témoignages


Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 08:11

 

Je vais vous raconter mon voyage en Provence, avec mes amis, et mes professeurs de sixième au Lapacca.


D’abord, je me suis levé le jour du départ à …5h du matin ! Ensuite, j’ai fait 8h de trajet en bus. 1e étape : Avignon ; nous nous sommes arrêtés au Palais des Papes. Il m’a semblé immense. Petite touche d’histoire : il a été construit au XIVe siècle après J.C. Après la visite, nous avons débarqué au camping du Moulin Neuf dans les environs. Nous avions des bungalows de 5 places à disposition. Batailles de polochons et parties de cartes ont meublé nos temps de pause.

Le lendemain, nous avons pris notre p’tit dèj’ : chocolat chaud ou céréales, tartines.

Nous nous sommes rendus au Pont du Gard que j’ai photographié sous divers angles de vue.  Cet édifice construit par les Romains, il y a plus de 2000 ans, m’a paru très imposant. 5 ans ont été nécessaires pour achever sa construction. Après avoir visité le musée attenant, nous avons pris notre panier-repas bien mérité : chips, salade de riz et barre de céréales, bouteille d’eau. L’après-midi, randonnée pédestre sur le Pont majestueux. Très belle vue sur le fleuve et ses environs.

3e jour : Nîmes ! Nous nous sommes littéralement perdus au Colysée : un vrai labyrinthe ! Après avoir « mitraillé » la Maison Carrée (qui est en vérité rectangulaire !), nous avons eu droit à un petit cours d’Histoire très parlant : au temps des Romains, pour nettoyer les arènes ensanglantées suite aux combats très violents des gladiateurs, on lançait du sable pour absorber l’hémoglobine !

Le Colysée contenait 24 000 spectateurs.

4e jour : Arles ! Ses arènes, légèrement plus petites que celles de Nîmes, contenaient seulement 20 000 personnes, si on peut dire. En moins bon état, elles sont tout de même très intéressantes.

Dernier jour : Orange ! La ville, pas le fruit ! Le grand théâtre nous a accueillis. Il ne contenait que 12 000 personnes. Au-dessus de la scène, trônait une statue d’Octave Auguste, premier empereur romain, fils adoptif de Jules César. Touche d’Histoire : au temps de Louis XVI, le roi a déclaré que le théâtre était la plus belle muraille de son royaume. La ville fut envahie par les Wisigoths avec la destruction du théâtre en prime. Les Orangeois le reconstruisirent par la suite. Il servira de prison pendant la Révolution française.

Retour à Lourdes à 23h.


Bilan et impressions : semaine enrichissante en tous points ; des relations entre collégiens et professeurs, des bons souvenirs, des cadeaux pour la famille !

 


Par Lucas - Publié dans : témoignages
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 08:15


Magasin, j’y ai fait mes armes

Mes débuts professionnels.

Magasin, j’y ai connu les larmes,

Des rapports passionnels.

 

Magasin, j’ai ri, tant que j’ai pu,

En écoutant mes aînés,

Raconter  leur vécu,

Sous forme romancée.

 

Magasin, des peines j’ai connu

Des trahisons intestines.

Du courage, il m’a fallu,

Pour déjouer  flèches si coquines.

 

Vis, boulons et gros écrous

Joints, câbles et roulements

Magasin, il faut de tout,

Compter, peser en même temps.

 

Sept ans, il m’a fallu

Pour sortir de ce trou.

Sept ans j’ai attendu

Pour, tunnel en voir le bout…

 

Si je vous parle de cet endroit

C’est que mon cœur en est empli.

Si je suis noir et triste parfois,

 Le magasin est dans ma vie ;

 

Des bons amis, j’en ai gardé.

Mêmes cris, mêmes colères,

Un regard suffit pour se parler,

Derrière nous, est la galère.

 

Par M. G. - Publié dans : témoignages
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 08:09

                                                                    Suite de L'habit ne fait pas le moine (1/2)

A ce moment, je sens le censeur, d’un air méprisant, me pincer de deux doigts, le blouson à hauteur de l’épaule droite et me tirer hors du rang avec ces paroles cinglantes que je n’ai jamais oubliées : « Qu’est-ce que c’est que cette tenue ? Un blouson de garçon ? Des galoches en guise de chaussures de ville ! Filez en étude, je vous y rejoins ; nous avons à parler. Les autres, vous pouvez y aller. »

En effet, c’était bien un blouson de garçon bleu marine, propre mais qui avait appartenu à l’un de mes frères et qui était devenu trop petit pour lui.

Sans pleurer, plutôt en colère de cette injustice, je lui ai expliqué que j’étais la onzième d’une famille de douze enfants et que mes parents n’avaient pas les moyens de me constituer le « trousseau » demandé, exigé. Immédiatement, des excuses m’ont été présentées et le nécessaire à même été fait pour m’accorder une bourse d’équipement. Mais rien, même le temps, n’a effacé ce dédain de ma mémoire. C’était trop tard !

Souvent quand je suis déprimée, je me pose encore la question de savoir si le prix d’internat obtenu à la fin de l’année avait été mérité ou si, sous une forme déguisée, cela n’était pas au contraire de nouvelles excuses pour la maladresse précédente,  d’un censeur trop zélé.

Il est vrai que lors des récréations s’il m’arrivait de faire le pitre souvent, je jouais avec les petites de sixième qui pleuraient et je restais à leur écoute. De même, au réfectoire, je me mettais en bout de table et je veillais à ce que toutes mangent bien. J’étais quelque peu leur grande sœur !

Ma mère venait au marché à Tarbes tous les qquinze jours et prenait, comme elle disait dans sa langue, « la caminette » pour venir me rendre visite. Et quand on m’appelait au parloir, j’étais folle de joie même si ma maman ressemblait plus à une mamie qu’aux autres mamans.

Elle, je le sais, était fière de moi, sa troisième fille qui faisait des « études » alors qu’elle ne savait pas lire.

Ce vécu douloureux m’a fait comprendre très tôt qu’il ne faut pas juger une personne sur son apparence.

Par A. B. - Publié dans : témoignages
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 08:10


Le fait que je vais narrer m'est encore et toujours douloureux aujourd'hui.


Quatorze ans ! Ça fait la deuxième saison que je travaille pendant les vacances scolaires dans un hôtel, rue Basse, à Lourdes, comme plongeuse.

Cette année-là, je ne pourrai pas continuer jusqu'au Rosaire car la rentrée au lycée Marie Curie aura lieu au tout début du mois d'octobre.

Pensionnaire, je me retrouve parachutée après  le certificat d'études en classe de quatrième Commerce, avec des élèves qui ont fait leur sixième et cinquième, ensemble, dans ce même établissement.

Le problème n'est pas là mais c'est la longue liste d'achats qu'il faut faire pour constituer le « trousseau » et l'achat des livres et cahiers qui me gène par rapport à mes parents.

Nous voilà avec maman, âgée et fatiguée, parcourant la rue Maréchal Foch à Tarbes pour ce fameux « trousseau » et ce molleton que nous ne trouvions nulle part... Qu'est-ce que cela pouvait être ? Il eût fallu être tout simplement plus simple en désignant la « chose » : une protection matelas. Enfin passons...

Prête, le nœud à l'estomac, voici la rentrée...

J'ai de la chance. Plusieurs élèves de ma classe sont, elles aussi, pensionnaires ; nous serons, donc, en étude ensemble.

Les surveillantes sont sympathiques et disponibles pour répondre à mes questions et m'aider dans mon organisation.

Pour moi, les heures d'étude n'étaient pas suffisantes. Je devais « bûcher » sous les draps... en m'éclairant à l'aide d'une lampe de poche.

Voici venir le premier jeudi, jour de promenade...  Première sortie en ville... Dans la cour, immense devant le haut portail en fer peint en gris, ouvrant directement sur le trottoir et la rue, nous sommes en rang, deux par deux. Le censeur passe en revue le long serpent d'adolescentes avec leurs chapeaux identiques, des tenues bleu marine, des chaussettes blanches et des chaussures de ville. Devant la colonne, une « pionne » accompagnatrice, derrière, une deuxième fermant la marche.

                                                                                                          (A suivre)


Par A. B. - Publié dans : témoignages
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 08:12

Une page est tournée... 


Mon Père est de retour à la maison, et la vie reprend tout doucement son cours. L'heure du départ a sonné pour moi et il est temps de regagner mes pénates dans ces belles Pyrénées où mes enfants et mon mari m'attendent.

J'ai aimé ces quelques jours au pays de mon enfance. Je chéris cette région, ses vallons boisés, ses prairies en pente douce et ses ruisseaux limpides. A chacune de mes promenades, je m'en suis émerveillée. Tant de souvenirs y sont rattachés. Cela n'a pas été un simple retour sur le passé. Toutes ces évocations constituent mon identité. C'est là-dessus que je me suis construite.  Le socle de mes souvenirs familiaux, les histoires, les faits marquants, les rites, tout  s'est construit dans mon enfance. Cela a été pour moi un moment de recueillement  et d'introspection. Tous les objets que j'ai revus et les endroits où je suis allée, ont été de véritables déclencheurs de mes souvenirs. J'ai relu ma propre histoire. Je ne suis pas nostalgique  de ce qui était avant. Il faut savoir tourner la page. Je regrette seulement l'innocence de l'enfance pendant laquelle on est avec ceux qu'on aime et on pense que cela durera toujours. La famille était un monde clos, sécurisé, un univers stable.  Je pleure aussi l'insouciance de l'adolescence où on ne se sent pas trop concerné par les problèmes dans le monde pourvu qu'ils ne détruisent pas le nôtre, plein de copains et de copines.

Aujourd'hui, les valeurs et les comportements sont différents. Les révolutions scientifiques et les nouvelles technologies ont accéléré. Le temps rapide a succédé au temps où on prenait le temps. C'est là mon plus grand regret.


Par B. B. - Publié dans : témoignages
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