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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 08:12

 

 

Article précédent : « L'impromptu de Berlin… »

 

 

                               « Conte : la recette magique. 

 

 

Avec Noël, les yeux des enfants s'illuminent et leurs rêves se peuplent de contes féeriques...
Fées, princesses, magiciens et sortilèges sont les ingrédients habituels de nos contes… Rien qui soit ordinaire !

«Il était une fois, dans un pays lointain»… «et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants» : voici le début et la fin d’un conte, il ne reste plus qu’à remplir le vide. Pas si simple…
Munissez-vous d’un pays imaginaire, si possible comprenant un sinistre château médiéval et une forêt sombre.
Ajoutez-y un prince charmant qui voit sa tranquillité initiale perturbée par les cris de détresse d’une aimable princesse. N’oubliez pas les épreuves à surmonter pour réussir la mission : quelques combats contre des créatures féroces feront l’affaire.
Heureusement, vous permettrez que votre héros obtienne l’aide d’un vieux sage ou d’une épée magique. Vous l’amènerez alors à la résolution de l’affaire, et au fameux mariage. Cette recette éprouvée, objet d'études savantes, ne doit cependant pas masquer la diversité d’un univers aux possibilités infinies !
Les contes, par-delà le merveilleux, reflètent aussi la cruauté du monde réel. Enfants morts de froid comme la Petite fille aux allumettes, gamines maltraitées par leur belle-mère comme Cendrillon ou Blanche-Neige, enfants abandonnés par leurs parents comme le Petit Poucet, adolescentes souillées par leur père ou leur beau-père comme Peau d'Âne ou mariées de force comme dans Barbe-Bleue... »

 

Source : Site Hérodote.com

 

Conte.jpg

 

 

Par J. C. - Publié dans : glanés
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 08:10

 

 

Poème précédent :          Aux prochaines embellies  

    

 

 

                

Imaginez le décor d'un théâtre et laissez-vous aller à goûter au plaisir de ce marivaudage politique en alexandrins ! Que ceci nous change agréablement du mauvais français, des fautes d'orthographe et de syntaxe qui fleurissent sur la toile. Prenez autant de plaisir à ce duel à fleuret moucheté et sous-entendus que moi : c'est tout le mal que je vous souhaite !

L'impromptu de Berlin, un régal..en Alexandrins

La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mecklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.


 
Nicolas :
Madame, l'heure est grave : alors que Berlin danse
Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
Voyez la verte Erin, voyez l'Estrémadoure
Entendez les Romains : ils appellent au secours !
Ils scrutent l'horizon, et implorent les Dieux.
Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
Attendent de vous, madame, le geste généreux !
De leur accablement ils m'ont fait l'interprète :
Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête
Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
Cette cause est bien rude, mais laissez moi plaider...

Angela :
Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu'il y a méprise
Folle étais-je de croire à une douce surprise
En vous suivant ici seule et sans équipage
Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !
Mais je dois déchanter, et comme c'est humiliant
De n'être courtisée que pour son seul argent !

Nicolas :
Madame, les temps sont durs, et votre cœur est grand
Vos attraits sont troublants, mais il n'est point décent
D'entrer en badinage quand notre maison brûle !
Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
Nous sommes aujourd'hui tout au bord de l'abîme
Vous n'y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
Qu'on les châtie un peu, mais votre main de fer
Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d'effroi !

Angela :
J'entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
L'ouvrier mécontent, le patron en colère.
Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.
Et vous me demandez, avec fougue et passion
De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
Ce serait trop facile et ma réponse est non !

Nicolas :
On ne se grandit pas en affamant la Grèce
En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
D'être des épiciers et non pas de vrais chefs !
Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
Desserrez, je vous prie, le nœud de l'escarcelle !

Angela :
Brisons là, je vous prie, la nuit est encore belle
Votre éloquence est grande et mon âme chancelle...
Mais si je disais oui à toutes vos demandes
Je comblerais la femme, et trahirais l'Allemande !


 
(Ils s'éloignent, chacun de leur côté)
  

 

    

 

 

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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 08:11

 

Article précédent :  A propos des sondages…

 

 

« Je n’ai pas protesté »


Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

 

 

Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n’ai rien dit,
Je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n’ai pas protesté,
Je n’étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne pour protester.
 

 

 


 


 

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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 08:09

 

Article précédent : Dette publique… et mesures

 

La loi a donné à la commission des sondages le pouvoir de veiller au respect des périodes d’interdiction de la publication des sondages, d’intervenir également sur le contenu même des informations diffusées pour faire respecter une règle de jeu garantie par une objectivité minimale et la transparence du débat démocratique. 

 

Communiqué de la Commission du 31 mai 2011

«  Dans son édition du 25 mai 2011, Le Nouvel Observateur a publié un sondage relatif aux premier et deuxième tours de l'élection présidentielle de 2012 réalisé par l'institut TNS-Sofres.

 Les choix retenus par l'institut pour établir, à partir des redressements effectués, les intentions de vote relatives aux hypothèses de premier comme de second tour sont caractérisés par un défaut de cohérence interne au regard de l'objet d'un sondage* qui, dépourvu de toute valeur prédictive, doit se borner à refléter l'état de l'opinion au moment de sa réalisation.

En conséquence, et en l’absence de toute manœuvre imputable à l’institut, la commission exprime des réserves sur le caractère significatif des intentions de vote publiées qui ne reflètent pas les résultats de l’enquête après application aux réponses des personnes interrogées des méthodes de redressement habituellement admises*. »

*Souligné par nous


 

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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 08:09

 

«Myope comme une taupe», «rusé comme un renard» «serrés comme des sardines»... les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout. La preuve: que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l'autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là, ... pas un chat! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère! C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine  mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu'une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi! Et vous, vous êtes fait comme un rat.

Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l'envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c'est selon). Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. C'est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d'ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.

Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence.

Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une  faim de loup, l'envie de dormir comme un loir et surtout vous avez  d'autres chats à fouetter...

 

Par R. L. - Publié dans : glanés
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