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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 08:12

 

Article précédent :  Regards philosophiques (26)

 

 Thème :    « Que nous enseigne la mer ? »

 

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Débat :

   / Que nous enseigne la mer ? Pour moi c’est un sentiment d’engloutissement, de submersion, d’inondation. Elle est à maîtriser par la pêche, la navigation, le pétrole, les traversées touristiques, les expéditions scientifiques. Elle protège en son sein des espèces animales et végétales, le volcanisme du rif médio-océanique, les bassins sédimentaires. Il s’y inscrit toute l’histoire minérale, végétale et animale de la géologie terrestre qui se stratifie. Elle contient les plus gros mammifères…

La mer a aussi pour moi un rôle matriciel : la naissance de la vie a eu lieu en milieu aquatique et le fœtus humain se développe aussi dans l’amnios aquatique dans le liquide amniotique. Le corps humain est composé de 70% d’eau et le sérum physiologique à la même composition que l’eau de mer.

La mer est une richesse non seulement zoologique, mais aussi par le sel. La gabelle ou impôt sur le sel était très impopulaire ; celui-ci n’a été supprimé définitivement qu’en 1946. On peut tirer des nourritures ou des produits chimiques de la mer, mais aussi de l’énergie par les forces marémotrices.

La mer nous renvoie à nos origines, le retour aux eaux primordiales, le retour à ses origines quand on se plonge dans la mer… On peut rappeler aussi le Déluge qui a submergé la Terre au secondaire et modifié son peuplement.

La mer me fait aussi penser à quand j’étais enfant et que les médecins disaient aux enfants de milieux modestes qui ne pouvaient pas partir en vacances au bord de la mer que cela leur était contrindiqué à cause de l’iode qui les rendrait nerveux !

Enfin la mer, c’est toute une symbolique : Poséidon, les naïades, le symbole du poisson, le trident et tout ce qui tourne autour du mythe de l’océan, chez les Grecs notamment, ainsi que d’autres civilisations.

 

   / La mer est un être qui vit, avec des habitants, de la végétation, des animaux, des volcans, avec un caractère et des expressions. La mer ou les océans couvrent 72% de la surface du globe. Elle est un produit vivant de notre planète qui sert l’humanité.

Elle nous offre des éléments qu’elle possède (iode, algues…), qui sont utilisés en pharmacie, en médecine, en cosmétique…

Elle nous propose des loisirs : baignades, régates, sports, voyages…

La mer a une végétation variée, des plaines, des montagnes et des volcans. Elle a un caractère (elle gronde, elle est apaisée, elle est calme ou agitée…). Elle a des types de courants différents (froids ou chauds). Elle présente des caractéristiques différentes suivant son implantation sur le globe – mer fermée, mer intérieure, mer morte, ou encore mer ouverte sur les océans (Indien, Pacifique, Atlantique..). Elle est à la fois « féminine » (mer) et « masculine » (océan). Elle peut être plus ou moins salée ; elle a des cycles (les marées) ; elle nous offre des plages (de sable ou de galets), des criques, des baies…

La mer est un élément prépondérant de notre planète et pourtant moins de 0,5% des mers sont protégées. Nul ne peut la maltraiter ou l’ignorer sans qu’elle réagisse. Elle peut être accueillante, généreuse, nourricière, mais elle peut être dangereuse et même vengeresse.

L’immensité de la mer impose à l’homme la modestie, l’humilité, le respect.

Qui peut se targuer de connaître précisément la finalité d’un voyage en mer ? La mer nous réserve des surprises agréables ou non.

Elle est la maitresse des lieux et nous ne sommes que ses invités.

A nous de faire nôtres les mots de la chanson de Renaud : « C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ».

Les plus illustres navigateurs savent qu’ils peuvent avoir maille à partir avec elle et qu’elle peut les engloutir.

La mer, les océans, ne nous appartiennent pas et ils font partie du patrimoine universel. Nous avons le bonheur de pouvoir l’utiliser, mais en respectant sa diversité, sa vie, ses richesses. En effet, les mers et les océans sont peuplés et il est donc essentiel de tenir compte de cette situation.

 

   

(A suivre)

 

Avec l'aimable autorisation des animateurs, 

extraits de restitution d'un débat du café-philo

http://cafephilo.over-blog.net/

avec lequel je garde un lien privilégié

en tant qu'un des artisans de sa création.


 


 

 

 

Par G-L. P./J. C. - Publié dans : culturels
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 08:07

 

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 Thème :    « Que nous enseigne la mer ? »

 

2

 

Quelques traits historiques :

C’est en Méditerranée, il y a quelques 2 500 ans, dans l’archipel grec, que sont nés notre civilisation et notre monde politico-économique, par le juste équilibre entre proximité et éloignement des îles les unes par rapport aux autres, rendu possible par l’état technique de la navigation.

La mer a favorisé l’essor du microcosme grec où tous les enjeux humains ont pu, pour un temps, s’exprimer, se développer, s’opposer sans se détruire.

Dans cet univers, le navire était l’élément moteur, de l’échange, de la culture, mais aussi de l’effroi.

De ce passé, il nous reste une mythologie comme l’Odyssée.

 

Pour les Grecs, la mer était divine et peuplée d’êtres surnaturels : dieux, déesses, demi-dieux et monstres.

Les mythes et la divination fournissaient aux marins des explications aux traversées heureuses, aux intempéries, aux accidents, aux aléas de ce que l’on continue à appeler « la fortune de la mer ».

Poséidon et son trident, Amphitrite,  Triton, Thétis aux pieds d’argent (parce qu’elle court dans le brisant des grèves), les nymphes meurtrières, les sirènes, les danseuses néréides, grâce infinie des flots, se meuvent dans l’empire mystérieux de l’antique Ökeanos (océan, en grec).

 

Les peuples navigateurs : Des siècles avant les Européens, les Polynésiens, par excellence le peuple de la mer, reliaient et colonisaient les îles par des navigations transocéaniques de plusieurs milliers de miles.

Ils avaient trois types d’embarcations, toutes démontables : la petite et la grande pirogue à balancier creusée dans les arbres, le catamaran ou pirogue double, c’est à dire deux coques réunies par une plate-forme, sur laquelle était construit un roof ou un abri.

Pendant des siècles, ils vont parcourir et peupler presque toutes les îles du Pacifique, grâce à leur navigation intrépide et savante.

Des années d’observations du ciel, de la périodicité et de la régularité des vents et des courants, de l’orientation et des modifications de la houle, mémorisés, constituaient avec une cartographie de baguettes de bois et de coraux, comme les repères d’un récit, un savoir sacré détenu par quelques-uns.

La Polynésie est la langue la plus riche du monde en termes maritimes.

 

Les découvreurs : La pénurie des terres et les envahisseurs ont poussé sur mer les Vikings et les Maoris. Mais qui pousse Christophe Colomb ou Magellan nos héros familiers ? Ce n’est pas la mort qu’ils bravent ni même l’océan furieux, mais l’inconnu.

En 1895, Joshua Slocum, pionnier des navigateurs solitaires d’aujourd’hui, entame sur le Spray sa circumnavigation solitaire, qui durera 3 ans. Il sait que voyager seul en mer difficile, voire mortel, ce qui sera le cas lors d’une croisière solitaire où il disparaitra en 1909. Mais il peut imaginer ce qui risque de lui arriver, ce qu’il est susceptible de rencontrer.

Colomb et Magellan ne savent rien lorsqu’ils appareillent. Par cette ignorance acceptée, exaltée, ils nous subjuguent et nous échappent. L’Histoire les habite et les entraîne.

Francisco Serrão, un ami de Magellan, s’était installé dans une des îles des Moluques après un naufrage. Devenu grand vizir, il écrit à Magellan et lui suggère de le rejoindre en prenant la route de Christophe Colomb, étant donné la position extrême orientale des îles des épices. En Octobre 1517, Magellan arrive à Séville. Naturellement taciturne, il va jouer d’autant mieux, maintenant et plus tard face à ses officiers et à ses équipages, la certitude qui n’a pas besoin de se justifier : « Donnez-moi une flotte, il existe un passage », dit-il au Roi de Castille.  Le 20 Octobre 1520, il est devant le détroit qui porte désormais son nom. Le 7 Novembre 1520, il est de l’autre côté, il réunit ses capitaines : « Nous nous enfoncerons dans cet océan (qu’il va baptiser Pacifique), jusqu’à ses limites, dussions-nous manger le cuir de notre gréement ». On sait qu’il en fût ainsi.

 

 

(A suivre)

 

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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 00:00

 

Article précédent :  Regards philosophiques (24)

 

 Thème :    « Que nous enseigne la mer ? »

 

1

 

Introduction :

Mer et philosophie, l’association est insolite. Comment saisir ce qui nous ravit ? … Puisque la mer nous transporte hors de nous-mêmes.

Son pouvoir subjuguant détournerait-il la pensée ? Quel chemin doit se frayer l’amour de la sagesse et de la mer pour se rencontrer ? Comment l’infime et l’imprévisible pourraient-ils constituer un point d’appui à la pensée ?

 

Quelques traits poétiques au cours de notre conversation :

Madame de Staël : Le spectacle de la mer fait toujours une impression profonde, elle est l’image de cet infini qui attire sans cesse la pensée, et dans laquelle sans cesse elle va se perdre.

Henri Michaux : Si un contemplatif se jette à l’eau, il n’essaiera pas de nager, il essaiera d’abord de comprendre l’eau. Et il se noiera.

Marguerite Duras : Elle est restée là, convenable, discrète, parfaite, invisible, éternelle, la mer… Elle dit aussi que, s’il n’y avait ni la mer, ni l’amour, personne n’écrirait des livres.

Blaise Pascal : Après les échanges, les points de vue, tout se répond, se correspond, chaque mouvement importe à toute la nature, chacun de nos gestes rencontre un écho : « La mer change pour une pierre ».

Guy Philippon : Quand les enfants font des ricochets sur la mer, les mouvements s’y propagent à l’infini. Attachons nous à perpétuer cette image heureuse, libre. La mer est notre plus beau souci.

La mer et la mythologie : Toute la vie maritime invite au rêve, à l’imagination, à l’oubli, à l’ivresse des embruns, aux drames des départs et des naufrages.

Hölderlin : De la Terre où nous vivons, où nous habitons, où nous rêvons, d’un sémaphore, du haut d’une falaise, le long d’une plage, la mer, par son horizon infini, toujours reculé, l’ampleur de ses respirations, la violence ou la sérénité de sa houle, n’est pas un décor quelconque, mais la présence, complémentaire à la Terre de l’illimité. Oui, c’est la mer, le lieu premier de la richesse.

 

(A suivre)

 

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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 08:02

 

Article précédent :  Regards philosophiques (23)

 

Pourquoi raconter des histoires ?  

 

Ce conte a été racontée devant le Conseil exécutif de l’Unesco 

à propos du conflit Israélo-palestinien pour faire prendre conscience

à chacun des risques, des dangers d’une telle situation.


 


Conte d’Amadou Hampâté Bâ : Il n’y a pas de petite querelle.

 

 Il y avait un homme, un sage suffisamment connu pour être invité à toutes les grandes funérailles importantes dans son pays. Et, ce jour-là, il doit quitter sa maison. Or, sa vieille mère est malade. Il n’aime pas partir de la maison en laissant sa mère malade, néanmoins il doit participer à la cérémonie de funérailles, et donc il appelle son chien et lui dit : - Chien, ma mère est malade, je dois aller, à deux jours de marche, au village voisin m’occuper de funérailles. Tu vas rester devant la porte, et tu vas t’arranger à ce qu’il ne passe rien de mal dans ma maison, dans ma cour, et pour ma mère. Tu m’as compris, chien ! Et le chien a compris. Il s’installe devant la porte et ne bouge plus. L’homme quitte sa maison, sa cour. Et le chien resté là observe tout ce qui se passe autour de lui, puis…il entend un bruit qui ne lui est pas familier. Il voit de loin  la chambre de la mère qui est malade, celle-ci est allongée sur un lit, une moustiquaire autour. Et voilà qu’au plafond, au-dessus de la moustiquaire,  il y a deux lézards qui ont décidé de se disputer, là. Et le chien qui est assis ne peut pas bouger, son maître lui a dit – « Bouge-pas de là ! Surveille ! » Donc, il appelle le coq qui passe par là : - Hé ! Le coq ! Tu ne peux pas s’il te plaît aller dans la chambre arranger cette querelle entre les deux lézards ? Ça va déranger la mère qui est malade. – Quoi ! Répond le coq ! Toi, le chien, tu voudrais me demander à moi, le coq, avec toutes les poules dont j’ai à m’occuper, tu voudrais que je descende de mon piédestal pour aller m’occuper de cette petite querelle de lézards, mais tu te moques de moi, adresse-toi à quelqu’un d’autre, ou va régler l’affaire toi-même ! - Je ne peux pas, dit le chien, le maître m’a demandé de rester là. Et le coq disparait.

 

Le chien attend, les lézards s’excitent, ça fait beaucoup de bruit, le chien a peur. Il y le bouc  qui passe par là. Eh ! Le bouc !  Tu  ne veux pas s’il te plait aller dans la chambre et arrêter la querelle qu’il y a entre ces deux lézards ? Ils sont au-dessus du lit de la mère qui est malade. Le bouc, avec sa barbe blanche, lui répond : Regarde-moi bien, le chien ! Tu voudrais que moi le bouc, qui m’échine au destin du monde avec toutes ces chèvres dont j’ai la responsabilité, que j’aille m’occuper d’une petite querelle de lézards ? Tu sais, une querelle de lézards, ça n’a jamais fait de mal à personne, ou va régler la querelle toi-même ! Je ne peux pas dit le chien, le maître m’a dit de ne pas bouger. Et le bouc s’en va !

 

Le chien attend, la querelle s’excite, même la moustiquaire tremble, le chien a peur. Passe le bœuf. – Le bœuf ! Je t’en prie, fais quelque chose, va régler la  querelle de ces deux lézards. S’ils tombent sur la moustiquaire, un drame peut arriver. Le bœuf lui répond : - Calme-toi le chien ! C’est toi qui fais la garde. Moi je suis important, je suis gros, je suis l’animal le plus important de la cour, le temps que je traverse la querelle sera terminée. Alors ! Quelle importance ? Et le bœuf s’en va.

La querelle s’excite, et le chien aussi. Le cheval passe par là. – Cheval ! Tu ne peux pas faire quelque chose pour arrêter cette querelle des deux lézards dans la chambre de la mère ? Le cheval lui répond : - Moi, un pur sang, qui n'est fait que pour être monté par le maître, tu voudrais que je m’abaisse à aller régler une petite querelle de lézards, mais il n’en est pas question ! Et il s’en va !

Et à ce moment là, les lézards se disputent tellement qu’ils tombent, rebondissent sur la moustiquaire, font tomber la lampe à pétrole qui enflamme la moustiquaire, qui brûle la chambre, et la vieille avec.

Toute la cour se précipite. Mon Dieu ! Quel drame ! Ils prennent la vieille ; elle est brûlée de partout, et aussitôt les questions fusent. Que faire quand une vieille est brûlée ? Vite du sang de coq ! On attrape le coq, on lui coupe la tête, on arrose les brûlures. Le coq juste avant de mourir s’était penché vers le chien pour lui dire : - Tu avais raison, il n’y a pas de petite querelle !

Et la vieille meurt. Immédiatement il faut aller chercher le maître qui est à deux jours  de marche. On prend le plus jeune des garçons, on lui donne une cravache, on le met sur le cheval, on frappe le cheval, et on lui dit : tu vas chercher le maître. Et le garçon tellement heureux d’être sur le dos du pur sang, le fouette, et le fouette ; le cheval arrive en sueur au village, la langue pendante. Le maître quand il entend que sa mère est morte, saute sur le dos du cheval, met le fils en croupe, il cravache le cheval qui galope, qui galope, et lorsqu’ils arrivent le cheval est exténué, les quatre pattes écartées ; il meurt. Et juste avant de mourir, il se penche vers le chien et lui dit : - Tu avais raison, il n’y a pas de petite querelle !

 

A ce moment, on fait les funérailles, et quand on a creusé la tombe, pour que l’âme de la vieille puisse accéder à l’au-delà il faut l’arroser avec du sang d’un bouc. Quant à la chair du bouc, elle est partagée entre ceux qui sont là pour les funérailles.

 

Quarante jours plus tard, pour que l’âme de la mère s’élève et aille rejoindre les ancêtres, il faut inviter tout le village à un grand festin, et là, on mange le bœuf ! Comme l’avait fait le bouc avant de mourir, le bœuf s’était penché vers le chien pour lui dire : - Tu avais raison, il n’y a pas de petite querelle.

Le chien, qui n’a pas bougé, est toujours là, on lui a apporté des os de poulet, de bouc, des os de cheval, de la viande de bœuf, et il en fut ravi, et bien récompensé.

 

 

 

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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 08:02

 

 

Article précédent :  Regards philosophiques (22)  

 

Pourquoi raconter des histoires ? (9)

  

Conclusion : Nous avons évoqué histoires, mythes, contes et récits. Récits pour se faire plaisir, pour faire plaisir, pour réparer, pour se structurer et même pour se protéger, a-t-on entendu. Récits pour se révéler, nous dit le conteur. Pour compenser l’insuffisance de l’argumentation rationnelle, nous dit la philosophe, pour oser l’expérience dialectique et sortir de « la caverne ». Le conteur nous a également parlé du récit comme un bien commun, le patrimoine immatériel de l’humanité. Par la réflexion des participants, connaissances et vécus, s’est ouvert  un riche débat sur le récit, sa transmission.  Raconter a toujours été et a survécu à des montagnes d’écrits. Toute notre culture est un monument d’histoires. C’est  depuis les premières histoires contées, les bibliothèques du savoir qui s’ouvrent à nous ; c’est le fleuve des connaissances, la mémoire du monde qui s’écoule dans la parole ; nous racontons à partir de notre acquis, notre savoir ; nous alimentons le fleuve. Nous sommes rentrés dans l’ère du numérique et toujours nous voulons qu’on nous raconte des histoires. Pourquoi raconter des histoires ? Peut-être parce que « voir de l’intérieur » est plus fort que de « voir de l’extérieur ». 


 

 

  (A suivre)

 

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