Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 08:13
                Après le concert d'Alain Souchon hier au zénith à Pau.


                     Foule sentimentale

                                      par Alain Souchon


Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des

Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

 

Par M. G. - Publié dans : glanés
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 08:10

 

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GRAZIELLA

la journaliste, s’adresse au Maire.

Elle est incarnée par MARGOT.

 

« Comme je vous l’ai dit au téléphone, je souhaite que vous ne modifiiez en rien votre journée ! Vous comprenez, il s’agit de percevoir l’homme politique dans son environnement réel. « l’hommo politicus in situ », si vous préférez. L’ambiance familiale est primordiale, que dis-je, est sine qua non, pour mieux appréhender le personnage public… »

 

Par M. G. - Publié dans : théâtraux
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 08:14


Pandore… reste, dans la mythologie grecque,

associée à la boîte que, la curiosité aidant et se révélant,

comme souvent, plus forte que toute recommandation,

toute décision, elle ne put s’empêcher d’ouvrir…

libérant du même coup tous les maux de l’humanité :

la guerre, la famine, la misère, la maladie,, la vieillesse,

le vice, la tromperie, la folie, la passion et…l’espérance.

Or au vu de la tournure qu’il a pris ces derniers temps,

le débat (dépassé ?), lancé  surtout par souci électoral,

sur l’identité nationale, nous fait songer effectivement,

en raison de ses dérives, pourtant très prévisibles,

à cette puissante légende, la « boîte de Pandore ».

Comment ne pas constater que, la passion l’emportant,

certains propos tenus publiquement, sans réserve,

témoignent d’une xénophobie caractérisée, de conviction ?

C’est vrai que dans un contexte particulier, il est plutôt tentant,

pour ceux qui, habituellement, piétinent ce terrain glissant,

de se laisser emporter dans de profondes ornières,

de se laisser aller à surfer sur des houles monstrueuses.

Mais, dès lors que la bouteille a été, sciemment,  jetée à la mer,

elle sera balancée de vague en vague, de rive en rive

jusqu’au moment où elle s’échouera faute de courants.

Ainsi, à vau l’eau, bien des sous entendus très franchouillards,

des excès non justifiés seront encore déclamés avec force

car toute tentative d’en atténuer les effets malsains est,

par avance, maintenant, vouée à l’échec…

« Ouvrez, ouvrez… la porte aux oiseaux… » chante le poète

et la nature humaine, aujourd’hui comme hier, avant hier,

libre de sa spontanéité, libre de ses pulsions, passions,

apparaît telle qu’elle est, se manifeste sous son vrai jour.

 

Par J. C. - Publié dans : citoyens
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 08:11


J’avais 20 ans. Le 10 mai, à 19h 59, la France, rivée à ses téléviseurs, attend fébrilement. Il n’y a pas de suspense : François MITTERAND est le nouveau président de la république française.

L’éternel perdant aura même un million de voix d’avance. Sur le coup, le France est en état de choc. Giscard n’était donc pas toujours voué au succès. Les militants socialistes, massés rue de Solferino, au siège parisien de leur parti, ont du mal à y croire : leur chef, l’opposant historique de la Ve République, va entrer à l’Elysée… Quelques mois plus tôt, personne n’aurait misé sur ses chances de l’emporter. Ses propres amis politiques le mettaient en cause. Plusieurs intellectuels célèbres le priaient même de regagner sa bergerie landaise, d’y lire saint Simon et d’y écrire ses mémoires. Michel Rocard leur paraissait tellement mieux armé pour égratigner l’invincible VGE.

Grâce à Mitterrand, la gauche triomphe. Pour ses partisans, c’est l’allégresse. A Paris, la foule converge vers la Bastille. 100 000 personnes se ruent vers le haut lieu de la France révolutionnaire. Très vite, Rocard affiche un bonheur opportun et resplendissant. Pierre Juquin, au nom du PC, explique la joie des communistes qui, insiste-t-il, ont tellement œuvré pour la victoire commune.

Puis la pluie arrive et les lampions ruissellent ; la fête n’aura pas duré longtemps.

 

J’avais 20 ans ; Borg- Mac Enroe : le duel !

Mc Enroe est entré le premier sur le court. Visage fermé et gris. La cuisse gauche serrée dans un emplâtre. On l’applaudit longuement, comme jamais. En ce début d’année, alors que le tournoi des maîtres ouvre les 4 saisons, son cœur bat plus fort encore pour BORG.

Celui-ci arrive à son tour, le cheveu blond et propre, de bleu vêtu. C’est Monsieur « clean » du tennis. Il a le masque de fer. 19 130 spectateurs (record absolu). Avec Borg et Mc Enroe, le tennis marche au super. Borg porte en lui des trésors de patience et de retenue.

Jusqu’à la mi-juin, vainqueur du Masters et de Roland Garros, le suédois garde le pouvoir en main. Mais, le 4 juillet, sonne l’heure du changement. Après 5 ans d’invincibilité, Borg n’est plus champion de Wimbledon. Il échoue face à John Mc Enroe. Le dernier point gagnant obtenu au bout de 3h 22 d’échanges, Mac lève les bras au ciel puis se tourne vers ses parents dans les tribunes. Il refusera de se rendre au traditionnel dîner de clôture. Le dernier caprice d’une quinzaine aura mis l’Angleterre à genoux… Mac, l’irlandais de feu, à l’humeur bagarreuse et ses allures de provoc. Au 1er tour, il a essayé de briser sa raquette. Ses écarts de langage ont obligé Lady Di à quitter la loge royale, à l’invitation du chef du protocole. Il lui en coûtera 15 000 dollars d’amende.

Plus tard, dans l’année, Mac impose son style, prend le filet et remporte l’open des USA.

 

Par M. G. - Publié dans : culturels
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 08:15
      

                                            Article précédent : « Ni haine, ni oubli » (15)

Discours prononcé par André Malraux, le 19 décembre 1964, lors du transfert au Panthéon des cendres de Jean Moulin.


"Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique et les combats d’Alsace, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; avec tous les rayés et les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres. Entre avec le peuple né de l’ombre et disparu avec elle - nos frères dans l’ordre de la Nuit...

Commémorant l’anniversaire de la Libération de Paris, je disais : "Ecoute ce soir, jeunesse de mon pays, les cloches d’anniversaire qui sonneront comme celles d’il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi."

L’hommage d’aujourd’hui n’appelle que le chant qui va s’élever maintenant, ce Chant des Partisans que j’ai entendu murmurer comme un chant de complicité, puis psalmodier dans le brouillard des Vosges et les bois d’Alsace, mêlé au cri perdu des moutons des tabors, quand les bazookas de Corrèze avançaient à la rencontre des chars de Rundstedt lancés de nouveau contre Strasbourg. Ecoute aujourd’hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C’est la marche funèbre des cendres que voici. A côté de Carnot, avec celles de Jaurès veillées par la Justice, qu’elles reposent avec leur long cortège d’ombres défigurées. Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n’avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France."


Par J. C. - Publié dans : historiques
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