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Entretien avec Frédérique,
atelier « loisirs créatifs » au sein d’A.D.E.,
infirmière à l’hôpital
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Frédérique, merci d’accepter de répondre aux questions du blog « Regards adéens » ; nos lecteurs voudraient en savoir un peu plus sur ton métier, à la fois, passionnant et difficile :
► Comment es-tu venue à la profession ? Peux-tu te présenter brièvement ?
Ma sœur ainée, aujourd’hui surveillante, m’a sûrement influencée ; j’ai débuté en école d’infirmière en 1981, à 20 ans. J’étais à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt. J’y pratiquais, en alternance, la théorie et la pratique ; durant les 3 années d’études, j’ai investi tous les services, de la médecine à la chirurgie, en passant par la cardiologie. J’ai obtenu mon diplôme en 1984. Ce monde particulier, des soins à la personne, correspondait bien à l’idée que je m’en faisais précédemment.
► Qu’as-tu fait par la suite ?
J’ai été embauchée à l’hôpital de Tarbes, jusqu’en 1986. L’année suivante, j’ai travaillé dans le privé, à la clinique de l’Ormeau, jusqu’en 1989. Puis, j’ai intégré l’hôpital de Lourdes, dans lequel je suis toujours en activité.
► Quel fut ton secteur de travail ? Quelle est ton organisation ?
J’ai fait des nuits durant une dizaine d’années si on les met bout à bout ; ça me permettait de concilier la vie professionnelle avec la vie de famille. J’ai fait 20 ans de 3x8 que je prolonge encore maintenant, weekends compris. La nuit, l’équipe soignante est restreinte, donc on a plus de responsabilités, ce qui engendre du stress. Le jour, il y a plus de monde, ce qui demande plus de temps avec les différentes personnes qui prennent en charge les patients.
► Comment définirais-tu ton métier ?
Infirmière, c’est d’abord :
- Beaucoup de responsabilité. L’erreur n’est pas permise.
- De la technicité (appareillages, informatique …).
- Du relationnel par rapport aux malades.
- De la patience et de l’écoute.
Si je devais donner un conseil aux jeunes, je leur dirais qu’il faut, avant tout, aimer ce que l’on fait.
Je déconseillerais ce métier à ma fille (si j’en avais eu une), car il faut énormément d’investissement personnel ; en revanche, je mettrais, tout de même, en avant qu’il s’agit d’une belle profession :
· Les malades sont tous différents.
· On a de l’autonomie pendant l’exercice.
· C’est tout, sauf du travail à la chaîne.
· Bref, les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
► De quoi est fait ton quotidien ?
Ce sont les perfusions en tous genres, les comprimés servis sur un plateau, les injections, la pose de sondes vésicales, gastriques… C’est l’évaluation de la douleur ressentie par le patient. Ce sont les pansements, le nursing, les gestes soignants. C’est l’accompagnement en fin de vie du malade, avec tout le confort possible. On appelle ça, dans le jargon, les « soins palliatifs ».
► Et aujourd’hui, Frédérique, quels sont tes loisirs ?
Je jardine, j’aime le tricot. Je me soigne aussi car : les cordonniers sont
souvent les plus mal chaussés ! »
Merci.


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