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Par contre les États-Unis ont emballé la planche à billets lors des opérations QI + Q2[1] pour 2 300 Md $ (équivalent au PIB de la France) par lesquels la FED[2]rachète des actifs pourris et des dettes
de l’État , provoquant à coup sûr une dépréciation considérable du dollar à plus ou moins long terme. Cela doit rendre du pouvoir d'achat aux américains (citoyens et entreprises ) endettés,
et faire fondre les immenses dettes internationales des USA.
La majeure partie de cet énorme capital a été utilisé par la finance pour la spéculation. Dans le cadre de la liberté des changes, elle peut lui servir à s'approprier notre patrimoine
avec des dollars périssables.
Si la BCE ne nous en protège pas, par le contrôle des changes, les possesseurs américains, Chinois, Japonais, Emirs du
golfe…, des milliers de milliards de dollars en circulation risquent de s'abattre sur l'Europe pour les transformer en « valeurs réelles ». Ils s’approprieront nos structures
de vie et de travail avec leurs dollars en instance de décomposition, nous faisant payer la dette américaine. Cela nous priverait d’une bonne partie de nos revenus récurrents, à leur
profit.
Deux décisions majeures viennent d'être prises dans ce sens :
C'est très dangereux car la BCE n'a pas le droit de financer les Etats, et nos responsables privilégiant la rigueur budgétaire et le remboursement des dettes, cela nuit à notre croissance et à la valeur de nos actifs (entreprises, immobilier, …)
Il est urgent d'agir au niveau européen. - Nous pouvons le faire.
L'Europe est la plus grande puissance économique et commerciale du monde. En se dotant d'une autorité monétaire incontestée, elle imposerait plus facilement son point de vue que les Chinois, pas assez polyvalents, et que les Américains surendettés. Cela l'autoriserait à gérer l'euro en fonction de son économie, car le monde a besoin des produits européens. Nos priorités seraient :
[1] Quantitative easing : Achat par les banques centrales des actifs risqués illiquides et de dettes de l’Etat avec de l’argent imprimé massivement pour l’occasion.
[2] Banque centrale des Etats-Unis.
[3] Il suffit que l'autorité de politique monétaire à créer, qui supervisera la BCE, lui demande de débloquer des financements à faible taux pour ces opérations.
[4] Trois remarques s'imposent : 1) les banques ne pourraient plus créer la monnaie, et ne pourrait prêter que les dépôts de fonds provenant de ses clients et des sommes mises à leur disposition par les Etats à des taux dépendants de leur destination. 2) Cela fournirait des ressources considérables à partager entre la structure commune et les Etats de la zone euro. 3) Il est possible d'organiser le passage progressif d'un système à l'autre pour permettre les ajustements
Début de l’hiver et de ses rigueurs ! Le froid ! La neige !
Et comme les années précédentes, tel un immuable rituel,
sont lancés des appels à la générosité : Banque alimentaire, Téléthon…
Et, pour la 26ème année consécutive, par fidélité à Coluche,
est ouverte une nouvelle grande campagne des « Restos du cœur »…
Et, avec le même esprit de solidarité, les « Secours » (Populaire,
Catholique…) poursuivent leur action quotidienne d’aides régulières.
Et tout cela, de nos jours, dans un pays, le nôtre, la France
qui produit par ailleurs tant de richesses, d’opulence, d’excès.
Peut-on, pourra-t-on consentir longtemps à des règles du jeu
qui, indéniablement, excluent une telle frange de population ?
C’est une des faces d’un constat ! Une vision d’un regard !
Le côté pessimiste, négatif de cette réalité ! L’ombre ! L’ubac !
En revanche, à travers la concrétisation de ces différentes actions,
s’expriment, au quotidien bien sûr mais aussi dans la durée,
une puissante volonté, un altruisme communicatif, une solidarité infinie.
Et le plus souvent dans un cadre associatif qui porte, inlassablement,
avec beaucoup d’humanisme, toutes ces indispensables initiatives,
des bénévoles, en nombre même si certaines relèves ne sont pas faciles,
œuvrent, sans compter leur temps, pour les autres, beaucoup d’autres.
Pour tout dire, formidables, utiles et ô combien inestimables sont
toutes ces formes multiples et complémentaires d’aides, d’entraides !
Sans elles, combien de personnes auraient perdu pied… complètement ?
A ne point s’y tromper, c’est le côté optimiste, positif des choses !
De ce versant, « l’adret », nous réchauffent les rayons de soleil !
Aujourd’hui, retenons le regard encourageant ! Qui donne espoir !
Primeur à l’Homme, n’est-ce pas ? Mais à tous les hommes !
Tout, pour l’humain, son niveau de vie, sa santé, son éducation, la paix !
Et que les peuples se prennent en charge pour se doter d’un tel dessein
en place d’une monétarisation mondiale, d’une financiarisation obscène
qui apportent surtout la régression sociale au plus grand nombre !
Les racines de la crise économique et sociale que nos dirigeants refusent de voir[1].
De nombreux économistes et personnalités ont lancé un « pavé anti-libéral » Le
manifeste des Economistes atterrés « http://atterres.org/ ».
Depuis bientôt 30 ans, par les médias, les lobbys néolibéraux et de la finance, nous ont imposé en tant qu’axiomes, à la manière des sectes, un ensemble de contrevérités dans le but de détruire la solidarité au profit d'une infime minorité.
En voici, à titre d'exemple, quelques-unes trop longues à développer ici :
Les banquiers centraux ont transformé la monnaie d'instrument de développement et de solidarité au service de la société,
en instrument de prédation au profit de la finance privée par des taux d’intérêt réel positifs, scandaleusement usuraires pour les plus démunis, et par la thésaurisation sans dépréciation,
favorisant la spéculation.
Cela a rendu beaucoup plus profitable de faire travailler la monnaie sur elle-même que de l'investir dans la production, transformant le capitalisme entrepreneurial, créateur
de richesses et d'emplois, en capitalisme financier essentiellement prédateur.
L'alimentation de l'économie en monnaie se fait, ex nihilo, par les banques en fonction des demandes que leur font les emprunteurs qu'elles considèrent solvables. Ainsi, à cause de la liberté
des changes, comme le dit François MORIN[5]« … Les banquiers centraux ne sont plus en capacité d'influencer … … Leur politique d'alimentation
monétaire des marchés financiers (financement des bulles à crédit, perfusions monétaires après leur éclatement) se met au service des intérêts directs de la finance libéralisée. Bref,
il n'y a pratiquement plus de régulation de ces grands marchés saufs à dire que des pouvoirs privés sont maintenant aux postes de commande. »
Cela a permis aux investisseurs
privés de financer et développer extrêmement rapidement, selon un système « boule de neige », l'économie financière, dite virtuelle car elle est essentiellement constituée de
paris spéculatifs reposant en grande partie sur des « valeurs temps [6]» pouvant passer instantanément du positif au négatif en fonction de l’humeur des Marchés.
Cette économie virtuelle, comparable à un cancer rongeant l’économie réelle, a généré en 2008 des transactions financières pour un montant 30 fois supérieur au PIB mondial.
Une très petite partie de l'économie virtuelle , en déclenchant la crise des « subprimes », a contaminé des pans entiers du
« château de cartes » virtuel, ce qui a fait vaciller le système monétaire international provoquant la très grave crise économique.
Nous ne pourrons en sortir que si nos dirigeants remettent en cause le fonctionnement des systèmes monétaires défendus par le lobby de
l'argent. Malheureusement, ils se sont contentés de renflouer les banques en endettant les Etats, donc les citoyens. Ce qui revient à laisser à la finance les gains de ses opérations
bénéficiaires en faisant payer au peuple les pertes de ses opérations déficitaires.
Sans vraie reprise économique, dès 2009, les bénéfices des banques et les bonus des Traders ont accéléré leur
hausse !
Seule une inflation conséquente peut faire payer à la finance ses pertes, et l’obliger à alimenter prioritairement l’économie réelle.
Mais, en Europe, la BCE ne peut et ne veut rien faire car elle est liée par sa mission de
stabilité monétaire et son statut aberrant,[7] lui interdisant de financer les Etats dont elle dépend
[1] Préparé avant la parution du « Manifeste des économistes atterrés» mentionné ci-dessous, ce texte n’engagent que son auteur.
[2] Propriété totale, majoritaire ou minorité de blocage : Au niveau le plus adéquat : Etat (autoroutes,) …, Régions, Communes (logements sociaux, services d’eau), Fonds de financement des retraites et de restructuration des TPE et PME à créer (financés par l’octroi de participation sur les successions d’entreprises) etc ..,
[3] Pour simplifier la rédaction, dans la suite du texte, la « zone euro » (Euroland) est considérée comme un Etat).
[4] Produit Intérieur Brut
[5] Professeur de sciences économiques à l'université de Toulouse I, ancien membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d'analyse économique
[6] La valeur temps correspond au potentiel d'évolution du cours d’un support (matière, monnaie, action,…) à la date d'échéance, son amplitude diminue avec le temps.
[7] L’Article 104 du traité de Maastricht ou 123 du traité de Lisbonne est le plus important du traité, il interdit aux Etats, et à toutes les structures qui en dépendent, d'emprunter à leur Banque centrale.
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