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Jolis mois de mai, trop vite fanés
Jamais ne me lassent. A regret !
Mélancolie du temps qui passe
Avec mon passé qui s'efface
En emportant mes doux printemps
Les premiers de ma vie d'enfant
Où je cueillais des pâquerettes
Chapeau de paille sur ma tête.
Les suivants respiraient le vent
Dans les champs frais et verdoyants
D'où je poussais la chansonnette
Que je ressassais sans arrêt
Sans qu'elles ne me lassent jamais.
Nous attirait vers les sentiers...
Et si mon pas s'est fait plus lent
C'est que je n'ai plus vingt ans.
La jeunesse comme le muguet
Doit se cueillir en temps donné.
Et ma vie qui passe, s'efface
Sans que jamais elle ne me lasse.
Viendra-t-elle un jour saturer
L'envie de cueillir le muguet ?
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