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Les arbres du verger semblent tristes et malades
Leur sève déversant des larmes comme du miel
Les haies de forsythias fleurissent jaune fade
Le printemps veut éclore mais manque de soleil.
De boue sèche et de paille l’hirondelle s’installe
Pour protéger son nid des vents et des gelées
S’inquiétant pour ses œufs elle se donne du mal
Le construisant solide en attendant l’été.
L’amas de feuilles sèches des maïs effeuillés
Va servir de litières aux chattes bientôt mères
Les poules veulent pondre, d’autres restent à couver
Elles gloussent ou picorent du blé et quelques vers.
L’aurore naît plus tôt, le crépuscule traîne
La neige fond plus vite et les gelées s’espacent
Inondant chaque pré, enivrant bois et chênes
Imposant aux ruisseaux les remous d’une valse.
Le soleil et la pluie viennent à tour de rôle
Exposer leurs tableaux aux couleurs arc-en-ciel
Ou j’ouvre ma chemise ou je ferme mon col
Pour leurs saute d’humeurs ils n’ont pas leur pareil.
J’emprunte le chemin, j’admire le décor
Et profite d’un jour où le soleil rayonne
Pour savourer la vie dans ces moments si forts
Où sa métamorphose à chaque fois m’étonne.
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