glanés


Vendredi 29 avril 2011 5 29 /04 /Avr /2011 08:11

 

 

La monarchie (du grec mono « seul », archein « pouvoir » : « pouvoir non d'un seul, mais en un seul ») est un système politique où l'unité du pouvoir est symbolisée par une seule personne, appelée monarque. Elle n'est ni nécessairement une royauté ni nécessairement héréditaire : il a toujours existé desmonarchies électives, par exemple chez les Gaulois. Selon la définition de Montesquieu, une monarchie se définit par le gouvernement absolu d'un seul, mais ce pouvoir est limité par des lois.


La monarchie est dite monarchie constitutionnelle lorsque les pouvoirs du monarque sont définis par une constitution qui fixe par écrit des lois fondamentales prévoyant une séparation des pouvoirs. Il est souvent admis, lorsque l’Etat est menacé par une guerre étrangère ou civile, qu'une loi martiale lui donne provisoirement tous les pouvoirs : la monarchie devient alors, au sens antique, une dictature (comme l'exerçaient les consuls ou les généraux romains en cas de graves problèmes).

La monarchie est dite parlementaire lorsque le chef du gouvernement, nommé par le roi lorsqu'il y en a un, est responsable devant le Parlement, dans ce cas le monarque est le représentant de l'État au titre de Chef de l'État, un arbitre, et le garant de la continuité des institutions (exemple : Royaume-Uni, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Norvège, Suède, Danemark, Luxembourg).

La monarchie est dite absolue lorsque le monarque détient tous les pouvoirs. Certains parlent alors de régime despotique alors qu'il n'en est rien car le roi se doit de respecter les Lois Fondamentales du Royaume tandis qu'un despote ou un tyran n'est limité par aucun pouvoir supérieur.

 

Chateau-de-Windsor.jpgChâteau de Windsor


Un cas récent de retour d'un système de monarchie constitutionnelle vers une monarchie quasi absolue est celui du Liechtenstein. Des cas d'évolutions récentes de monarchies absolues vers des monarchies moins absolues, voire constitutionnelles, se retrouvent surtout dans le Golfe arabo-persique, avec la restauration des constitutions et des parlements au Koweït et à Bahreïn et l'élection de conseils consultatifs locaux ou nationaux au Qatar, à Oman et en Arabie Saoudite, ces trois derniers États ainsi que les monarchies membres des Emirats arabes unis restant des monarchies absolues, de même que le Bhoutan, petit royaume himalayen (depuis 2008, le pays est devenu une monarchie constitutionnelle, le roi pouvant être démis par un vote des parlementaires à la majorité des 2/3), le Royaume du Swaziland, en Afrique australe, le sultanat du Brunéi, sur l'île de Bornéo, ainsi que le Royaume des îles Tonga, dans le Pacifique Sud. Tous ces États font toutefois partie de l’Organisation des Nations Unies et sont théoriquement signataires de sa charte et de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Par J. C. - Publié dans : glanés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 08:13

 

Voici une information lue, glanée sur le compte-rendu du Conseil Municipal d’Adé du 26 octobre 2010 publié assez récemment sur le site communal :

 

« Avant de commencer l’ordre du jour, Monsieur le Maire informe l’Assemblée de la démission de Madame Claudine M...  du Conseil Municipal pour des convenances personnelles. »

 

Constat.

Cette information devient donc officielle et confirme le « bruit » que nous avions entendu, nous aussi, il y a plusieurs semaines.

Nous nous permettons donc maintenant de la reprendre à notre tour… pour information.

En effet, nous estimons que la démission d’un(e) élu(e) a toujours une signification profonde et une causalité suffisamment importante pour, après mûres réflexions,  qu’il (elle) en arrive à rompre la confiance sollicitée et obtenue de la majorité des électeurs du territoire concerné.

Cela dit, pour certaines raisons, il faut aussi savoir et être capable de prendre une telle décision.

Attendons…  patiemment.

Avec le temps, la réalité finit, toujours, par s'éclairer !


 

Par J. C. - Publié dans : glanés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 08:10

 

A l'heure où l'on cherche des responsables de tous les maux de la France, il est bon de relire les paroles de cette chanson - pansement, pour stopper l'hémorragie de la haine de l'étranger. 

 

            Lily

by Pierre Perret

 

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des Blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.

 

Par M. G. - Publié dans : glanés
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 00:00

 

Article précédent : Hommage à Réné Billères (1/2)

 

 

 

« La vie est un combat , affirmait-il et ce combat il l'a mené ardemment en faveur de l'Education nationale.

Ses longues fonctions de président de la Commission de l'éducation nationale expliquent son entrée comme ministre de l'Education nationale dans le gouvernement Guy Mollet. En dépit de l'instabilité qui marque la fin de la IVe République, René Billères conservera ce ministère jusqu'en 1958. Il peut ainsi commencer à mettre en œuvre les principes qu'il a défendus comme parlementaire spécialisé dans ces questions depuis 1949. A ce titre, il dépose notamment, le 1er août 1956, un projet de loi portant prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans et réforme de l'enseignement public. Ce projet institue en outre un enseignement moyen dans le premier cycle du second degré, revalorise le développement de l'enseignement technique et prévoit un plan de financement avec un échéancier.

Ses interventions parlementaires comme ministre consistent principalement, outre la réponse à diverses questions orales ponctuelles, à défendre le budget de l'éducation nationale dont il était autrefois le censeur vigilant. La première qui marque son intention ferme de remplir le programme fixé par le Front républicain en matière d'Education nationale a lieu le 16 juin lors de la discussion du collectif budgétaire. L'augmentation des crédits d'équipement de 35 % vise, selon le ministre, à assurer une rentrée scolaire convenable en 1956-1957, les effectifs scolaires ne cessant d'augmenter. Mais il souligne aussi que la construction de classes prend moins de temps que la formation d'enseignants nouveaux surtout dans le haut de la hiérarchie. Aussi faudra-t-il, comme les années antérieures, faire appel à des enseignants à la formation accélérée ou partielle, ce qui n'est qu'un pis aller. René Billères déplore aussi le malthusianisme des jurys d'agrégation qui ne pourvoient pas tous les postes créés. Plus difficiles encore à résoudre sont les questions nées du cloisonnement entre les enseignements secondaire et technique ou celles du recrutement de chercheurs scientifiques qui ont des débouchés plus lucratifs dans l'industrie privée. Il envisage donc de pro-poser diverses mesures de revalorisation des rémunérations de ces derniers. De même, René Billères souligne que le recrutement des maîtres, notamment du second degré, passe par une politique volontariste dès les années d'études afin d'attirer, grâce aux instituts pédagogiques régionaux, des candidats assurés de poursuivre leurs études supérieures en échange d'un engagement à servir l'éducation nationale pris dès le baccalauréat. Le collectif budgétaire comprend aussi diverses mesures d'ordre social (subventions aux restaurants universitaires, bourses pour les colonies de vacances etc.) Enfin, pour hâter les procédures de construction de locaux, le ministre a créé une direction de la construction scolaire. En conclusion, René Billères annonce l'élaboration prochaine d'un plan d'équipement de l'éducation nationale, lui-même lié au projet de réforme qui en est déjà au stade des consultations auprès des grands conseils spécialisés (Conseil supérieur de l'éducation nationale, Conseil économique et social). A cette occasion, il relève que la prolongation de la scolarité obligatoire est déjà effective dans la plupart des pays voisins de la France. Tous les orateurs qui interviennent dans la discussion, même les plus critiques, reconnaissent l'ampleur des vues et des perspectives tracées par le ministre ainsi que sa compétence tirée de son expérience parlementaire.

Lors de la discussion de projet du budget pour 1957, les 27 novembre et 3 décembre 1956, René Billères développe de nouveau ses projets qui se précisent : création d'une agrégation de lettres modernes, augmentation de la prime allouée aux chercheurs, création de nouvelles écoles d'ingénieurs des arts et métiers, réforme du système des bourses, lutte contre le malthusianisme des grandes écoles d'ingénieurs par l'institution de nouvelles écoles, comme l'INSA de Lyon. Il lie aussi le déblocage de certaines autorisations de programme, que certains députés critiquent à la mise en œuvre effective de la réforme de l'enseignement qu'il propose.

Lors d'une interpellation sur la politique scientifique du gouvernement, le 13 mars 1957, René Billères montre que les difficultés de l'enseignement scientifique, du recrutement des chercheurs ou des ingénieurs ont pour origine l'absence de la réforme de l'enseignement qui n'est toujours pas votée. La discussion de celle-ci, entamée le 24 juillet 1957, tourne court du fait des oppositions corporatistes de certains enseignants relayées par quelques députés influents et par l'instabilité gouvernementale qui marque la fin de la IVe République. Si René Billères conserve son portefeuille dans les gouvernements Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard, les difficultés politiques et financières liées à la guerre d'Algérie limitent sa marge d'action. Lors de la discussion budgétaire pour 1958, il souligne que l'éducation nationale a été épargnée par les mesures d'économie mais rappelle aussi qu'une partie des crédits est bloquée par l'absence de vote sur la réforme de l'enseignement.

La conclusion de sa dernière intervention importante, le 8 mars 1958, apparaît rétrospectivement comme une sorte de testament ministériel qui résume tout le sens de son action : "Mais, quand vous rappeliez mes paroles de 1954, je pensais que je pouvais éprouver quelque fierté d'avoir tenu, comme ministre, les engagements que je prenais moralement comme simple député et président de la Commission de l'éducation nationale. Cette fierté, je la revendique hautement, car malgré toutes les difficultés que les temps actuels ont accumulées sur ma route, je puis tout de même dire qu'en deux ans j'ai augmenté de 50 % exactement les moyens de l'éducation nationale. Ceci ne peut être contesté et je demande qu'on cite l'exemple d'un effort égal accompli en si peu de temps dans toute l'histoire de notre éducation nationale."


 

Par J. C. - Publié dans : glanés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 08:58

Hommage à Réné Billères à l'occasion du centenaire de sa naissance.



BILLÈRES (Sylvain, Edouard, René)

Né le 29 août 1910 à Ger (Hautes-Pyrénées)

Décédé le 2 octobre 2004 à Lourdes (Hautes-Pyrénées)

 

Membre de la seconde Assemblée nationale constituante (Hautes-Pyrénées)

Député des Hautes-Pyrénées de 1946 à 1958

Secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, chargé des relations avec les Assemblées et de la fonction publique du 12 novembre 1954 au 23 février 1955

Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports du 22 juin 1956 au 13 juin 1957

Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports du 13 juin 1957 au 14 mai 1958

 

René Billères effectue de brillantes études secondaires au lycée Théophile Gautier de Tarbes de 1921 à 1928 et obtient notamment le deuxième prix de version grecque au concours général de 1927. Licencié ès lettres en 1932, il est reçu agrégé de lettres en 1934 et nommé professeur de lettres dans sa région d'origine, à Mont-de-Marsan, puis à Tarbes.

 

En septembre 1939, René Billères, mobilisé comme lieutenant chef de section d'infanterie au 49ème RI, est blessé et cité pendant la campagne de France et décoré de la Croix de guerre. Fait prisonnier par les Allemands le 23 juin 1940 à Senones (Vosges) il est interné à Sarrebourg puis dans les oflags de Lübben, Munster et Saest. Ne doutant pas de la victoire de alliés, il distrait la profonde tristesse de ses camarades en animant des cours de poésie (Rimbaud), en mettant en scène des pièces de théâtre.

 

De retour de captivité, René Billères sera élu en 1946, député des Hautes-Pyrénées ,de l'Assemblée Générale de la 2ème Constituante. Il siègera à la commission de lEducation nationale jusqu'en 1954 ce qui lui fournit l'occasion de développer lors de chaque discussion budgétaire ses thèses, notamment la nécessité d'une réforme d'ensemble mais aussi l'impératif, pour le gouvernement, de placer l'éducation nationale au rang des priorités :

"La vitalité des peuples et des régimes se mesure très exactement à la qualité de l'intérêt qu'ils portent à deux ordres de questions ; les questions sociales et les questions d'éducation nationale. Je ne suis pas sûr que la solution des questions d'éducation ne soit pas aussi la clé des questions sociales. C'est pourquoi j'ai lancé le cri d'alarme, il y va, mesdames et messieurs, de la nation".

"Le ministère de l'éducation nationale n'est pas un ministère comme les autres. Il a droit à toutes les priorités pour deux raisons simples. Tout d'abord, c'est lui qui tient dans ses mains l'avenir de la France. Ensuite, il n'y a probablement plus d'autre chance, pour une nation comme la nôtre, surtout quand elle ne s'appuie pas sur la masse et sur la quantité, de rester une nation libre".

Ministre de l'Education nationale, il continua à se battre pour mettre en œuvre les principes qu'il avait défendus comme parlementaire spécialisé dans ces questions.

 

(A suivre)




 

Par J. C. - Publié dans : glanés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Regards

Derniers Commentaires

Regards adéens

  • : Regardsadéens
  • Regardsadéens
  • : Au fil des jours, regards multiples et citoyens d'ici et là.

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés