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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 08:03

 

Dessin précédent :  Regard de 2NIS (8)

 

 


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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 08:15

 

Article précédent : Décrypter - Comprendre - Agir (1/3)

 

Par contre les États-Unis ont emballé la planche à billets lors des opérations QI + Q2[1] pour  2 300 Md $ (équivalent au PIB de la France) par lesquels la FED[2]rachète des actifs pourris et des dettes de l’État , provoquant à coup sûr une dépréciation considérable du dollar à plus ou moins long terme. Cela doit rendre du pouvoir d'achat aux américains (citoyens et entreprises ) endettés, et faire fondre les immenses dettes internationales des USA.
La majeure partie de cet énorme capital a été utilisé par la finance pour la spéculation. Dans le cadre de la liberté des changes, elle peut lui servir à s'approprier notre patrimoine avec des dollars périssables.

Si la BCE ne nous en protège pas, par le contrôle des changes, les possesseurs américains, Chinois, Japonais, Emirs du golfe…, des milliers de milliards de dollars en circulation risquent de s'abattre sur l'Europe pour les transformer en « valeurs réelles ». Ils s’approprieront  nos structures de vie et de travail avec leurs dollars en instance de décomposition, nous faisant payer la dette américaine.  Cela nous priverait d’une bonne partie de nos revenus récurrents, à leur profit.
Deux décisions majeures viennent d'être prises dans ce sens :

  • Dagong, l'une de ses 4 agences de notation, ayant dégradé la note des Etats-Unis de AA+ à A (avec perspective négative, comme l'Espagne).La Chine prévoit de réduire ses achats de dette américaine.
  • L'État américain ne pouvant plus s'endetter auprès de la Chine, la Fed  s'y substituera en achetant elle-même les emprunts d’Etat par pure création monétaire. 

C'est très dangereux car la BCE n'a pas le droit de financer les Etats, et nos responsables privilégiant la rigueur budgétaire et le remboursement des dettes, cela nuit à notre croissance et à la valeur de nos actifs (entreprises, immobilier, …)

Il est urgent d'agir au niveau européen. -  Nous pouvons le faire.

L'Europe est la plus grande puissance économique et commerciale du monde. En se dotant d'une autorité monétaire incontestée, elle imposerait plus facilement  son point de vue que les Chinois, pas assez polyvalents, et que les Américains surendettés. Cela l'autoriserait à gérer l'euro en fonction de son économie, car le monde a besoin des produits européens.    Nos priorités seraient :

  • Le rétablissement d'un « contrôle des changes » au niveau européen, car en son absence il est impossible gérer au mieux notre monnaie, trop soumise à la spéculation internationale. Il faut absolument nous protéger du pillage de nos actifs de vie et de travail, par des flots de monnaie étrangère créée sans contrepartie réelle.
  • La distinction entre la politique monétaire, qui conditionne l’économique et le social, et qui ne peut être confiée qu’aux élus, et l'application de cette politique par la BCE et ses dirigeants. Le fonctionnement actuel de la BCE correspond assez exactement à ce que serait la justice si le législatif et le judiciaire étaient confiés à l'Administration pénitentiaire. 
  • Le changement de l'organisation du système monétaire européen incarné par la BCE.
    Une monnaie stable unique, gérée par une Banque centrale unique, ne peut absolument pas répondre aux besoins de pays indépendants ayant des modes et des niveaux de développement extrêmement différents. Les critères de Maastricht sont incapables de faire converger leurs économies car ils favorisent les plus riches aux dépens des plus pauvres.
    Sans profonde réforme, la zone euro explosera, et la Communauté européenne risque d'en faire autant. Voici deux possibilités :
    -  1) Garder l'euro tel qu'il est, et financer, sans compter, le rattrapage des pays en retard.
    Comme les pays membres refuseront sûrement de payer, il faut employer le seul moyen connu de donner aux uns sans prendre aux autres, la « monnaie fondante ». Elle permet de financer largement, sur de longues durées et à taux réels négatifs, les pays en retard, au lieu de les obliger à se serrer la ceinture et à s'endetter de plus en plus dans une spirale récessive.
    - 2) Rendre à tous les États de la zone euro une monnaie personnelle liée à l'euro  par un taux de change fixe révisable périodiquement, de manière à ce qu'ils puissent réajuster leur compétitivité au sein de l'Europe.
    La première formule est la plus facile à appliquer, en la mettant dans les objectifs prioritaires de l'autorité de politique monétaire à créer. C'est la méthode solidaire finançant le développement, plus efficace que l'égoïsme faisant seulement payer les dettes.
                                   (Après les 30 Glorieuses, puis les 30 Piteuses, pourquoi pas les 30 Solidaires ?)
  • Le changement des objectifs de la BCE,
    1) - Le plein-emploi qualifié qui génère systématiquement le progrès économique et social, doit remplacer la stabilité  monétaire et l'euro fort. La BCE, en les appliquant aux dépens de l'emploi, nous a fait régresser à la traîne de l'économie mondiale.
     2) - La convergence des niveaux de vie des Etats, et la réduction des inégalités .  Seule la « monnaie fondante »  en est capable  comme mentionné plus haut . Elle permet d’orienter l'économie en remplaçant les niches fiscales, fort coûteuses, par la pratique  de taux d'intérêt réels plus ou moins négatifs[3] en fonction de l’utilité des investissements correspondants. Cette méthode réduirait fortement les prélèvements obligatoires comme pendant les 30 glorieuses.
  • Le changement de mode de création monétaire, le système actuel consiste à créer, sans limite, de la monnaie temporaire en fonction des emprunts des acteurs privés solvables, elle est détruite lors de leur remboursement.
    Ce système ne crée pas la monnaie en fonction des besoins de la société,  mais seulement en fonction des  projets les plus  lucratifs des personnes aisées, c'est très différent. De plus, il gonfle les bulles et aggrave les crises économiques.  Il est intrinsèquement mauvais.  Comme le réclamait depuis des décennies Maurice Allais, notre prix Nobel d'économie,  la monnaie doit être créée de façon permanente uniquement au profit des Etats[4]. Elle n'est pas détruite lors du remboursement des crédits. Elle doit être réinvestie dans l'économie (investissements et consommation) contrairement à ce qui se passe actuellement.
( A suivre)

[1] Quantitative easing : Achat par les banques centrales des actifs risqués illiquides et de dettes de l’Etat avec de l’argent imprimé massivement pour l’occasion.

[2] Banque centrale des Etats-Unis.

[3] Il suffit que l'autorité de politique monétaire à créer, qui supervisera la BCE, lui demande de débloquer des financements à faible taux pour ces opérations.

[4] Trois remarques s'imposent : 1) les banques ne pourraient plus créer la monnaie, et ne pourrait prêter que les dépôts de fonds provenant de ses clients et des sommes mises à leur disposition par les Etats à des taux dépendants de leur destination. 2) Cela fournirait des ressources considérables à partager entre la structure commune et les Etats de la zone euro. 3) Il est possible d'organiser le passage progressif d'un système à l'autre pour permettre  les ajustements

 


Par M. CC. - Publié dans : citoyens
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Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 08:14

 

Début de l’hiver et de ses rigueurs ! Le froid ! La neige !

Et comme les années précédentes, tel un immuable rituel,

sont lancés des appels à la générosité : Banque alimentaire, Téléthon…

Et, pour la 26ème année consécutive, par fidélité à Coluche,

est ouverte une nouvelle grande campagne des « Restos du cœur »…

Et, avec le même esprit de solidarité, les « Secours » (Populaire,

Catholique…) poursuivent  leur action quotidienne d’aides régulières.

Et tout cela, de nos jours, dans un pays, le nôtre, la France

qui produit par ailleurs tant de richesses, d’opulence, d’excès.

Peut-on, pourra-t-on consentir longtemps à des règles du jeu

qui, indéniablement, excluent une telle frange de population ?

C’est une des faces d’un constat ! Une vision d’un regard !

Le côté pessimiste, négatif de cette réalité ! L’ombre ! L’ubac !

En revanche, à travers la concrétisation de ces différentes actions,

s’expriment, au quotidien bien sûr mais aussi dans la durée,

une puissante volonté, un altruisme communicatif, une solidarité infinie.

Et le plus souvent dans un cadre associatif qui porte, inlassablement,

avec beaucoup d’humanisme, toutes ces indispensables initiatives,

des bénévoles, en nombre même si certaines relèves ne sont pas faciles,

œuvrent, sans compter leur temps, pour les autres, beaucoup d’autres.

Pour tout dire, formidables, utiles et ô combien inestimables sont

toutes ces formes multiples et complémentaires d’aides, d’entraides !

Sans elles, combien de personnes auraient perdu pied… complètement ?

A ne point s’y tromper, c’est le côté optimiste, positif des choses !

De ce versant, « l’adret », nous réchauffent les rayons de soleil !

 

Aujourd’hui, retenons le regard encourageant ! Qui donne espoir !

Primeur à l’Homme, n’est-ce pas ? Mais à tous les hommes !

Tout, pour l’humain, son niveau de vie, sa santé, son éducation, la paix !

Et que les peuples se prennent en charge pour se doter d’un tel dessein 

en place d’une monétarisation mondiale, d’une financiarisation obscène

qui apportent surtout la régression sociale au plus grand nombre !

 

 

Par J. C. - Publié dans : citoyens
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 00:00

 

Dessin précédent : Regard de 2NIS (7)

 

 

 

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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 08:15

 

Les racines de la crise économique et sociale  que nos dirigeants refusent de voir[1].


De nombreux économistes et personnalités ont lancé un « pavé anti-libéral » Le manifeste des Economistes atterrés « http://atterres.org/ ». 

Depuis bientôt 30 ans, par les médias, les lobbys néolibéraux et de la finance, nous ont imposé en tant qu’axiomes, à la manière des sectes, un ensemble de contrevérités dans le but de détruire la solidarité au profit d'une infime minorité. 

En voici, à titre d'exemple, quelques-unes trop longues à développer ici  :

  • C'est le libre-échange (absolu) qui permet le développement des pays les plus défavorisés ! Alors que, bien qu'il ait profité à une petite « élite » urbaine, il a souvent appauvri la population rurale et provoqué la création d'immenses zones de pauvreté autour des grandes villes.
  • La liberté des changes (échanges monétaires) favorise le commerce international et les investissements. Elle permet surtout la spéculation sur les monnaies et les matières premières, la désorganisation du commerce international, et le pillage des pauvres par les riches plus aisément que l'envoi de troupes coloniales.
  • La gestion privée (par le capital) est toujours meilleure que la gestion collective, d'où la nécessité de privatiser tout ce qui peut l'être. Cela n'a jamais été confirmé, bien au contraire comme le prouvent les événements récents. Mais cela permet de justifier le transfert, à la finance privée, de la propriété de nombreuses infrastructures de vie ou de travail, qui devrait rester collective[2].  Cela fait énormément croître les besoins de l'État pour assurer le bon fonctionnement de la société ( formation, retraites, santé…).
  • Les élus sont incapables de gérer la monnaie car ils endettent les Etats[3]. Les 60 dernières années prouvent le contraire. En 30 ans la gestion monétaire des élus n’a endetté la France qu’ à 20% du PIB[4], alors que, sur les 30 années suivantes, après le transfert du pouvoir monétaire aux Banques centrales l’endettement croît de plus en plus vite (> à 85 % du PIB en 2010). !
  • L'inflation est le mal suprême, contre lequel il faut lutter à tout prix. Alors que c'est le plus puissant facteur connu :
    - 1) De développement économique : Elle oblige l'argent dormant ou spéculatif à s’investir dans l’économie réelle pour ne pas perdre sa valeur. C’est l’impôt sur la richesse le plus intelligent et le plus efficace car il l’oblige à fructifier.
    - 2) De réduction des inégalités : Elle les réduit  en faisant fondre les dettes des citoyens, des entreprises et des Etats.
  • L'inflation nuit aux investissements. C'est le contraire car elle accélère leur amortissement.
  • C'est la forte augmentation du prix du pétrole qui nous a fait passer des 30 glorieuses aux 30 piteuses.
    C'est une interprétation volontairement mensongère des faits.
    Après son augmentation, le prix du pétrole a fortement baissé sans relancer l'économie.
    Le facteur qui a provoqué cette régression est le changement fondamental de politique monétaire. C’est grâce à la monnaie fondante, qui en a assuré le financement, qu’en 30 ans la France, à partir de dettes et de ruines, a développé les régimes sociaux, augmenté la scolarité de deux ans, réparé et développé les infrastructures, diminué le temps de travail de plus de 20 %, et a même financé deux guerres, en assurant le plein emploi. Etc. …
    C’est très exactement depuis que la monnaie a été stabilisée, et sa création au profit de l’Etat supprimée, que la croissance économique régresse et que les inégalités s’accroissent.

Les banquiers centraux ont transformé la monnaie d'instrument de développement et de solidarité au service de la société, en instrument de prédation au profit de la finance privée par des taux d’intérêt réel positifs, scandaleusement usuraires pour les plus démunis, et par la thésaurisation sans dépréciation, favorisant la spéculation.
Cela a rendu beaucoup plus profitable de faire travailler la monnaie sur elle-même que de l'investir dans la production, transformant le capitalisme entrepreneurial, créateur de richesses et d'emplois, en capitalisme financier essentiellement prédateur.
L'alimentation de l'économie en monnaie se fait, ex nihilo, par les banques en fonction des demandes que leur font les emprunteurs qu'elles considèrent solvables. Ainsi, à cause de la liberté des changes, comme le dit François MORIN[5]« … Les banquiers centraux ne sont plus en capacité d'influencer …   … Leur politique d'alimentation monétaire des marchés financiers (financement des bulles à crédit, perfusions monétaires après leur éclatement) se met au service des intérêts directs de la finance libéralisée. Bref, il n'y a pratiquement plus de régulation de ces grands marchés saufs à dire que des pouvoirs privés sont maintenant aux postes de commande. »
Cela a permis aux investisseurs privés de financer et développer extrêmement rapidement, selon un système « boule de neige »,  l'économie financière, dite virtuelle car elle est essentiellement constituée de paris spéculatifs reposant en grande partie sur des « valeurs temps [6]» pouvant passer instantanément du positif au négatif en fonction de l’humeur des Marchés.

Cette économie virtuelle, comparable à un cancer rongeant l’économie réelle, a généré en 2008 des transactions financières pour un montant 30 fois supérieur au PIB mondial.

Une très petite partie de l'économie virtuelle , en déclenchant la crise des « subprimes », a contaminé des pans entiers du « château de cartes » virtuel, ce qui a  fait vaciller le système monétaire international provoquant la très grave crise économique.
Nous ne pourrons en sortir que si nos dirigeants remettent en cause le fonctionnement des systèmes monétaires défendus par le lobby de l'argent. Malheureusement, ils se sont contentés de renflouer les banques en endettant les Etats, donc les citoyens. Ce qui revient à laisser à la finance les gains de ses opérations bénéficiaires en faisant payer au peuple les pertes de ses opérations déficitaires.

Sans vraie reprise économique, dès 2009, les bénéfices des banques et les bonus des Traders ont accéléré leur hausse !
Seule une inflation conséquente  peut faire  payer à la finance ses pertes, et l’obliger à alimenter prioritairement l’économie réelle.

Mais, en Europe, la BCE ne peut et ne veut rien faire car elle est liée par sa mission de stabilité monétaire et son statut aberrant,[7] lui interdisant de financer les Etats dont elle dépend



[1] Préparé avant la parution du « Manifeste des économistes atterrés» mentionné  ci-dessous, ce texte n’engagent que son auteur.

[2] Propriété totale, majoritaire ou minorité de blocage : Au  niveau le plus adéquat : Etat (autoroutes,) …, Régions, Communes (logements sociaux, services d’eau), Fonds de financement des retraites et de restructuration des TPE et PME à créer (financés par l’octroi de participation sur les successions d’entreprises) etc .., 

[3] Pour simplifier la rédaction, dans la suite du texte, la « zone euro » (Euroland) est considérée comme un Etat).

[4] Produit Intérieur Brut

[5] Professeur de sciences économiques à l'université de Toulouse I, ancien membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d'analyse économique 

[6] La valeur temps correspond au potentiel d'évolution du cours d’un support (matière, monnaie, action,…) à la date d'échéance, son amplitude diminue avec le temps.

[7] L’Article 104 du traité de Maastricht ou 123 du traité de Lisbonne est le plus important du traité, il interdit aux Etats, et à toutes les structures qui en dépendent, d'emprunter à leur Banque centrale.

 


Par M. CC. - Publié dans : citoyens
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