poétiques


Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 08:06

 

 

Poème : Haïku d’amour

 

 

 

              Dialogue intérieur

 

Nous sommes tous victimes de blessures profondes

Sachant que la première, notre venue au monde

Blessure originelle difficile à panser

Cause une dissonance sur nos identités

Notre armure psychique protège des souffrances

Deuils et séparations, l’idée d’impermanence

L’imprévu, l’injustice peuvent nous ébranler

Heurtant le goût de vivre pour celui de pleurer

Accueillir son chagrin et sourire à la vie

Que de courage en soi quand il est tragédie

La mémoire en écho des souvenirs amers

Garde dans son écrin la chaleur de la mère

Les saphirs de ses yeux accolés à mon cœur

Jusqu’à leur paroxysme me contemplent, rieurs

Transcendent mes pensées, mes actes conquérants

Comblent la solitude, le vide et le néant

Je tiens sa mélodie au plus profond de moi

Cultive le bonheur partagé au deçà

De toute condition, en toute honnêteté

Comme une offrande à l’autre en toute gracieuseté

Du dialogue intérieur libérant les pensées

Mon âme créatrice, éclair émancipé

En une catharsis vainc les mots qui sommeillent

Exhortant illico les messages en éveil.

 

     

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:05

 

 

Poème précédent :           Ode à la vie

 

  Enfance, émergence

Dans une forge abandonnée
L’odeur tenace du charbon noir
Réveille les plaisirs surannés
De mon enfance chargée d’histoires
Au village des grands-parents
Tradition rustique ancestrale
Le temps s’écoulait autrement
Durant la période estivale
Entre les fermes, les bois serpentent
Les routes tendent leurs hautes pentes
Les fougères, torrent de verdure
Les étangs, eaux troubles impures
Arrosages et ricochets
Sous des ciels changeants, meringués
Enfance
Emergence
Une eau d’antésite glacée
Vient de couler sur mon passé
Jeu de colin-maillard
Echasses, balançoires
Et les jours de crachin
Sur le tricotin
La laine filait au fil du temps
Dans la maison d’antan
Bâtie de pierres vêtues de chaux
Quand le père faisait chabrot
Les yeux levés vers le velum
On devinait la joie de l’homme
Churupant ce jus gouleyant
Pansu, les sourcils oscillants.
Sur le mur aux hortensias roses
L’échelle de meunier se pose
A la lucarne du grenier
Champ de lumière tamisée
Où nous échangions nos avis
Linéaments d’une autre vie
Disputes, bouderies
Bêtises, fâcheries
Les pommes à cidre dans les paniers
Sous l’escalier
Essaiment leur parfum fruité
Jusqu’aux matelas de laine
Des lits blancs en fer forgé
Quelle aubaine !
Du prolixe potager
S’enjoint la soupe de légumes
Des lapins trottent dans le verger
Leurs yeux d’albinos s’allument
Enfance
Emergence
Ce voyage est un sourire
Dans un cotret de souvenirs.
De ma mémoire sensorielle
De mon corps, gardien charnel
Emerge cette odeur feutrée
De mon enfance calfeutrée.


     

        

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 08:06

 

 

Poème précédent :          Les affres de l’hiver

 

         Ode à la vie

Aux senteurs chatoyantes de l’aurore naissante
A la brise sensuelle, fraîche et dynamisante
Aux couleurs éclatées réveillées de rosée
Je viens chanter la vie encore ébouriffée.

Sous le voile des nues, l’aube pointe son nez
Et l’on retient son souffle devant le nouveau-né
Magie de la nature, synergie de deux corps
Je viens chanter la vie, je viens chanter encore.

Au soleil sublimant la cime des montagnes
S’étalant sur les champs sillonnant la campagne
Auréolant les arbres vernis de ses rayons
Je viens chanter la vie qui file à l’horizon.

A la lande arborant son manteau de sapins
Brillant de perles bleues, pépites de satin
A l’énigme sauvage des sentiers ombragés
Je viens chanter la vie comme chante le geai.

Aux ciels d’orages lourds qui s’ouvrent sur la terre
A la pluie cliquetante sur un drapé de verts
Aux voltiges d’oiseaux saisies à contre-jour
Je viens chanter la vie ruisselante d’amour.

Aux enroulées de vagues sur la mer déferlante
Aux courants qui m’emportent vers le couchant qui hante  
Aux cascades, aux ruisseaux, à l’eau pure des puits
Je viens chanter la vie par ses jours et ses nuits.

        

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 08:11

 

 

Poème précédent :         Au fil des ans

 

         Les affres de l’hiver

Savez-vous ces humeurs aux brumes tamisées
Essaimant leurs pépites de cristal aiguisé
Humeur maussade ébouriffée de gris
Epousant la nostalgie
Harcelant ma chair
A l’aube de l’hiver
Aux ecchymoses
Mauves et moroses
Piquantes
Persistantes. 
Comment s’inscrire dans cette frénésie cyanosée
D’une brise turbulente et névrosée
Sourde et vidée de toute humanité
Toutes traces humaines gommées ?
Luttes vaines à la froidure
Mâtinée de rongeüre
Lande cristalline
Ondée de lueurs sibyllines
Dans ta magnificence
Lactescence d’essences
Aux cristaux de poussières cosmiques
Effet de miroir mirifique
Je sens la fin
L’hiver est assassin
Balayeur de l’automne ivre
Mes pensées jonchées sur le givre
Voleur de marchands blatiers
Soleils frileux aux rayons amputés
O douleur
Je sais la froideur
Dans ma chair engourdie
Son venin à mon corps transi.
Je vois sombrer la terre
Aux affres de l’hiver.
Arbres arachnéens aux ailes torturées
Paralysées
Regards impuissants et rebelles
Accrochés aux neiges éternelles
De ma solitude
A ma finitude
Focalisée aux barbelés du temps
Le diktat de l’hiver nous consumant
L’honnêteté notable
C’est l’aveu de l’impensable
Décomposition
Suppression.
Quand la chaleur d’un crépuscule endimanché
Fera place au vent glacial de mes pensées
J’irai glisser du couchant jusqu’en bas
Dans un dernier haïku pour toi.
Seras-tu dans cet ailleurs
Succulent de douceur
Où tous les possibles dansent tous les folklores
Aux couleurs indéfinissables encore et encore ?
A l’écart du monde primitif
Mon espace de paix sera définitif.

      

        

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 08:13

 

 

Poème précédent :         Matines célestes

 

 

    Au fil des ans

Murmure venu du fond des âges
Surprendre les nuages
Au gré du vent
Suivant l’humeur du temps
Posidonies se mouchant dans  la mer
Rythmée de notes éphémères
Une maille s’accroche
S’effiloche
Dans la spirale du temps
Qui s’enroule au fil des ans
Bulle de savon
Qui fond
Avant même d’avoir existé
Un seul été
Zébrures de lumière
Aux rayons laser
Instable pouvoir de la nature
Engrossant l’eau qui murmure
Titillant le feu qui danse
La vigne en dormance, le vin qui se condense
Je m’abandonne au temps
Dans un apaisement
Rieur
Sur ma musique intérieure
Tout est instable autour de nous
Je ne suis pas pressée
J’ai le goût
D’un slow caressé
Ma vie au ralenti
Redéfinit l’ennui
La ronde de mes jours
Swingue glamour
J’ouvre les portes du silence
A la luminescence
De l’inaction
L’hibernation
Défossilise  mes pensées
Des flocons de petits bonheurs
Tombent du ciel en fleurs
Ephéméride du temps
Que j’aime, beaucoup, passionnément
Désamorce
Ma charge émotionnelle
Qu’elle se corse
De saveurs naturelles
Je veux prendre le temps
De sourire au printemps
Goûter encore à l’éphémère
Au rythme du chant de la terre.
Que cette Année Nouvelle
Vous soit douce et si belle
Qu’elle chante de Bonheur
De Joie dans tous les cœurs.
Qu’elle apporte Richesse, Santé… 
Dans chacun des foyers.
Bonne Année 2012
A vous tous.

   
 

        

                                     

 

Par M. P. - Publié dans : poétiques
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