à tortiller…

 - Oui, mais là, l’intérêt est d’écrire en groupe. A la fin de l’année, chaque membre reçoit un recueil de tous les travaux. Sympa, non ?

- Bon, c’est du travail collectif, mais qui me tient le crayon en écrivant à ma place ? Je ne saisis pas toutes ces subtilités. Ras le bol de ces simagrées !

- Monsieur Ronchon, il va falloir vous camer, pardon, c’est un lapsus… vous calmer ! Vous n’arrêtez pas de maugréer, bougonner, rognonner. Vous me faites penser à Louis de Funès, Jean-Pierre Bacri ou Jean Yanne dans leurs meilleurs jours. Allez faire un petit tour en montagne, ça vous fera le plus grand bien.

- Non merci, la dernière fois que j’y suis allé, une vache m’a chargé.

- C’est surement parce que vous êtes toujours rouge de colère !... (Clin d’œil)

 

 
Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Dimanche 24 avril 2011 7 24 /04 /Avr /2011 08:11

 

Article précédent :   Monsieur Ronchon et l'horoscope (2)

 

M. Ronchon et Amédée se rencontrent à l’embranchement des rues de la Lande et des Arpens,  par une belle journée ensoleillée ; ils observent de là les voitures qui montent et qui descendent…

Amédée :

- « Alors, Monsieur Ronchon, comment ça va ? Avez-vous trouvé séduisante cette soirée spectacle organisée par A.D.E. ?

- A vrai dire, mon p’tit loup, pour commencer, je trouve cet attribut bizarre pour une association de village à Adé. Avoue que ça entretient la confusion et que, par là même, ce n’est pas très judicieux.

- Mais, pourquoi pas ? Je trouve, au contraire, que c’est astucieux : A.D.E. pour Animation Diffusion Echanges. C’est comme un clin d’œil, un jeu de malin…

- Oui, mais c’est équivoque…

- Bon, si vous voulez, Monsieur Ronchon ; mais revenons à nos moutons, quel est votre impression ?

- En première partie, il y avait du RAP, non du SLAP, euh…du RAM, je crois !

- Et pan, dans le 1000 ! C’est du SLAM, Monsieur Ronchon, c’est l’art de la rime. La poésie orale urbaine, déclamée sur un rythme scandé. Un chapelet de mots et de jeux de mots, qu’on égrène de façon incantatoire !

- Ouai, ben moi, j’ai trouvé qu’il manquait de la musique autour. C’est un peu ascétique comme art ! Je préfère Jean Gabin dans « Je sais, je sais » ou Joe Dassin dans « L’été indien ».

- C’est ça, c’est un peu pareil, sauf que « Kollectif de l’homme seul », puisque c’est ainsi qu’il se nomme, possède des sujets très sérieux, en rapport avec notre société.

- Le présentateur de la soirée nous a dit que l’artiste nous entrainerait sur Mars. Ça ne m’a pas transporté au décollage, je suis désolé. Il faut dire qu’il avait une drôle de bobine, ce jeune :

  • Un bonnet
  • Un survêt
  • Mal rasé. On aurait dit : un moinillon échappé de son foyer !

- Allons, allons, Monsieur Ronchon, il faut vous ouvrir à toute la diversité de la culture. Vous auriez mieux fait de vous pencher sur ses textes, en particulier, celui de sa grand-mère, qui a déclenché, parait-il,  beaucoup d’émotion auprès des participants. Ce jeune homme, sensible et intelligent,  a ainsi fait montre de beaucoup d’humanité.

- Ouai, ben, ma grand-mère à moi, elle a du poil aux pattes et elle commence à sucrer les fraises…

- Bon, c’est pas grave, on ne vous refera pas maintenant, vous êtes un incorrigible râleur sans nuances.

- Pour moi, « kollectif » dans la langue française, prend un « C », si je ne m’abuse. A moins d’être allemand.

- Mais, c’est un effet de style, triple idiot. Vous passez à coté du principal à force de dénicher le faux.

- Je sais très bien ce que je dis, petit. Je connais l’orthographe française, MÔA, Monsieur ! Et puis, tu aurais vu son instrument. Je n’ai jamais vu ça, quelle honte ! Un simple bidon avec un manche à cordes, pour remplacer la guitare ! Tout droit sorti de la déchetterie qu’il était, le biniou !

- Non, ça, c’est une forme « ROOTS », qui signifie textuellement les « racines » ; c’est pour faire sobre, en résistance à la société de consommation d’aujourd’hui.

- « Routs » ? , moi, je dit plutôt « prout », oui. Ha ! Ha !

- Vous ne saisissez pas hélas le message sociologique, je crois. Mais c’est pas grave.

- Et oui, désolé, Amédée, ça doit être subliminal et mon cerveau est hermétique.

- RRRR

- En seconde partie, nous avons vu la Rampe Ossunoise. La rampe, c’est peut-être le serpent qui rampe ? A moins qu’il ne faille s’accrocher à la rampe, le garde-fou ?...

- Mais, non, Monsieur Ronchon, il fallait penser aux feux de la rampe ; pour parler simple : les projecteurs ! Nous sommes dans la symbolique pour dire que les artistes sont sur les planches.

- Ouai, ben, encore une fois, c’est tiré par les cheveux !

- Pas du tout, ça coule de source au contraire ! Et cette comédie musicale du voyage à Lourdes, ça vous a plu ?

- Ça vous a plu ? Ça vous a plu ? Tu n’as que ça à la bouche, mon pauvre Amédée ! Je ne vais pas au spectacle pour avaler toutes les couleuvres et sourire béatement. Il faut chercher un peu la critique, mon jeune ami. Et puis, pour ça, il faut de l’expérience et de la lucidité… que tu n’as pas !

- Je ne conteste pas votre âge respectable, Monsieur Ronchon, mais encore ?

- En fait, je suis plutôt « comédie », ou alors « musique », mais pas les deux en même temps.

- C’est pourtant la mode ces temps-ci. Vous n’avez qu’à vous rappeler les succès du roi Lion, Hair, Roméo et Juliette ou encore Starmania.

- Moi, je dirais davantage « les parapluies de Cherbourg » ou « Mary Poppins ».

- Chacun ses références…mais on m’a dit qu’ils ont chanté du Bécaud, du Ferrat. C’est quand même pas de la vulgaire variété, non ?

- Je te donne mon impression d’ensemble ; c’est mon avis. Je trouve que cette soirée était boiteuse : d’un coté, du slam… pour les jeunes, et de l’autre, une comédie musicale… pour les moins jeunes. Programmation trop éclectique, mon jeune ami ; il faudra corriger ça la prochaine fois immanquablement.

- Ne vous inquiétez pas pour A.D.E. Je crois savoir qu’ils recherchent sciemment la diversité pour toucher un public le plus large possible, c’est tout à leur honneur, et c’est un acte courageux de ne pas vouloir s’installer dans la facilité et le populisme.

- Amédée, je suis toujours étonné par ta capacité à t’enflammer dès qu’on parle de culture… ou « Kulture », si tu préfères. Hi ! Hi ! Je voudrais bien être comme toi, très positif, mais c’est contraire à ma nature profonde qui me dit toujours tout bas à l’oreille : « Ronchon, méfie-toi ! il y a de l’esbroufe. ». De toute façon, on verra bien la prochaine fois s’il y a de l’amélioration… et puis, « kollectif », ça prend un « c », nom de nom !

- Et « sale caractère », ça prend un « s », Monsieur Ronchon ! Et, toc !

 
Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 08:10

 

Article précédent :    Monsieur Ronchon et le football

 

M. Ronchon lit et commente l’horoscope d’aujourd’hui. Il semble particulièrement inspiré…

Bélier : travail : dépêchez- vous de mener à bien vos grands projets professionnels.  « Vaut mieux prendre son temps » Amour : une amitié amoureuse pourrait évoluer vers quelque chose de plus sensuel. « Carré blanc… ». Santé : bon tonus. « Que ça dure ! » 

Taureau : travail : des tensions autour de vous peuvent vous rendre nerveux.  « Baisse le courant» Amour : votre partenaire vous plait de plus en plus. « C’est justement pour ça qu’elle est ma partenaire, non ?… » Santé : tonus. « Voir à l’étage au-dessus »

Vierge : travail : vous serez bien inspiré pour trouver des méthodes qui vous simplifient la vie. « Attends, je réfléchis» Amour : vous avez tendance à vous sous-estimer, ce qui freine votre relation. « Passe la 4ème ! » Santé : délassez-vous.  « D’accord, quand est-ce qu’on commence ? »

 balance : travail : vous vous donnez à fond pour faire progresser vos résultats. « Signe de faiblesse ! »Amour : vous serez très diplomate avec votre partenaire. « Faut toujours de la diplomatie ! » Santé : vous êtes un peu trop stressé, faites une pause. « rrron, bzzz, rrron, bzzzz… » 

scorpion : travail : misez sur la stabilité et la confiance aujourd’hui, consolidez les choses. « Je me tâte… » Amour : vous partagerez des moments de délicieuse complicité. « Ça ne nous regarde pas ! »Santé : bonne. « Bizarre… »

poissons : travail : vous serez obligé de fournir davantage d’efforts dans votre travail. « Obligé ?… » Amour : il est fort possible que votre journée soit marquée par une rencontre importante « Et alors ? »Santé : grosse fatigue. « Assieds-toi ! »

capricorne : travail : concentrez-vous. « Avec des pauses… » Amour : laissez souffler le vent de l’aventure, il vous mène à d’immenses satisfactions. « Ouah, Steinbeck ? London ? Verne ? » Santé : sommeil léger. « 10 grammes ? »

 verseau : travail : vous obtiendrez les succès dont vous rêvez, éviter les provocations inutiles. « Arrête de te la péter !… » Amour : votre situation amoureuse peut devenir assez confuse. « La faute à Confucius ! »Santé : grosse fatigue. « Film de Bertrand Blier… »

 

M. Ronchon ferme le journal car l’appétit le gagne. Son humeur est conforme à la routine : détestable !

 
Par M. G. - Publié dans : quotidiens
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