Lundi 10 août 2009 1 10 /08 /Août /2009 08:16

Le 12 juillet 1906, le capitaine DREYFUS est innocenté et réintégré dans l’Armée, avec le grade de Chef de bataillon.


Revenons un peu en arrière, sur ce scandale politique et judiciaire français.

Le point de départ : c’est une accusation d’espionnage au profit de l’Allemagne, portée contre un officier, issu de famille juive et alsacienne : le capitaine Alfred Dreyfus.

Ce dernier, malgré ses protestations d’innocence,  est condamné à la déportation perpétuelle sur l’île du DIABLE,  en GUYANE, en 1894.

Il est pourtant renvoyé devant un deuxième Conseil de guerre en 1899 et condamné à nouveau à 10 ans de détention !

Il est finalement réhabilité en 1906 ! 12 ans plus tard…

 

De nombreux incidents surgirent au cours de cette affaire :

- Le commandant PICQUART, chef du service de renseignements, découvre le document sur lequel reposait toute l’accusation, le fameux « bordereau » imputé à Dreyfus. Il est en réalité écrit de la main d’un autre officier, l’équivoque commandant ESTERHAZY. Mais celui-ci, traduit en conseil de guerre, fut acquitté !

- En 1888, Emile ZOLA publie dans le journal « l’AURORE » son article intitulé « J’accuse » sous la forme d’une lettre ouverte au Président de la République. Il y dénonce tous ceux qu’il considère comme responsables de l’injustice.

Dès lors, l’affaire déchaîne les passions. La France se partage en deux :

- les dreyfusards à forte majorité de gauche libérale, avec la puissante Ligue des droits de l’Homme ;

- les anti-dreyfusards, droite conservatrice et antisémite, avec le Comité de l’Action Française.

Le procès de Zola, la découverte du « faux HENRY », document prouvant que l’on avait voulu  incriminer à dessein Dreyfus, conduisirent à la révision du procès de 1899.

 

Cette affaire marqua une crise profonde de la société française.

De nombreux écrivains et hommes politiques intervinrent dans cette affaire en des sens divers :

Georges Clemenceau, Scheurer-Kestner, Maurice Barrès, Anatole France, Jean Jaurès …

 

Emile ZOLA (1840-1902)

Chef de l’école naturaliste, il voulut appliquer à la description des faits humains et sociaux la rigueur scientifique. Entreprit une œuvre cyclique reposant sur son vécu : « Les Rougon Macquart ». Ecrivit aussi « Les 4 évangiles », « Édouard Manet », « Le roman expérimental ».


Par M. G. - Publié dans : historiques
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