poétiques


Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 08:13

 

 

Poème précédent :         Matines célestes

 

 

    Au fil des ans

Murmure venu du fond des âges
Surprendre les nuages
Au gré du vent
Suivant l’humeur du temps
Posidonies se mouchant dans  la mer
Rythmée de notes éphémères
Une maille s’accroche
S’effiloche
Dans la spirale du temps
Qui s’enroule au fil des ans
Bulle de savon
Qui fond
Avant même d’avoir existé
Un seul été
Zébrures de lumière
Aux rayons laser
Instable pouvoir de la nature
Engrossant l’eau qui murmure
Titillant le feu qui danse
La vigne en dormance, le vin qui se condense
Je m’abandonne au temps
Dans un apaisement
Rieur
Sur ma musique intérieure
Tout est instable autour de nous
Je ne suis pas pressée
J’ai le goût
D’un slow caressé
Ma vie au ralenti
Redéfinit l’ennui
La ronde de mes jours
Swingue glamour
J’ouvre les portes du silence
A la luminescence
De l’inaction
L’hibernation
Défossilise  mes pensées
Des flocons de petits bonheurs
Tombent du ciel en fleurs
Ephéméride du temps
Que j’aime, beaucoup, passionnément
Désamorce
Ma charge émotionnelle
Qu’elle se corse
De saveurs naturelles
Je veux prendre le temps
De sourire au printemps
Goûter encore à l’éphémère
Au rythme du chant de la terre.
Que cette Année Nouvelle
Vous soit douce et si belle
Qu’elle chante de Bonheur
De Joie dans tous les cœurs.
Qu’elle apporte Richesse, Santé… 
Dans chacun des foyers.
Bonne Année 2012
A vous tous.

   
 

        

                                     

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 08:11

 

 

Poème précédent :         Ode à la nature

 

     Matines célestes

 

Le souffle nouveau de l’aurore

Eteint les astres de la nuit

Qui s’évapore ce jour d’hui

Tandis que la lune s’endort.

 

Je prie le ciel pour qu’il t’éclaire

Et qu’il t’épargne ses colères.

 

De lueurs marbrées et nacrées

Quelques timides rayons osent

Enjamber la plaine embrumée

Et farder l’horizon de rose.

 

Je prie le ciel pour qu’il t’éclaire

Et qu’il t’épargne ses colères.

 

Dans les mains frêles de l’aurore

Sombre alors la dernière étoile

Le soleil niché sur la toile

Sème discrètement ses ors.

 

Je prie le ciel pour qu’il t’éclaire

Et qu’il t’épargne ses colères.

 

Et par ce rendez-vous mystique

Qui rend mon âme pèlerine

L’aube m’octroie cette supplique

Comme les fleurs leurs étamines.

 

Je prie le ciel pour qu’il t’éclaire

Et qu’il t’épargne ses colères.

 

Que cette louange à la vie

Imprime en toi son énergie

Illuminée des profondeurs

D’une aube claire chère à mon cœur.

 

Je prie le ciel pour qu’il t’éclaire

Et qu’il t’épargne ses colères.

 

        

                                     

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 08:07

 

 

Poème précédent :         Je suis là

 

                 Ode à la nature

 

Terres arables de nos ancêtres

Foulées de leurs socques de hêtre

Terres fertiles et vallonnées

Labourées, semées, piétinées

Ardemment à la sueur du front

Champs de blé, de maïs, féconds

Sillons de vignes, ceps tortueux

Tout respire l’âme des aïeux

Les foins des chaleurs accablantes

Les vaches rousses, noires, attachantes

Chères pâtures ombragées de chênes

Effet de baume sur mes peines

Oasis de paix, de verdure

Inondée de calme, d’air pur

Magnifiée d’un cocktail offert

D’un luminescent camaïeu de verts

Grège de jade, velours mousseux

Chlorophylle, anis doucereux

Taffetas de tons chatoyants

Sapindacées d’arômes entêtants.

Des sous-bois je scrutais l’éclat du ciel d’été

Les oiseaux mélodieux dans une alacrité

Captivés par le jeu des cristaux de lumière

Piaillaient allégrement dans l’air frais salutaire

A l’ombre d’un passé aux histoires contées

« Avé » l’accent du sud le soir à la veillée.

Maintes fois cet écrin de verdure arpenté

Pérégriner dans l’herbe, pieds-nus, et s’y vautrer.

O forces telluriques prodigues d’un élixir

Ma soif inextinguible n’en saura pas faillir

Quand la sève au printemps reprend sa course folle

Et qu’à la nuit tombée s’allument les lucioles

Quand le chien, sentinelle, ailé comme l’oiseau

S’invite à un cluquet ou s’abreuve au ruisseau

Dans les eaux hyalines sous un ciel aconit

Scintille puis disparaît un vif ballet de truites.

Je remonte le temps aux souvenirs d’enfance

Mon cœur à fleur de peau de beauté à outrance

Se laisse ensorceler comblé à satiété

Par la scénographie d’un spectacle d’été

Quand le soleil caresse la cime des montagnes

On voit les blés rougir sur la verte campagne

Mon âme, belle de nuit, se trouble en un chaos

La flammée du couchant me revient en écho.

Sur les sols en jachère où l’automne frileux

Tamise la lumière perdant un peu de bleu

Mon émoi cyanosé teinté de nostalgie

M’envoie des reflets cuivre, et la rouille rougie

Se perd dans les ramures, poussières d’un autre temps

La période gélive attendra le printemps

Pour me voir rêvasser dans ce luxe fortuit

Enfouie dans la douceur d’un lieu qui me séduit.

Cette approche intimiste où flottent des « je t’aime »

Aux senteurs et couleurs empruntées à l’extrême

Fait naître par ces vers une ode à la nature

Empreinte de nos aïeux, léguée à l’état pur.

                                                            

 

   

 

  

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 08:11

 

 

Poème précédent :         Sur un air d’automne

 

 

   

 

     Je suis là

 

Quand l’aube opale, étale

Ses rayons pâles

Avenue de la solitude

Annonçant le prélude

D’un matin sans avenir

Où le jour tarde à venir

La brillance du néant

Me prive de toi, Amant.

Tu es allé où personne ne sait

D’où l’on ne revient jamais

Aller simple, pas si simple

Passé simple

Où le futur n’existe plus

Puisque tu n’es plus !

Tu ne recevras pas ma lettre

Consignée du sceau du mal être

Agir est d’un autre temps

Remplir le vide à présent

De feuilles mortes consumées

« Tu vois, je n’ai pas oublié

La chanson que tu me chantais »

Les soirs d’été.

Les saisons se teintent d’automne

Et ta voix fantôme résonne.

Devoir apprivoiser l’absence

Par des mots de silence

A la souffrance caressée

De souvenirs passés.

Calmer ma peine de l’espoir

D’une lumière après le noir

Un ailleurs meilleur

Tissé du bonheur

De nos retrouvailles.

Où que tu ailles

Je suis là !

Et toi ?             

  

 

Par L. S. - Publié dans : poétiques
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:10

 

 

Poème précédent :        Nous nous sommes tant aimés !

 

 

   

            Sur un air d’automne

 

Je vogue sur l’esquif de mes jours

En synergie avec l’entour

Drapée de rayons opales

D’une suave tiédeur automnale

Je mire ce prodige de tons

Sanguinolents du roux profond

D’un blond vénitien mêlé d’orangé

Tons miellés, smockés et chinés

Feuillages plissés de lumière

Aux rayures bayadères

Sur fond bleu de l’âme à foison

Mélodie glissant d’un violon

Mélancolie, chant de légende

Polyphonie, sages offrandes

Que l’amour et la liberté

Qui sont au cœur de tes pamphlets

Automne à l’air torturé

D’un chant d’amour désespéré

L’angoisse monte jusqu’aux cimes

Ton reflet touche à l’intime

Tu réveilles en moi la tendresse

Par la beauté de tes faiblesses

Ton romantisme se parfait

Dans son rôle de coryphée

Je vogue sur l’esquif de mes jours

Fredonnant ta chanson d’amour.

            

  

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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